‹ Cardiopathies et GrossesseChapitre 5 sur 51 · LENS · texte numérisé non relu

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Bref, d’après Larcher, la présence d'un organisme nouveau dans l’utérus maternel provoque toujours l’hypertrophie du ventricule gauche, « il y a coïncidence entre l’hypertrophie du cœur et celle de l’utérus pendant la grossesse ». Cette opinion, qui date de 1859, a été admise, un peu trop facilement d’ailleurs, par un grand nombre de médecins ; d'autre part, elle a été combattue par des autorités fort compétentes en la matière ; son importance mérite la peine que nous examinions DEUD HOME et impartialement sa valeur intrinsèque.

Sans vouloir faire ici l'historique complet de la question, il nous faut d’abord considérer les phases par lesquelles elle est passée.

Pour Larcher, nous venons de le dire, l’hypertrophie du ventricule gauche, normale et constante, .. avec celle de l’utérus.

Peter, en 1872, l’attribue à la présence du fœtus et à l’accroissement du travail relevant de la grossesse.

Deux ans plus tard, Ollivier pense que le produit de conception détermine une suractivité nutritive du myocarde, et consécutivement une hypertrophie qui devient persistante à la suite de grossesses répétées.

En 1875, Duroziez reprend la théorie de Larcher en admettant l'hypertrophie permanente chez les multipares ; il cherche en outre à appuyer ses convictions par des recherches sur la .matité précordiale .

C'est cette même année que l’on connut un des premiers adversaires de cetté théorie, si universellement admise jusque-là, de l’hypertrophie physiologique du cœur pendant la grossesse ; nous voulons parler de Lôhlein. Cet auteur prétend que le cœur droit est seul modifié et hypertrophié.

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