‹ Cardiopathies et GrossesseChapitre 39 sur 51 · RER RES · texte numérisé non relu

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après l'accouchement, et l'allaitement, loin d'être entravé, n’entraine aucune conséquence fâcheuse ni pour la mère ni pour l’enfant ; M. Pinard nous montrait il y a encore quelques jours un cas typique d’éclamptique n’ayant presque plus d’albumine etnourrissant avec succès et sans gêne un gros enfant en parfaite santé.

Nous conclurons en disant que le traitement prophylactique doit être prescrit à toutes les cardiopathes, dès le début et surtout dans, les derniers mois de la grossesse. Il suffit le plus souvent à prévenir tout trouble ; mais lorsque les accidents gravido-cardiaques se manifestent quand même, d’autres moyens thérapeutiques plus énergiques devront être employés.

Il0 Il y a des accidents gravido-enardiaques. — Traitement médico-obstétrical.

Les accidents gravido-éardiaques peuvent, nous le savons, se montrer aux différentes époques de la grossesse en général ; il faut donc toujours être prêt à les combattre, soit par un traitement médical, soit par un traitement chirurgical.

1° Traitement médical. — Le traitement médical comporte les mesures prophylactiques que nous venons de signaler, et en outre des moyens thérapeutiques qui varient suivant le genre d’accidents. S'il s’agit de troubles minimes, tels que les palpitations, la dyspnée, on se contentera de soumettre la femme au repos absolu et au régime lacté intégral ; on lui prescrira une nourriture légère et on facilitera le fonctionnement de son tube digestif.

Aux troubles cardio-pulmoriaires, on opposera les eupnéiques, les diurétiques, le chloralose, les ventouses, la saignée.

Parmi les eupnéiques, on choisira les calmants et les expectorants tels que la poudre de Dower qui, à doses fractionnées, a donné d'excellents résultats à M. Vaquez.

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