CHAPITRE VIl
Le carcinome à cellules basales de Krompecher.
Le livre que M. Krompecher a écrit sur le carcinome de la couche basale est un travail serré el consciencieux, une œuvre aussi intéressante qu'originale, et qui a le grand ot d’être ornée de nombreuses planches.
L'auteur se défend de vouloir patronner un genre nouveau de tumeurs, et expose qu'il s’agit seulement d’une distinction, mais d'une distinction importante, autant clinique qu'histologique, à établir parmi certains carcinomes de forme jeune ou intermédiaire, que l’on rencontre principalement dans la peau.
Ce travail qu'on peut dire publié d'hier {1) a été accueilli favorablement par beaucoup d'auteurs. Le principal reproche qu'on lui ait fait c'est de séparer trop radicalement les cancroïdes des carcinomes embryonnaires, et du même coup la couche de Malpighi de la couche génératrice, comme s’il s'agissait là de deux espèces cellulaires différentes et sans parenté directe (von Hansemann).
Mais si Krompecher a opposé en quelque sorte les proliférations de la couche basale à celles de la couche malpighienne, c'était, cela saute aux yeux, dans la seule intention de faire ressortir davantage les premières, et la preuve en est qu'il décrit des carcinomes à cellules de passage et des carcinomes de transition sur lesquels nous reviendrons dans un instant.
Parmi les publications françaises nous n'avons trouvé signalé l'ouvrage de Krompecher que par Vignard (Gazelle des hôpitaux, 1903, n° 95) à propos d'un épithélioma du nez. Dans un récent article paru dans les Archives de médecine expérimentale,
(4) Cependant il était attendu. Un article avant-coureur a paru en 1900, dans Zieglers Beiträge.
Herrenschmidt 6
Nicolau s'occupe d'un cylindrome ; et ses figures 1 et 2 sont absolument superposables à quelques-unes de Krompecher dont il ignore le travail, puisqu'il déclare, sans y insister autrement, que sa tumeur semble être exclusivement une prolifération de la couche basale.