‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 87 sur 1339 · Calendar. benedict., 20 jul · texte numérisé non relu

Calendar. benedict., 20 jul

5. Sa prose (Gaude felix ecclesia) fort pauvrement rhytlimée, à vrai dire, mentionne ainsi le prodige :

est son habitation*. Paysan et sans lettres, il obtint d'être reçu dans l'abbaye de Haut-Mont en Hainaut. Là, élevé plus tard à la prêtrise et voulant éviter les honneurs, il se réfugia dans une forêt où un paysan du voisinage le nourrit pendant quelque temps. Le saint passa ensuite dans le Boulonais où il fonda l'abbaye de Samer (S. Vulmer) pour ceux qui étaient venus lui demander de les diriger.

Saint Baudile (Bauddhts), martyr à Nîmes; 20 mai, uie ou ive siècle. On le peint parfois en costume de diacre, parce qu'il prêcha la foi dans le Languedoc ; et il passe pour y avoir été envoyé par saint Euverte, évêque d'Orléans. Après qu'il eut été martyrisé par les païens ou les ariens , un laurier crût près de sa tombe et devint l'instrument de nombreux miracles 5.

Saint Gomer (Cf. Fontaine), rétablissant un arbre que ses gens avait abattu sur le terrain d'autrui. Le propriétaire vint s'en plaindre, et Gomer fit remettre la plante debout en rapprochant tous les fragments qu'il entoura de son ceinturon, comme on panserait un membre brisé. De quoi l'arbre se trouva remis, dit-on, en aussi bon état que jamais. Les gens de Lierre se vantent de posséder encore ce ceinturon merveilleux 6. C'est ce qui fait représenter parfois près du saint un arbre dans lequel est enfoncée une cognée. D'ailleurs on dit que, dans une rencontre qu'il eut avec saint Bombaud à mi-chemin de Lierre et de Malines, les bâtons que les deux saints avaient déposés prirent racine et reverdirent.

Saint Gerlache (Gerlacus), ermite; 5 janvier, v. 1160. Également retiré dans le creux d'un chêne. Il avait mené une vie turbulente et livrée à la dissipation ; ses richesses, sa taille avantageuse, ses exploits militaires, lui ayant acquis une influence et une réputation de prodigalité qui lui tenaient plus à cœur que le service de Dieu. Mais, comme il s'était rendu à un tournoi brillant et allait entrer en lice, on vint lui apprendre subitement la mort de sa femme. Frappé par cette preuve de la caducité des choses humaines, il quitta son armure; et foulant aux pieds le faste qui avait été sa principale occupation, retourna chez lui monté sur un âne pour commencer une vie d'humiliation et de pénitence. Il ne voulut plus habiter que le creux d'un arbre, et y vécut longtemps occupé de prières et de mortifications. Les Liégeois le regardent comme seigneur de Fauquemont (Falkenberg), mais il vécut retiré entre Aix-la-Chapelle et Maestricht. C'était encore monté sur un âne que, dans les dernières années de sa vie et ne pouvant plus faire ses pèlerinages à peid, il se rendait chaque jour au tom-

« Alta laurus sanctum probat Ex tuuiulo qiue germinat

Frondes , atque folia Incessantor prœbent cunctis Languentibus et a'grotis Miranda prœsidia. »

0. Iteinslicrg, Calendrier belge, t. II, p. 208. — Surius, 1 1 octolir.

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