‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 676 sur 1339 · Ibid., 1 juillet · texte numérisé non relu

Ibid., 1 juillet

4. Parfois deux ruisseaux seulement semblent indiquer l'Ancien Testament et le Nouveau. Ou bien aurait-on voulu dire que deux évangélistea étaient à la fois apôtres et par conséquent témoins?

5. L'hymnographe du Bréviaire hispano-gothique calque les Actes anciens de ce saint, dont le Bréviaire romain ne nous conserve plus que des fragments. Cela mérite d'être cité pour compléter ce que nous en avons dit.

« démentis feittim celebrstur hodis ; Venite, plèbes, et miraœini compotes Adeeclam Pétri, Domini aposto'.i, Roman» sedii tertium antistitem,

Quera Christus sibi consecravit martyrem.

Hic prsedicando Christi evangelium Et conrocando catervas fidelium, Trajani jussu ducitur ( ductus ? ) in oxilium Trans Pontum mare in prœruptum eremum, Ibi peregit insigne miraculum.

Aquarum venas es abysso eduiit Et satiavit sltientes incolas Qui par metalla eicidebant marmora, Et «stuabant tabe et aiti valida ; Pro Christi nomine portantes supplicia.

Quos ubi osrnit beatus pater, bino Poculum ferre sibi milliario,

HorUtur cunctos ad prmdicandum {prtcnndum} Dominnm Ut suis fontem aperiret laticum Sacris salubrem mira confessoribui.

Quorum dilata dum litaret immolans

FONTAINE

Cela étant, il ne faut pas s'étonner de voir l'imagination celtique prodiguer cet attribut aux saints bretons ou irlandais. Rassemblons ceux-ci tout de suite pour n'en former qu'un seul groupe. Le recueil du père Albert le Grand {La vie... des Saints de la Bretagne armorique) nous en fournira un bon nombre. Tels sont saint Corentin évêque de Cornouaille1, saint Jaoûa (ou Jovin) évêque de Léon1, saint Sané évêque hibernois', saint Paul de Léon4, saint Goulven évêque de Léon", saint Samson évêque de Dol6, saint Maurand (ou Moderand) évêque de Rennes7, saint Goeznou (Goedn o)i us, Goeznovmis) évêque de Léon", saint Ké (Cf. Cerf, p. 1 8fi) évêque et ermite9, saint Tugdual (ou Tugal, ou même saint Pabu) évêque de Tréguier 10. Voilà pourles seuls évoques; et, comme on le voit, saint Brieu n'y figure point. Ce qui n'empêche pas qu'on ne le trouve peint près d'une fontaine, comme dans ce plomb des boursiers (fabricants d'aumônières ) dont il était patron. Mais je pense qu'il s'agit là de la fontaine publique où il fut envoyé étant encore enfant, pendant son éducation à Saint-Germain-des-Prés11. Brieu chargé d'aller chercher de l'eau, rencontra des lépreux auxquels il ne crut pas pouvoir refuser l'aumône de la cruche qu'il portait. Cette charité faite, grand fut l'embarras de l'enfant qui ne savait trop si sa bonne œuvre serait agréée par les gens du monastère. 11 alla conter sa peine à Dieu dans l'église ; et sa prière finie, trouva près de lui un vase de métal bien préférable à celui dont il s'était défait sans permission.

Ajoutons saint Cado (Kadok) abbé, puis évêque". Parmi les saints de moindre dignité, les Bretons nous

Sacer autistes, meritis insignior, Agnura adstare cernit sibi Dominum, Signanteui iucum ; quem ut idem pupugit, Elicit undani aflluentem in fluvium.

Haec fama cunctas per gyrum provincias Complens, tune plèbes ad credendum excitât; Quœ confluentes, suscepto baptismate, Capiunt normam fidei catholicas.

0b hoc crescente œmula invidia, Profonde- mari mergitur cutn anchora ; lbi humatur sepulcrali caméra, In qua receptus extat nunc ecclesia Utii fidèles confluunt per secula.

Qui cursu anni tectus aqua valida, Alto in mari subtus undas latitat; Cujus recurrens annua festivitas (sic), Recedens mare fere tria millia, Per septem dies vias prœbet fulgidas.

Cujus sepulcrum velut aurum rutilât, Anchora colli ut argentum emicat. Etc. »

1. P. 800 (Brest, 1837). Cf. Poisson (note tirée de son Office).

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