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VI: Santé de l'enfant

La vie du fœtus peut être compromise soit in utero, C’est-àdire avant ou pendant le travail, soit après la naissance.

1° Avant l'expulsion. — La mort du fœtus avant l’accouchement peut ètre due à une hémorrhagie rétro-placentaire, car les cardiaques sont souvent albuminuriques. Le plus souvent, elleest provoquée par les accidents gravido-cardiaques asystoliques et surtout par les troubles cardio-pulmonaires ; notons en passant que l'influence des troubles pulmonaires est encore plus grave pendant qu'avant le travail, par suite de la diminution plus grande de l’hématose et dela gène apportée à ce moment dans le système de la petite circulation. |

D’après M. Porak, la mort du fœtus est fréquente et se présenterait un peu moins d’une fois sur 10 accouchements. Elle survient le plus souvent dans les derniers mois de la grossesse, surtout du septième au huitième. Les expériences de Zweifel ont prouvé que, lorsque l’hématose du sang maternel est entravée ou diminuée, le produit de conception, non seulement ne reçoit plus d'oxygène de l'organisme maternel, mais lui fournit en outre l'oxygène de ses globules. On comprend donc que les troubles cardiopulmonaires qui peuvent atteindre la cardiopathe enceinte provoquent souvent la mort du fœtus et cela par asphyxie ; l'asphyxie maternelle se double de l'asphyxie fœtale (voir observation 514 de 92, déjà citée).

9° Après l'expulsion. — Les accidents asystoliques et cardio-pulmonaires, lorsqu'ils ne tuent pas le fœtus in utero, dimi-

nueraient, pour certains auteurs, ses aptitudes à la vie. Parfois l'enfant, qui a respiré et crié aussitôt qu'il a vu le jour, mourrait peu après son expulsion, le plus souvent quelques heures après, ou bien au bout de deux ou trois jours. Dans d’autres cas, le nouveau-né serait chétif, c’est un enfant de la petite espèce, 1l ne regagnerait que difficilement son poids primitif et mourrait, au bout d’un laps de temps qui varie de quelques jours à quelques mois, parfois à l’âge d’un ou deux ans, de faiblesse congénitale ou de cause inconnue. |

Que devons-nous penser de cette mortalité effrayante qu'ont signalée plusieurs auteurset en particulier Duroziez. Sans nier la possibilité d’une pareille terminaison, nous ne l’admettrons que lorsque la grossesse ou le travail ont été troublés par des accidents graves, et lorsqu'il s’agit d’accouchements prématurés. Or la santé de l’enfant ne peut être vraiment parfaite que lorsqu'il est né à terme, et les observations de ce genre, favorables à l'opinion de Duroziez, sont rares. Il faut aussi faire abstraction des enfants morts sous le coup des maladies infectieuses de la première enfance, des nouveau-nés présentant des lésions syphilitiques graves ou issus d’une mère atteinte d’une tuberculose avancée (bien que la tuberculose héréditaire soit exceptionnelle et que la contagion soit rare avant 3 ans). Enfin il faut tenir compte de l'allaitement, et ne pas mettre sur le compte d’une cardiopathie la débilité ou la mort qu’entraînent souvent l’allaitement mercenaire et surtout l'allaitement artificiel.

Si le fœtus n’est influencé défavorablement ni par une grossesse ou un travail pénibles, ni par une naissance avant terme, ni par une maladie infectieuse, ni par une affection héréditaire grave, ni par un allaitement défectueux, rien ne l’empèche de naître dans un état de santé satisfaisant et d’être par la suite aussi bien

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