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modernes en brique, mais bien d’antiques cheminées avec des installations assez primitives de chauffage et de cuisine; on chauffe au bois et on utilise à cet effet des copeaux de sapin. La couverture est à solives apparentes. Les meubles sont pour la plupart très beaux et en chène; on se les transmet de père en fils et on les conserve pieusement. (Comme il y a de nombreuses forêts de chêne, ce bois est ici à bon marché.)
D'une façon générale, la civilisation française a en elle-même quelque chose de vénérable ; tout est ici plus vieux et plus intéressant que notre camelote de l’est, qui dénote au premier coup d’œil la spéculation, le neuf, le mauvais et le bon marché("). A noter encore le puits public et le lavoir, qui se trouvent ici dans chaque village. C’est un bâtiment d’environ 4 mètres de haut, 10 de long et 7 de large qui, à l’intérieur, à l’un de ses pignons, capte la source dans un réservoir de pierre. En outre, il y a au milieu de l'édifice le bassin à laver, long de $ mètres, large, de 3, profond de $o centimètres, au-dessus duquel le toit est ouvert, sans doute pour y recueillir l’eau de pluie, fort bonne pour les lavages. Le sol est empierré. Les rues du village sont pour la plupart bien pavées.
Nous devons donc passer trois jours ici, à Billy,
(x) Le texte porte : Ales ist hier äller und interessanter als unsere ôstliche Talmikultur, der man das spekulative und billigschlechte von weitem aussieht.
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pour nous reposer et mettre en état nos affaires endommagées. Nous recevons tous de bons cantonnements, j'ai une chambre pour moi tout seul et je me retrouve enfin comme un homme civilisé et non comme un habitant des cavernes.
23 septembre. — La journée est occupée tout entière à mettre les affaires en ordre; çà et là on fait aussi des achats, quelquefois sans paiement, comme cela se fait à la guerre! Du reste, ce que j’ai dit hier à la louange des Français, je ne puis le répéter en ce qui concerne l’agriculture et la sylviculture, car les champs ne sont pas bien utilisés, les prairies ont de petites rigoles d'écoulement, les bois sont très mal aménagés; on voit beaucoup de taillis et de bois à végétation surabondante, mais pas de futaies vraiment bien aménagées; tout est négligé et pousse à l'aventure
24 septembre. — Continuation du nettoyage, puis appel. Un ordre singulier a été passé ici par le bataillon : c’est que tous les habitants civils doivent ici, à partir d’aujourd’hui, passer les nuits dans l’église, laquelle est gardée militairement ; aucun d’entre eux n’est autorisé à coucher dans sa maison. Cette mesure de précaution va décidément trop loin et n'aura pour résultat que de nous rendre ridicules, d’autant que la population se compose de HUE gens débiles, presque rien que des femmes.
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25 septembre. — Ce matin exercice; le soir départ par la route directe vers notre ancienne position devant Romagne. La compagnie s’est installée dans la grange déjà connue ; moi je suis garde au drapeau.
26 septembre. — De garde toute la journée. On n’entend presque pas de feu d'artillerie. Les Français tirent seulement sans succès sur un avion allemand. Par contre, hier, notre artillerie a coupé par son feu lamarre d’un ballon captif français, et celui-ci est allé à la dérive.
27 Septembre. — Aujourd'hui dimanche. Temps de ces derniers jours chaud et clair enfin!
J'ai appris aujourd’hui une histoire qui peut avoir des suites désagréables pour le principal intéressé, c’est-à-dire notre capitaine. Celui-ci est par nature un homme ambitieux et violent, qui pense toujours à se mettre en avant, bien qu'il ait déjà reçu la Croix de Fer. Dans la nuit du 25 au 26 septembre, il a fait une marche en avant complètement inutile, avec une section de sa compagnie, pour inquiéter les Français. Il dut ainsi passer plusieurs de nos lignes de sentinelles. Chemin faisant, il rencontra une cuisine de campagne allemande, dont les hommes n’entendirent certainement pas le « Halte! Qui vive? » et n’y répondirent pas. Le capitaine fit ouvrir le feu, ce qui fit qu’un sergent cuisinier fut tué. On voit là une
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fois de plus que « trop de zèle nuit »(*)! S’il y a une enquête de faite à ce sujet, elle révélera sans doute d’autres « actions d’éclat » du capitaine, telles que mauvais traitements des soldats, etc. En tout cas, je constate partout une grande animosité contre lui.
