‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 82 sur 1339 · Ger. xviii, 1-19; nm · texte numérisé non relu

Ger. xviii, 1-19; nm

2. Cf. Buonarruoti, Vetri. î. — Menol. grac t. I, p. 01, etc l.i

lampe antique dessinée ici se complotera plus bas par d'autres encore. Cf. Cowrrt Itamtau. Sommtil. otc.

ARBRE, ARBRISSEAU, ARBUSTE

Gervais et la place du parvis de l'église étaient caractérisés par l'orme seigneurial sous lequel £e tenaient les assises du bailli '. Au fait il ne semble pas que saint Ambroise parle d'un arbre quelconque dans sa relation de la découverte du corps de ces deux saints, qui fut faite par lui.

Saint Christophe (Cf. Apparitions de l'enfant Jésus, p. 56). Il tient un arbre qui fleurit ou pousse des rameaux. Comme sa légende, toute belle qu'elle soit, n'est pas très-authentique, nous pouvons bien l'interpréter à notre aise. Cet arbre qu'on donne pour bâton à saint Christophe, à cause de sa stature colossale, pourra sembler un souvenir classique de Polyphème , par exemple *. Mais on ajoute que cet arbre, après lui avoir servi de canne lorsqu'il faisait le métier de passeur à travers le torrent, pour l'amour de Dieu, poussa des feuilles lorsqu'il l'eut enfoncé en terre. On aura peut-être eu en vue quelque allusion à la haute taille du saint, en môme temps qu'aux paroles de son Antienne (car c'est communément un palmier qu'on lui met à la main) : « Justus ut palma florebit, sicut cedrus Libani multiplicabitur (magnificabiturf). » Je ne comprends pas très-bien la relation qui peut exister entre cette histoire et une bénédiction du poivre, qui se fait (ou se faisait) dans la Lombardie en l'honneur de saint Christophe. Mais le comte J.-B. Anguissola mentionne cette curiosité dans un de ses bizarres et doctes annuaires , où il y a beaucoup à récolter pour l'homme d'étude ; et comme je n'ai pas entre les mains l'auteur qu'il cite 3, je ne devine pas ce qui rattache les cornets de poivre bénis à la légende de notre martyr.

Saint Barbatus, évêque de Bénévent; 19 février, 683. 11 faft abattre un arbre. Les Lombards, maîtres du pays, professaient encore plusieurs superstitions que le saint s'efforça de détruire. Leur duc JJomwald, tout en pratiquant au dehors le christianisme, avait une femme (Theudrade) à peu, près païenne. L'évêque ordonna de déraciner un grand arbre 4 qui était l'occasion de pratiques superstitieuses, et fit changer en calice une vipère d'or qui était honorée dans le palais.

Bien des croyances païennes avaient répandu et comme consacré le culte des arbres dans le nord-ouest de l'Europe, en sorte que plus d'un missionnaire eut à lutter contre ce respect populaire voué à divers doyens des forêts. Ainsi nous voyons saint Martin de Tours et saint

1. Cf. Revue archéologique, ix" année, n» Part. (1852), p. 475. Nous avons encore l'Orme de Saint-Gervais comme enseigne d'une maison de commerce; et il faut parfois tenirgrand compte des vieilles enseignes, pour se retrouver passablement dans le nouveau Paris qu'on nous fabrique chaque jour.

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