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nombre total des observations, bien que peu considérable, se trouve ainsi considérablement restreint, la dissection n’en sera que plus facile. Elles ne contiennent, nous disent leurs auteurs, au- . cun antécédent d’affections cardiaques ; elles ne relateraient, avant la grossesse, ni cardiopathies, ni aucune des causes qui les engendrent ordinairement. Nous répondrons à cet argument qu'il est d’abord des cas de mort où la cause réelle des lésions constatées à l’autopsie nous échappe complètement. Ces cas sont rares ; nous citerons cependant celui de Spiegelberg, qui est relatif à la rupture du ventricule gauche à la suite d’une myocardite aiguë. À propos de ce cas Spiegelberg lui-même est moins concluant qu'Ollivier, qui regarde ce fait comme un exemple remarquable de myocardite due à la grossesse. Parfois la femme est atteinte, pendant sa grossesse, d’une maladie infectieuse souvent d'apparence bénigne, ou méconnue (bronchite infectieuse, pleurésie), ou même d’une affection septique plus grave (érysipèle, pneumonie, scarlatine, rougeole, fièvre typhoïde…).
D'autres fois, certains viscères autres que le cœur présentent des lésions qui aboutissent à l’hypertrophie du ventricule gauche ou du ventricule droit, ou même à la dilatation de ces cavités, par un mécanisme nettement établi. Il s’agit alors de la théorie de Potain et des conséquences qu’elle entraîne du côté du cœur.
- Enfin, une infection a pu se produire à une grossesse antérieure, soit avant l’accouchement (rupture prématurée des membranes, défaut de soin et de propreté), soit pendant l’accouchement (interventions, déchirures du col et déchirures du périnée), soit après l'expulsion du fœtus (rétention placentaire, surtout dans les fausses couches). On peut aussi avoir affaire à une affection ou à une métrite plus ou moins anciennes.