28 septembre. — Ce matin, à la première heure, notre bataillon s’est porté à 12 kilomètres vers l’est et a pris une position de réserve dans le petit village le Haut-Fourneau(?). Devant nous, il y a maintenant le 2° bataillon aux avant-postes dans des tranchéesqui auraient, dit-on, des abris à poutrelles de fer (3).
Je suis sincèrement content que nous ayons quitté la grange de Romagne, car nous courions là un danger plus grand que les obus et tous les projectiles. Nous étions, en effet, là 200 hommes dans un local plein de foin sec, étroitement serrés et couchés, la plupart du temps dans lobscurité. Si donc, par l’imprudence d’un seul homme, une seule allumette enflammée ou un bout de cigarette avait mis le feu au foin, tout aurait été en flammes en moins d’une minute. Tous auraient été perdus, à l'exception peutêtre de quelques hommes couchés à proximité de la
(1) Proverbe connu : Blinder Eïfer schadet nur !
(2) Entre Billy et Azannes, entre les forêts de Mangiennes et Spincourt.
(3) Cette phrase a été rayée dans le texte. On sait avec quel soin sont en effet disposés parfois les abris souterrains (Unferstände) des lignes allemandes. Voir photo, page 128.
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porte. Nous sommes, il est vrai, cantonnés encore de la même façon, c’est-à-dire dans un grenier à foin ; mais, d’abord, il y a peu de foin ; de plus, nous sommes répartis en plusieurs pièces et avons relativement beaucoup de sorties.
29 septembre. — Hier, il y a eu fausse alerte; ce matin, exercice. Il commence à pleuvoir, mais bientôt le temps redevient clair et il se forme encore un arcen-ciel que, cette fois aussi, je veux prendre pour un bon signe, juste comme il y a quelques jours. Je commence, en effet, à en avoir par-dessus la tête de toute cette histoire ; espérons que notre bon Dieu permettra que nous sortions bientôt de ce malheur d’une manière ou d’une autre. Ma santé non plus n’est pas des meilleures; par suite des averses de ces derniers temps et de la nourriture irrégulière, mon estomac est fortement endommagé.
30 septembre. — L’après-midi, nous allons prendre une position dite en position d’attente, c’est-à-dire que nous nous portons en avant d'environ 4 kilomètres ; notre position a été prise par le 1“ bataillon, et devant nous le 2° bataillon est aux avant-postes, Cet après-midi encore, il y a eu fausse alerte.
1° octobre. — Je suis avec huit hommes en petit poste à environ 1 kilomètre en avant de notre poste dans le bois. Il ne se produit rien d’important.
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2 octobre. — Vers 6 heures de l'après-midi, départ pour les avant-postes à environ $ kilomètres en avant. Le 1° bataillon prend notre place, tandis que le 2° bataillon se replie dans la position de réserve vers le Haut-Fourneau. Nous passons toute la nuit dans les tranchées, où il fait si froid cette nuit-là que les fusils au matin sont couverts de glace. Je ne dors
que très peu.
3 octobre. — Ce matin, notre capitaine a donné l’ordre au lieutenant Lôtband, nouvellement donné à notre compagnie, d’aller avec une section vers le village de Maucourt (*), situé à environ 4 kilomètres de notre position, pour y « réquisitionner ». Le détachement ramena comme butin quelques bestiaux et quelques porcs et en outre leur propre lieutenant blessé, lequel avait reçu dans le village un coup de feu à la jambe. L’ennemi aussi a installé, près du village, des avant-postes selon toutes les règles de l’art; nous pouvons à la lorgnette assez bien observer ses mouvements. De temps en temps, nous entendons les escarmouches des patrouilles qui se fusillent. La nuit, nous creusons de nouvelles tranchées en avant des anciennes, ces dernières ayant montré des inconvénients. Cette nuit, notre capitaine s’est permis encore une fois de battre un soldat, Celui-ci veut porter plainte et probablement exécutera-t-il son
(x) Canton d’Étain, à la lisiére sud de la forêt de Spincourt.
