‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 85 sur 1339 · Vincent. Bellovac, Specul. hislorial., x · texte numérisé non relu

Vincent. Bellovac, Specul. hislorial., x

3. M.Limi, Principj délia Heliuione crisliana in Firent*, p. 51-59. — Giov. Lami, Novelle letterarie, 1767, p. 707 ; 722, etc.

A. Missel d'Amiens (1529), l'rose Uvam calcat Ambianis :

• Terrœ l'atus iliu latet, *'«'l nocturne ol« palet,

On rapporte qu'à la translation de son corps au (i\e siècle) le brancard ayant touché un orme mort, cet arbre se couvrit tout à coup de verdure et de (leurs.

Il se dit aussi de Saint Kikmin évêque d'Amiens, que quand son corps fut transporté de Saint-Acheul à la nouvelle cathédrale pendant l'hiver , les arbres reprirent leur parure d'été et les herbes fleurirent sur son passage ». Cf. Tèle, etc.

Saint Stbaton, martyr; 9 septembre, époque indéterminée. Déchiré par deux cèdres qu'on avait rapprochés de force pour l'écarteler s.

Saint Pantai.éon (Pmttèlièmon), martyr; 27 juillet, v. 305. On le peint lié à un arbre (palmier, olivier, je ne sais pourquoi l'un ou l'autre), et parfois les mains clouées sur la tête. Cf. SS. Auxiliaires, etc. Il est un de ces saints illustres dans l'Église grecque, dont la légende nous est arrivée d'Orient avec plusieurs détails où la critique trouve à redire, mais qui n'effarouchaient pas nos pères. Ce que l'on sait de lui bien sûrement, c'est qu'il était médecin célèbre à Nicomédie, et fut attaché au service des empereurs. Ramené cependant au christianisme qui était la religion de sa mère, il joignit aux ressources de sa science le don des miracles. Cela parvint aux oreilles de Maximien Galère qui voulut rendre au culte idolâtrique ce néophyte influent. Nul supplice ne fut épargné pour un tel résultat; et l'empereur, irrité de ses vaines tentatives, prit le parti de trancher cette lutte par le glaive en faisant décapiter notre saint.

Saint Marcel de Ciialon, prêtre et martyr; k septembre, v. 177. Lié à deux arbres, ou à deux fortes branches violemment rapprochées. Quittant la ville de Lyon pendant qu'on y poursuivait les chrétiens sous Marc-Aurèle, il prêchait la foi sur les rives de la Saône. Saisi à Chùlon, il fut attaché à deux arbres réunis par force, mais que l'on abandonna ensuite à leur distension primitive pour lui faire subir une sorte d'écartèlement. Comme il n'était point mort de ce supplice, il fut enseveli en terraN jusqu'à la ceinture et périt après trois jours passés ainsi.

Saint Sadas, martyr ; 12 avril, 372. On l'a parfois représenté suspendu à un arbre par les doigts. Les anciens actes ne mentionnent pas précisément ce supplice *, mais disent qu'il fut violemment étendu par les pieds et les mains durant une nuit presque entière. On sait surtout

Et hibernis flonbus. Etc.»

Item, ibid., prose Triumphanli cruore propno

« Que m comliifnis Dum natoia

Cliristus «ignis Fracto jure,

Declaravit, Bruma risit

Diiin monstravit Et eniisit

Lucum subi radio Rosam junclani liliu. ■

En mémoire de ce prodige, le chœur de la cathédrale d'Ainii-us était jonché do lierre a l'anniversaire de cette fétc. Cf. Gnruicr, Catalugue des manuscrits... de la ville d'Amiens ( 1843), p. 130.

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