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CONCLUSION
Bref, ni les observations et surtout leurs commémoratifs, ni la constatation pendant la grossesse d’une affection cardiaque ne permettent d'affirmer que la grossesse peut par elle-même créer une cardiopathie quelconque. Ce qui manque surtout dans les renseignements, c'est l’état du cœur avant la grossesse, M. Porak disait déjà en 1880 « que l’influence de la grossesse sur la production des maladies de cœur estencore entourée de quelques obscurités ». Notre opinion sur la question est plus formelle que celle de M. Porak, et nous conclurons avec M. Pinard en disant que :
« L'anatomie pathologique ne permet en aucune façon de différencier l’endocardite gravidique de l’endocardite rhumatismale (Ollivier) ; que l’endocardite puerpérale se comporte comme les affections valvulaires anciennes d’origine rhumatismale ; que peutêtre telle femme qui paraissait avoir le cœur sain pouvait l'avoir malade : et que la grossesse, par la suractivité fonctionnelle qu’elle imprime au cœur, a pu simplement déceler la présence de l'affection méconnue et produire des troubles fonctionnels. »