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projet ; le capitaine doit alors s'attendre à de grands désagréments("), |
4 octobre. — On ne fait que compléter les tranchées.
ÿ octobre. — Le soir, nous sommes bombardés pendant quelque temps par l'artillerie française, avec intensité, mais sans succès ; puis notre bataillon est relevé par le 1°, et nous marchons vers le Haut- Fourneau dans la position de réserve, où la nuit se passe dans le grenier à foin.
6 octobre. — Toute la journée, remise en état des effets et appel.
7 octobre. — Le soir, alerte encore à faux; auparavant, office divin avec très belle allocution du pasteur. Ce qu’il a dit de la bonté de Dieu, je le vois en ce qui me concerne à chaque jour et à chaque heure, çar tout me réussit encore comme il me le faut. Je n’oublierai jamais dans des jours meilleurs ce que jai remercié Dieu pendant ce triste temps.
(x) On sait que les règlements militaires allemands interdisent aux officiers et sous-officiers tout espèce de mauvais traitements à l’égard de leurs inférieurs, mais que les traditions, plus fortes que toutes les lois, ont maintenu ces avilissants usages, malgré les vigoureuses protestations des sozial-democrates,
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8 octobre. — Le soir, départ dans la position d'attente. Chemin faisant, le commandant de notre bataillon, M. le capitaine Puttkammer, proclame que lui et aussi un de nos capitaines avaient reçu la Croix de Fer de 1'° classe. En outre, a reçu notamment la Croix de Fer de 2° classe mon camarade le sergent Wiedemeyer. Comme conclusion à cette proclamation, M. le capitaine Puttkammer a conseillé aux hommes portant des noms polonais de les changer pour des noms allemands et il a appuyé ce conseil en rapportant que son ancêtre, il y a 400 ans, se serait appelé Podkomorski. À ces mots, « Wolf », le chien de notre capitaine, fit entendre un aboïement reconnaissant, ce qui troubla quelque peu M. Podkomorski- Puttkammer.
9 octobre. — La position d’attente est maintenant non seulement bien installée, mais encore joliment décorée par des feuillages, des bancs et des constructions improvisées et elle rappelle vivement les « jardins de bière » allemands (*). Il n’y manque que l’inévitable orchestre de dames, et l’on oublie tout à fait que nous sommes en guerre et devant une place ennemie en qualité d’assiégeants. Ce qui m’agace le plus, personnellement, c’est le manque de nouvelles positivement
(x) Ces Biergarten se retrouvent dans toutes les villes allemandes, grandes et petites; mais, à la différence de nos guinguettes, ils réunissent là-bas presque toutes les classes de la société, qui y vont souvent en famille passer des heures entières.
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sûres ; nous ne savons sur la situation générale que ce que nous. devons savoir (*). Par contre, les hommes reçoivent assez abondamment et exactement les envois de leurs proches avec des lettres, du tabac, du chocolat, etc., par l’intermédiaire de la poste aux armées, que je tiens pour une très bonne institution. En outre, on peut quelquefois s'acheter quelque chose assez cher aux cantines roulantes ; en dehors de cela, nous en sommes réduits à l’ordinaire assez insufhsant de la compagnie.
Je reçois, comme sous-officier, tous les dix jours, une solde de 13,30 marks; les hommes, 5,30 marks; les exempts, 9,30 marks, plus les vivres et l’équipement.
10 octobre. — Ce soir encore, alerte, parce qu’un bataillon français a attaqué la ligne d’avant-postes. Quand nous quittèmes notre position pour nous porter en renfort, les Français s'étaient déjà repliés; çà et là seulement, nous entendions siffler des balles, mais notre compagnie n'eut pas à tirer un coup de fusil. Il n’y eut que de faibles pertes des deux côtés.
