‹ Carcinomes Pavimenteux Du Corps ThyroïdeChapitre 28 sur 44 · RÉSUMÉ DU CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ DU CHAPITRE VI

La conclusion de tout ce qui a été examiné dans ce chapitre, est que : notre premier cas ne répond, parmi les hypothèses soulevées, qu'aux descriptions de certains branchiomes malins pavimenteux ; il offre comme particularités ses ilots parakératosiques et une abondance de cellules indifférenciées que nous n'avons trouvée signalée nulle part dans les cas comparables. Notre deuxième cas est une tumeur non seulement intra-thyroïdienne, mais bien née de l'épithélium thyroïdien. Elle présente en Ib l’aspect du carcinome thyroïdien hémalode. Mais considérée même comme carcinome intermédiaire, ses cellules embryonnaires ont une forme qui ne nous est pas familière, et en la elle adopte une disposition architecturale qui nous choque dans la thyroïde.

Pourquoi cette tumeur, homogène au point de vue de son origine, entièrement thyroïdienne, n'est-elle pas, au moins dans sa structure, partout semblable à elle-même ?

Nous en étions arrivés à ce point embarrassant de notre travail, quand nous eûmes la pensée d'appliquer à nos cas la théorie des carcinomes d'origine basale, de Krompecher. C’est une idée qui vient tout naturellement, quand on se

trouve, s’il nous est permis de nous exprimer ainsi, dans

son pays natal ; et surtout quand l’auteur lui-même vous a fait de sa théorie une démonstration sur les préparations originales. Nous nous sommes donc souvenus de quelquesunes des préparations de Krompecher, nous avons constaté entre elles et les nôtres de nombreuses analogies, et nous avons aussitôt dirigé nos recherches dans cette voie. Mais seulement plus tard, lorsque notre nouvelle hypothèse, qui ne nous semblait au début ni mieux ni moins bien fondée que les précédentes, prit corps, nous nous sommes rappelé que la glande thyroïde n'était, en fin de compte que linvagination du revêtement pavimenteux stratifié de la bouche avec lequel son conduit excréteur, le canal thyréoglosse, l'avait reliée temporairement, analogue en cela aux glandes salivaires et à la mamelle, simples annexes d’un revêtement pavimenteux stratifié. Mais nous ne pouvons pas, en ce moment, aller plus loin, et anticiper sur le chapitre final.

Avant de passer à la discussion de notre dernière hypothèse sur la nature baso-cellulaire de nos tumeurs, il est indispensable que nous rappelions la théorie de Krompecher aussi brièvement que possible, afin de nous mettre en mesure de porter un jugement et des critiques également bien fondés.

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