ARGENT. — ARMÉE
Saint Gontiun, roi. Cf.- Rat.
Saint Lupicin solitaire , puis abbé dans le Jura ; 21 mars, v. 480. Il trouve un trésor en creusant la terre. Cette ressource lui vint très à propos dans un moment où il ne prévoyait plus comment il pourrait nourrir les compagnons de sa retraite '. On raconte la même chose de saint Calais. Cf. Baril.
Saint Laumer (Launomarus), abbé; 19 janvier, 594. Comptant des pièces de monnaie. Un mourant avait envoyé au saint abbé quarante sous d'or pour faire recommander son âme à Dieu. Saint Laumer prenant les pièces l'une après l'autre, n'en garda qu'une, connaissant que c'était la seule qui fût légitimement acquise. Les autres furent rendues au porteur afin qu'on pût les restituer au vrai propriétaire5.
Saint Rouin (Hodingus), abbé de Beaulieu en Argonne; 17 septembre, 680. A l'aide de son bâton abbatial il tire de l'eau, comme avec un aimant, des pièces d'or pour une pauvre femme 3.
Saint M aïeul, abbé de Cluny, 12 mai, 994. B venait de trouver sept pièces d'or, et les avait laissées pour ne pas faire tort à celui qui les aurait perdues. Cependant son monastère était dans la plus grande disette. Mais une main divine lui remit sept autres pièces semblables 4.
ARMÉE (Bataille).
Saint Jacques le Majeuii, apôtre; 25 juillet, v. 44- Les Espagnols aiment à
Saint Jacques.
géant à la tête de leurs escadrons contre les armées des Maures. Us citent plusieurs rencontres où le saint apôtre a été vu rendant ce bon office aux vieux chrétiens : par exemple à Clavijo, à Xérez-de-la-Frontera , etc. Aussi l'ont-ils surnommé le Tueur de Maures (el Matamoro), et ils font une fête particulière de son apparition 6. En voici une gravure à peu près telle que l'Espagne aime à le représenter encore de nos jours.
Le saint, haut l'épée, se précipite sur les ennemis du nom chrétien. Déjà plusieurs musulmans sont foulés aux pieds de sa monture pour encourager l'armée catholique qui suit ce guide céleste. L'étendard qu'agite sa main gauche porte la croix de saint Jacques-de-l'Èpèe, qui
caractérisait l'ordre militaire voué au culte du saint apôtre et à l'expulsion desMahométans d' Espagne. On le peint aussi couvert d'une armure éclatante, fondant sur les Maures la lance en arrêt, ou brandissantla bannière de Castille et de Léon 6.
SaintMaximilien, évêque et martyr en Pannonie ou dans le Norique, mais honoré surtout dans la Bavière qui n'en valait pas pire quand des légendes de cette sorte étaient admises par son peuple.
On peut se rappeler Bossuet disant : « C'est Mercy avec ses braves Bavarois.»
Cf. Armes (Armure), p. 72.
Saint Jacques de Nisibe; 15 juillet, v. 352. Appelant du haut des murailles l'aide de Dieu contre l'armée des Perses. Sapor II avait mis le siège devant Nisibe, qui était la clef
le représenter montant un cheval de bataille et char- de la Mésopotamie romaine, et l'on savait que les princes