‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 7 sur 1339 · Arator, Mil. aposlol., proccm · texte numérisé non relu

Arator, Mil. aposlol., proccm

« Qu» genuH tigres, que nutrit terra taones, Formfus, apibus prwbuit ipsa siuuru ;

fréquente, si je ne me trompe, pour que l'on ait vraiment droit de la ranger parmi les œuvres de l'art populaire. Cf. Instruments de la Passion.

Sainte Rita de Cascia , en Ombrie. Cf. Front.

AGNEAU

Il n'est pas inutile de rappeler que dans l'art chrétien, comme dans l'Écriture sainte, « l'Agneau qui porte les péchés du monde » est Jésus-Christ. Le moyen âge, sous le nom d'Agneau pascal, le représentait ainsi, debout et soutenant d'un de ses pieds de devant une petite bannière qui marque sa victoire. Ce sera, si l'on veut, l' Agneau triomphateur. Jamais alors, que je sache, on ne trouverait dans les représentations ecclésiastiques, cette espèce de mouton égorgé qu'on nous reproduit si souvent depuis plus d'un siècle. On a voulu, peut-être, rappeler ainsi la vision de saint Jean dans l'Apocalypse'; mais il y est dit : « Je vis l'Agneau debout et comme immolé..., et il reçut le livre de la main de Celui qui était sur le trône. » Qui ne voit que ce n'est pas là un agneau égorgé, couché sur un livre? et que les anciens artistes entendaient beaucoup mieux l'Apocalypse, lorsqu'ils nous montraient l'Agneau divin debout et triomphant, mais la poitrine percée d'où son s*ang coule dans un calice ! C'était fort bien rendre et l'entrée de Jésus-Christ dans la gloire après sa Passion, et la perpétuité de son sacrifice sur l'autel.

Il est bon de savoir que dans l'art des Catacombes (comme on dit), l'Agneau divin paraît souvent sur une petite éminence d'où coulent quatre ruisseaux qui représentent la foi chrétienne répandue dans toutes les parties du monde par la prédication des quatre évangiles, et le baptême qui doit l'accompagner 7. Ailleurs, des agneaux ou des brebis figurent les disciples de Jésus-Christ, mais surtout les Apôtres. Dans ce cas, Noire-Seigneur est assez ordinairement peint sous la forme du bélier qui conduit le troupeau; ou tout simplement on le représente comme le berger (le bon pasteur), avec le costume et tous les attributs de sa profession : houlette, flûte de Pan et trayoire (si l'on veut bien me passer cette expression). Ou

bien, pour ne pas sortir du premier symbolisme en abordant la figure humaine, on donne au bélier les signes de

Bt si respicias dispenscl ut omnia Rcctor, lngontum mites, vim moruero truies. »

5. Ou la trouve néanmoins dans le Calcndarium benedictinum, 4 april. Mais ce recueil ne semble pas avoir toujours pris pour guide l'usage populaire.

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