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4 Embolies. — C'est encore le rétrécissement mitral, cette affection particulièrement dyspnéisante, hémoptysante et embolisante, qu’il faut le plus souvent incriminer lorsque des coagu- lations sanguines d’origine cardiaque vont créer des infarctus pulmonaires, rénaux, hépatiques, ou cérébraux.

Les embolies qui surviennent pendant la grossesse sont dues à des poussées récentes d’endocardite ; elles peuvent compliquer les troubles cardio-pulmonaires ou ceux de la grande circulation. Les symptômes des embolies varient suivant leur siège.

Les infarctus pulmonaires, et surtout rénaux et hépatiques sont ordinairement méconnus pendant la vie, vu la difficulté de leur diagnostic ; ils constituent presque toujours des trouvailles - d'autopsie. Il n’en est plus de même des embolies cérébrales. Le tableau symptomatique de ces dernières est bien connu et leur diagnostic est facile. Elles affectent le plus souvent la sylvienne, donnant lieu à des paralysies ou à une parésie plus ou moins étendues. Elles peuvent coexister avec des lésions cardiaques peu intenses, et disparaître après l’accouchement pour reparaître aux grossesses suivantes. Leur début est presque tou- Jours brusque, leur durée le plus souvent éphémère. Quoi qu'il en soit, l’hémiplégie complique souvent les cardiopathies pendant la gestation. (Voir à la fin, l'observation 1267 de 1895.)

Époque d'apparition des accidents gravido-cardiaques. — En général, les accidents gravido-cardiaques peuvent indistinctement se montrer à n'importe quelle époque de la grossesse. Toutefois, quelques-uns d’entre eux se rencontrent de préférence, soit pendant ou à la fin de la gestation, soit pendant le travail ct l'accouchement, soit pendant les suites de couches.

Pendant la grossesse, ce sont les troubles de l’innervation les

plus fréquents ; que de cardiopathes présentent alors des palpitations ou une dyspnée légère.

Les accidents cardio-pulmonaires ne se montrent le plus sou-

vent que dans les derniers mois, surtout à partir du cinquième

mois pour Peter.

Les contractions et les efforts du travail aggravent ordinaire-

ment les troubles pulmonaires lorsqu'ils existent, et déterminent souvent l'apparition des troubles de stase de la grande circulation, c’est-à-dire de l’asystolie ordinaire ; toutefois la mort en est rarement la conséquence.

Après l'accouchement, même avant la délivrance, et aussi pendant les suites de couches, les accidents cardio-pulmonaires disparaissent parfois ; l'asystolie est au contraire très souvent observée à ce moment. Enfin la plus grande fréquence des poussées d’endocardite pendant les suites de couches nous explique la plus grande fréquence des embolies à cette époque de la puerpéralité. Quoiqu’après l'expulsion du fœtus les accidents cessent généralement, souvent aussi avant la délivrance, parfois quelques heures ou quelques jours après, la mort peut atteindre la femme ; elle survient en tout cas plus souvent après qu'avant Pexpulsion du fœtus.

Pathogénie des accidents gravido-cardiaques. — Nous ne parlerons pas de l'augmentation de la masse du sang, ni de l’hypertrophie du ventricule gauche (nous n’admettons pas cette dernière théorie), si ce n’est pour dire qu’elles ne jouent aucun rôle dans la production des accidents gravido-cardiaques.

Les autres éléments pathogéniques invoqués sont au nombre de trois : 1° la myocardite; 2° l'hypertension ; 3° la suractivité circulatoire dans les derniers mois de la grossesse.

Bien que M. Vaquez affirme que la myocardite ne se rencontre

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