ENT
S Rétrécissement Insuffisance Maladie mitral mitrale mitrale
Catégorie À : 32:35,5% 28 : 68% 12:20 Y
Catégorie B : 29 : 32 % 71: 17204 12 : 29 % Catégorie C : 29 : 32% 6:15 % 17:42 %
Nous vérifions donc tout à fait, en étudiant la catégorie C le pronostic différent et la gravité croissante :
< He tete | de l’insuffisance mitrale : 15 % ; -de rétrécissement mitral : 32 % ; de la maladie mitrale : 42 %.
B. — Sa nature.
Nous avons retrouvé, pour les cardiopathies mitrales que nous avons groupées, comme facteur étiologique, le plus souvent le rhumatisme articulaire aigu, rarement la chorée de Sydenham, ou lassociation de ces deux maladies infectieuses. Ces malades ont eu des atteintes rhumatismales plus ou moins sévères, et plus ou moins récidivantes. Cette mise en évidence certaine de l’étiologie infectieuse, nous l’avons toujours faite, quand il s’est agi d'insuffisance ou de maladie mitrale. |
La question du rétrécissement mitral est plus complexe et a retenu plus longtemps notre attention. Sui- ‘vant la division classique, nous avons d’abord classé nos rétrécissements mitraux en deux catégories : rétrécissement mitral pur congénital et rétrécissement mitral rhumatismal.
Et nous avons trouvé pour un total de 90 observa-
tions ‘exactement le même chiffre de 45 dans les deux catégories. Or en étudiant le pourcentage d’accidents sérieux, nous trouvons pour chacun d’eux respectivement 17 et 12 cas dans la catégorie C.
Ce résultat en apparence paradoxal si on se conforme à opinion classique, ne doit pas nous surprendre. Car à l’heure actuelle la doctrine du rétrécissement mitral, maladie congénitale, est fortement battue en brèche, à la suite des travaux de Bezançon et M. P. Weill, de Ribierre et Pichon, de Laubry et de ses élèves. On tend de plus en plus à admettre que le rétrécissement mitral relève toujours d’une atteinte endocarditique rhumatismale, se constituant et évoluant souvent à bas bruit, avec un cortège de signes infectieux et de signes articulaires, souvent réduits au minimum.
A la lumière de ces notions nouvelles d’une très grande importance, il nous est plus facile d’interpréter nos résultats. Retenons d’abord que puisque le plus souvent ce rétrécissement milral a été d’origine infectieuse, celte lésion endocardilique associée toujours à une atteinte myocardique pourra d'autant plus se manifester pendant une gestation que nous admettons la participation constante du myocarde.
Le pronostic sera d'autant plus sévère que la gestation évoluera peu de temps après une poussée infectieuse récente, ayant toujours aggravé la lésion. Nous avons pu d’ailleurs vérifier cette notion chez trois multipares, qui avaient présenté entre deux gestations une poussée évolutive rhumatismale qui avait extrêmement aggravé la cardiopathie préexistante ainsi que nous
nous en sommes rendu compte par l'évolution des gestations suivantes.