HACHE OC COGNÉE
à cause de la vie religieuse qu'il mena en Syrie durant huit années à peu près.
Saint Diomède médecin, martyrisé en Bithynie; 16 août, sous Dioclétien. On lui donne parfois une hache, pour indiquer sa décapitation ; mais il n'est pas bien sûr que l'épée n'ait point tranché sa tête.
Les saints Émilas diacre, et Jéréuie son frère, tous deux décapités à Cordoue; 15 septembre, 852.
Saint Baudile (Baudelius) , martyr près de Nîmes; 20 mai , v. le ive siècle. On lui abattit la tête d'un coup de hache, pour mettre fin aux louanges de Dieu qu'il persistait à proclamer malgré les tortures. 11 passe pour diacre (ou sous-diacre); mais, comme j'ai eu déjà l'occasion de le faire remarquer pour d'autres (par exemple saint Quentin, etc.), ce pourrait bien n'avoir été primitivement qu'un artifice du peintre pour faire entendre que le saint avait prêché l'Évangile, comme c'est le droit d'un diacre1.
11 y a un autre saint du même nom latin, mais que les Espagnols appellent Boal, et qui passe pour avoir été tué d'un coup de lance à Zamora (29 juin, sous Dicclétien) ; histoire sujette à caution.
Saint Olaf II (Olaus) roi de Norwége, est honoré comme martyr parce qu'il fut tué par trahison en haine du christianisme; 29 juillet, 1028 (ou 1030). On le représente ordinairement une hache d'armes à la main; soit pour exprimer son genre de mort (à Stiklastadr), soit par allusion à son apparition dans une bataille où il rendit vainqueur l'empereur de Constantinople2. La hache d'armes {bipennis) de saint Olaf prit place de bonne heure dans l'écusson du royaume de Norwége, où elle figure encore.
Il ne faut pas le confondre avec Olaf I (Try ggvason) qui disparut dans le combat naval de Svoldr (l'an 1000) près l'île de Hugen. Ce dernier avait converti la Nprwége et l'Islande, mais avec des façons qui sentaient un peu
la sève de Viking (pirate et ravageur). Sa mémoire n'en fut pas moins chère aux peuples qui avaient apprécié son énergie, et ne dut pas nuire à Olaf II (Haraldsson) qui est notre saint Olave (ou Olaf).
Saint Botvid, martyr en Suède (Cf. Fontaine, p. 623), tué d'un coup de hache par un Slave qui l'accompagnait1.
Saint Ladislas, roi de Hongrie (Cf. Bannière, p. 116; Fontaine, etc.). La hache d'armes (ou la lance) qu'on lui met à la main peut rappeler divers traits de sa vie : soit son duel avec un chef ennemi, pour épargner le sang de ses sujets 4, soit le coup de lance par lequel il aurait ouvert un rocher pour abreuver ses troupes, soit tout simplement comme signe de ses vertus guerrières.
Saint Gomer (Cf. Arbre, p. 67). A vrai dire, si on lui mettait la hache en main, on semblerait lui attribuer l'abatis de l'arbre auquel il remédia pour réparer la brusquerie de ses gens. Mais la cognée au pied de l'arbre, rappelle le fait suffisamment sans risquer d'induire en erreur.
Saint Utho (Cf. Baptême, saint Gamelbert, p. 119) solitaire, fondateur du monastère de Metten; 15 mai, v. 829. On représente souvent sa cognée suspendue à un rayon de soleil. Que cela lui soit arrivé une fois, comme on le trouve un peu trop souvent, peut-être, dans les légendes (Cf. Auréole, Rayon), je ne m'y oppose pas; mais que- ce fût la coutume du saint homme d'accrocher ainsi sa hache8, je ne m'en fais pas le garant.
Saint Magnus comte des Orcades, martyr; 16 avril, 1106. 11 fut assassiné par ordre d'Hakon son oncle, et venait de recevoir l'Eucharistie lorsque les traîtres le tirèrent de l'église pour le faire périr avec moins d'éclat. On dit que pirate d'abord (à la manière norwégienne de son temps), il avait si sérieusement embrassé l'esprit de l'Évangile, qu'il vécut dix ans dans la continence avec sa femme. Il fut tué de deux coups de hache dans le crâne 6.
I. Une messe manuscrite dont l'écriture annonce le xive siècle, mais qui a quelque saveur de vétusté en plusieurs parties de l'Office,
et que je trouve reliée à la suite d'un missel du Mans de 1559,
donne sur ce saint les détails que voici dans la prose Gaude felix Ecclesia :
« la solemne solatium Visis quibus laHatur.
Rumpat chorus fidelium (
Pervigili jubilo, Ex communi datur jure