‹ Cardiopathies Mitrales et GestationChapitre 35 sur 53 · PS CA DE · texte numérisé non relu

PS CA DE

La voie abdominale permet aussi de compléter l’intervention par la stérilisation de la femme par ligature et section des trompes. Il est logique quand on pratique une interruption de la gestation, de penser qu’une gestation ultérieurement possible risque d'imposer la même ligne de conduite. Aussi il y à intérêt,au cours de la laparotomie, à stériliser la femme. Cette technique a été préconisée par Winter, Kautsky, Fellner, Tissier : aussi l’a-ton souvent associée à l'avortement thérapeutique. Certains auteurs out même proposé de faire la stérilisation dans un temps opératoire spécial, en dehors . de toute gestation, lorsque les accidents ont éclaté pendant le travail et les suites de couches.

Dans quatre observalions, où la voie haute a été employée comme mode d’avortement thérapeutique, la ligature suivie de section des trompes a suivi l’hystérotomie.

Résultats.

Le plus souvent l'interruption de la gestation quand elle a été pratiqnée en temps voulu, amène une amélio- “ration rapide de l’état cardiaque de la malade. Nous avons retrouvé celle évolution favorable dans septobservations (Obs. 42, 43, 44, 45, 47, 48, 49). Très rapidement les signes d'insuffisance cardiaque s’amendent, et la malade peut quitter l'hôpital en excellent état. Nous avons nolé cependant dans une observation quelques symptômes passagers d'excilation cérébrale, qui se sont rapidement amendés,

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Dans une observation {obs. 46) l'amélioration a été longue, la guérison incomplète et la malade a quitté la clinique pour se faire hospitaliser dans un service de cardiologie. |

Enfin dans deux cas, l'avortement thérapeutique n’a pu empêcher l’évolution fatale : dans le premier cas (obs. 51) il semble qu’il se soit surajouté après l'intervention aux phénomènes mécaniques de congestion œdémateuse, une infection broncho-pulmonaire ; dans le deuxième cas (obs. 5o) l'interruption n’a pu juguler l’évolution d’une asystolie d'autant plus grave qu’un élément infectieux d’endo-myocardite était certainement à sa base, ainsi que l’a démontré une hémiplégie par em- bolie cérébrale dans les suites opératoires.

Nous relevons néanmoins pour les interruptions de la gestation au cours de cardiopathies mitrales le pourcentage élevé de résultats favorables (70 %). Nous ne voulons parler que des résultats immédiats,ne préjugeant nullement de l’avenir éloigné qui doit être réservé. Nous avons pu néanmoins revoir trois malades dont la gestation avait été interrompue 1 à 3 ans auparavant ; grâce. à des mesures hygiéniques sévères, et à un traitement toni-cardiaque, régulièrement suivi, elles avaient conservé un état de compensation cardiaque suffisamment satisfaisant.

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