DEUXIÈME PARTIE
Le mardi 31 octobre, il y eut, à Hendaye, de grandes réjouissances, à l'occasion du mariage de S. A. R. Madame Marie-Louise d'Orléans, fille de Monsieur, frère unique du Roi, avec Sa Majesté Catholique.
On avait enfin terminé, sur la rive droite de la Bidassoa, la maison de bois tant critiquée et moquée par les Espagnols. Ceux-ci l'appelaient « la baraque » ou « le pigeonnier », tandis que les Français disaient pompeusement : « le pavillon de la Conférence ». C'est là que devait avoir lieu, par devant notaires, la remise solennelle de la Princesse aux envoyés du Roi d'Espagne. La flotte, en grand pavois, était rassemblée dans la baie du Chingoudi, autant pour faire honneur à une fille de France que pour humJlier les Espagnols, qui n'avaient plus un bateau capable de prendre la mer. Enfin, commç le bruit en courait depuis longtemps, des comédiens venus de Bordeaux devaient donner la comédie sur la galère amirale : la Reine y assisterait avec toute sa suite. Un courrier, parti pour