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pas à l’origine de ces accidents, fait très possible en général, il n’en est pas moins vrai que des lésions du myocarde, dont l’origine a devancé le début de la grossesse, ne peuvent que s’accroitre pendant la gestation par suite de la gène progressive de la circulation cardiaque. La myocardite pourra donc provoquer les accidents gravido-cardiaques. |
L'action de l’hypertension a été invoquée par Macdonald. Or elle n'existe que pendant le travail et à ce moment, elle est contrebalancée par le surcroît d'énergie que développe le myocarde, surcroît momentané et sans importance lorsque la compensation existe et que le muscle cardiaque est sain.
Quant à la suractivité circulatoire pulmonaire dans les derniers mois de la grossesse, son influence est nulle sile cœur n’est pas lésé dans sa texture. Parfois, il est vrai, le cœur droit supporte mal l'effort qui lui est demandé et sa dilatation se traduit par le dédoublement physiologique du second bruit pulmonaire et par un bruit de galop droit, tous symptômes ordinairement passagers. Si, ces conditions étant réalisées, on a affaire à un cœur fortement lésé, son fonctionnement ne peut, comme l’a dit M. Vaquez, «se mettre en équilibre avec la suractivité de la circulation pulmonaire » ; la dilatation légère et passagère du cœur droit va alors devenir sérieuse et sa persistance déterminera de la congestion pulmonaire, larupture des capillaires et la dilatation aiguë du cœur.
Nous citerons, pour terminer, l'opinion de Fritsch, pour qui les accidents observés après l'expulsion du fœtus seraient dus à l’afflux du sang dans l'abdomen, au ralentissement de l’hématose et à la diminution de vitalité du myocarde.
Pour nous, les accidents gravido-cardiaques sont le plus souvent d'ordre mécanique. La suractivité circulatoire existe certai-