‹ Cardiopathies et GrossesseChapitre 10 sur 51 · PAS · texte numérisé non relu

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mier qui le premier, en 1837, signala la fréquence du « bruit de soufflet » chez les femmes enceintes. Larcher, en 1859, s’appuya sur ce signe pour affirmer l’hyperthropie du ventricule gauche. Les auteurs ne nous donnent aucun renseignement précis sur les particularités que pourrait présenter ce souffle.

Nous ne nierons pas que l’on rencontre assez souvent chez la femme enceinte des souffles d'intensité, de timbre et de siège variables. Mais, indépendamment de ceux qui relèvent de lésions orificielles, ce sont toujours des souffles anémiques et des souffles extra-cardiaques, ainsi que nous l’avons souvent constaté avant et après l'accouchement.

Is se perçoivent généralement au niveau du deuxième ou du troisième espace intercostal gauche, naissent et meurent sur place et sont mésosystoliques ; ils sont dus au frottement entre la plèvre et le cœur, et se passent dans la lame pulmonaire prépéricardique et surtout sur ses confins. Enfin le souffle mésosystolique extracardiaque disparaît lorsque le malade se tient debout ou assis, et aussi à certains moments de la journée, surtout après les repas, par suite de la plus grande densité du sang.

En dehors de certaines conditions hydrauliques de la circulation intra-thoracique, l’appauvrissement du sang de la mère en hémoglobine et en matériaux solides, contrairement au sang du fœtus qui est très riche, explique la fréquence de ces souffles chez la femme enceinte ou récemment accouchée.

Letulle, indépendamment de la dilatation du cœur droit, de l'insuffisance tricuspidienne et du souffle vasculaire cervical concomitants, qui pour lui seraient très fréquents, a constaté le souffle anémo-spasmodique ou extra-Cardiaque 6 fois sur 8 femmes à terme, et 7 fois sur 17 femmes récemment accouchées ; il serait donc très fréquent pendant la gestation et surtout à la fin de la

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