‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 678 sur 1339 · AA. SS. Februar., t. I, p · texte numérisé non relu

AA. SS. Februar., t. I, p

'26. Dans la Batavia sacra (t. I, p. 36), le graveur lui donne comme devise ces mots : « Fontes et vina creavit. » Mais une séquence pour la fête du saint (ap. Mone, Hymni... medii œvi, t. III, p. 562, sq.) est un peu plus explicite sur les deux miracles. ■ Nam lympha suée preci tradita Jam multorum agmina Potavit in arida;

1 um vini auxit sati.s pocula, etc. •

FONTAINE

sente faisant sortir de terre un ruisseau pour désaltérer ses compagnons pendant qu'il parcourait avec eux les montagnes. Près de lui aussi se voient des arbres renversés; parce que, jusqu'à lui, les peuples qu'il évangélisa rendaient un culte superstitieux aux chênes. Les vies de saint Martin et de saint Boniface montrent dans les Gaules et la Germanie ce culte très-invétéré.

Saint Pair (Paternus), évêque d'Avbanciies (Gf. Ermites, p. 377). Comme il s'était retiré dans la solitude, il y fit sortir du rocher une source en le frappant de son bâton. Ce fut là qu'on vint le chercher pour être évêque d'Avranches. 11 ne doit pas être confondu avec deux ou trois saints du nom de Paterne (Padern), évêques de Vannes.

Saint Augustin de Cantorbéry, apôtre des Anglais; 26 mai, v. 608 (Cf. Baptême, p. 119; Croix). On rapporte que dans le comté de Dorset, l'eau manquant pour le baptême, il obtint de Dieu une fontaine qui coule encore; et où les fidèles venaient chercher la guérison de divers maux1.

Mais les Angevins ont une autre histoire d'autant plus acceptable qu'elle n'est pas à leur honneur. Selon ce récit, l'apôtre de l'Angleterre obligé d'aborder sur les côtes d'Anjou (Aunis, Poitou, etc.), rencontra des femmes sans pudeur qui l'insultèrent publiquement. Le bâton employé par le saint pour se défendre de leur approche, aurait donné origine à une source que nulle femme ne pouvait aborder1. Cela rappelle beaucoup la coutume des moines irlandais qui n'admettaient point les femmes dans leurs églises. Du reste les Chartreux maintinrent plus tard la même prescription.

Saint Ives évêque, né en Perse, dit-on, mort en Angleterre; 10 juin, v. le vu" siècle. Il semble avoir prêché vers le même temps que saint Augustin de Cantorbéry, et avec trois compagnons qui auraient aidé à répandre la foi dans la Grande-Bretagne. Lorsque son corps fut retrouvé au commencement du xie siècle, une source se mit à couler du tombeau*.

Saint Liévin (Livin) évêque irlandais, apôtre de la Flandre et martyr; 12 novembre, 659. Près de Hauthem dans la province d'Alost, on visite encore une fontaine qui passe pour avoir jailli sous le bâton pastoral du saint4.

Saint Wolfgang, évêque de Ratisbonne (Cf. Démon, p. 307; etc.). Retiré dans la solitude, il fit jaillir, dit-on, une source en frappant le sol de sa crosse.

Saint David, évêque dans le pays de Galles (Cf. Colline, p. 238); 1 mars, v. 5kk. On lui attribue plusieurs fontaines*. Ne serait-ce pas une façon d'indiquer les nombreuses fondations ecclésiastiques que lui devaient les Gallois, en souvenir de l'extirpation du paganisme?

1. Cf. Nieremberg, tk mirit... in Europa, libr. H, c»p. xxxm.

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