‹ Cardiopathies et GrossesseChapitre 8 sur 51 · ET VER · texte numérisé non relu

ET VER

détruisent cette hypothèse, que l'utérus hypertrophié de la femme enceinte gène considérablement la circulation ; l’hypertension aortique et l’hypertrophie ventriculaire gauche consécutive n'ont plus alors aucune raison d'exister.

Il n’y à qu'un moment où le cœur doive dépenser un surcroît ‘de force, c’est pendant le travail. Mais alors, de mème que si l’on admet l’augmentation de la pression vasculaire abdomino-pelvienne générale, la force latente que possède l'organe central de la circulation lui permet, lorsqu'il est sain, de lutter, sans pour cela s’hypertrophier, contre la résistance circulatoire momentanée créée ‘par les contractions utérines du travail et les efforts de la période d'expulsion. En résumé, ainsi que nous venons de le voir, les causes alléguées en faveur de l’hypertrophie physiologique du ventricule gauche pendant la grossesse n’ont aucune valeur. En serait-il de même des preuves que les partisans dela théorie de Larcher ont mises en avant et croient irréfutables. Nous allons exposer et discuter successivement chacune d’entre elles.

IL. Preuves alléguées. — Ces preuves seraient au nombre de 5 :

1° L'augmentation d’étenduce de la matité précordiale et le refoulement de la pointe du cœur en dehors ; 2° l’existence d’un bruit de souffle caractéristique ; 3° l'hypertension artérielle ; 4° la plus grande épaisseur du ventricule gauche ; 5° l’augmentation de poids du cœur. |

Îo AUGMENTATION D'ÉTENDUE DE LA MATITÉ PRÉCORDIALE, — REFOULEMENT DE LA POINTE EN DEHORS. — La longueur, ou plutôt la hauteur moyenne du cœur a été évaluée par la plupart des auteurs, et en particulier par M. Letulle, à 7 cent. 1/2 chez la femme non enceinte ; de 18 à 36 ans, elle oscillerait entre 6 et 9 centimètres ; de 30 à 50 ans, elle dépasserait 8 cent, 1/2.

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