‹ Carnet de routeChapitre 4 sur 12 · J. BRUNEL UE PÉRARD · texte numérisé non relu

J. BRUNEL UE PÉRARD

parti, qu'il ne pouvait croire qu'elle lui serait arrachée. Et il possédait cette confiance en soi qui, lui semblait-il, devait triompher du mauvais sort.

Tous ses amis connaissent son goût de l'amitié et aussi son goût des Lettres. Il commençait de bien servir celles-ci, et les brillantes chroniques qu'à vingt ans il faisait paraître en tête de Paris-Journal avaient charmé par ce quelque chose de finement parisien, de léger, de coquet, de piquant, d'imprévu. Son élégante facilité méritait à ce jeune homme, dans une enquête récente, « Un journaliste à l'Académie », de nombreuses voix. Vers la môme époque, il se faisait un jeu de fonder une revue mondaine et d'y réunir plusieurs noms d'écrivains très connus. Un an avant la guerre, sur les conseils de son ami Guy de Cassagnac (qu'il chérissait jusqu'à le plagier dans une mort héroïque) il s'engageait et il préparait soigneusement une rentrée éclatante dans la vie civile, qui était

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