11 octobre. — Le soir, départ pour la position d’avant-postes ; presque toute la nuit est occupée à travailler (aux retranchements, aux abris souterrains,
(x) On ne saurait que rapprocher de cette constatation les singulières nouvelles communiquées précédemment à la troupe.
aux réseaux de fils de fer, etc.) ; le jour, on dort dans le bois. Les nuits sont terriblement froides ; le matin, il y a toujours une forte gelée blanche.
12 octobre. — Vers 11 heures, cette nuit, je suis parti en patrouille avec deux hommes pour reconnaître le terrain à environ 2 kilomètres de nous. J’ai eu de la chance de ne pas être inquiété, mais, non loin de nous, d’autres de nos patrouilles essuyèrent des coups de feu et exempt Kônig en a reçu un dans le bras. Le projecteur du fort ayant envoyé sa lumière sur nous, je dus me replier, sans quoi cela se serait bientôt mal passé.
13 octobre. — Je remarque, depuis quelques semaines, que nos journaux apportent de moins en moins des nouvelles de victoires et, par contre, parlent de plus en plus des grands renforts que les Français et les Anglais font venir. La grande bataille décisive de la Marne se prolonge déjà depuis plus de trois semaines ; l’autre ligne de combat entre l’Alsace et les Vosges est aussi depuis longtemps immobilisée. J’apprends çà et là que les Russes poussent toujours énergiquement de l'avant. Tout compte fait, je crois que la guerre peut durer encore quelques mois et apporter qui sait quelles surprises? Sans doute aussi par la même occasion sera résolue la question polonaise, comme je le présume à bien des signes. Et je suis curieux de savoir comment nous, aux avant-postes,
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nous pourrons supporter l'hiver. Sans doute, nous n'avons, comme soutien d'artillerie, que de rares occasions de combattre, mais nous souffrons, surtout en première ligne, des intempéries et nous ne pouvons pas faire de feu à cause de l'artillerie française. Aux avant-postes, nous recevons presque chaque jour des obus, mais nous n’avons pas de pertes.
Vers 3 heures de Paprès-midi, le village de Maucourt, situé devant nous, a commencé à brûler, et, le soir, cette jolie et proprette localité n’était plus qu’un tas de décombres. Elle a été incendiée volontairement par des soldats allemands, probablement pour que les Français n’aillent plus s’y aventurer sans cesse, afin d’y dormir ou d’y réquisitionner. Suivant une version, l'incendie a été une vengeance de ce fait que des civils y ont, prétend-on, tué à l’arme blanche un exempt blessé. Le soir, en allant en patrouille, j'ai visité au retour le village et, dans une maison restée par hasard intacte, j'ai pris pour moi une chemise, un gilet, un couteau, des mouchoirs et des fruits. Dans cette maison, dont les habitants s’étaient évidemment enfuis en toute hâte, la pendule au mur marchait encore et sonnait les heures, ce qui produisit sur moi une impression singulière (*).
14 octobre. — En dehors des petits combats de pa-
(x) Ici se termine le premier carnet du sous-offcier. Le deuxième Carnet commence sans transition à la journée du 14 octobre,
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trouilles et du feu d’artillerie habituel, ainsi que d’un peu de pluie, rien de nouveau. Le soir, retour vers le Haut-Fourneau où nous cantonnons.
15 octobre. — Nettoyage à fond des cantonnements, et cela pour la raison suivante, très prosaïque, mais très importante. Au 2° bataillon, on a trouvé chez plusieurs hommes des poux, et on craint que dans les cantonnements la contagion ne puisse gagner les autres bataillons. Notre lieutenant nous a enseigné que le grand pou français aurait, dans la campagne de 1870-1871, mis en quelque sorte hors de combat des bataillons entiers; les hommes auraient lutté pendant des semaines et n’auraient plus été bons à rien, les poux les auraient mordus littéralement jusqu’au sang. En tout cas, on ne veut pas recommen- Éer fe cette expérience (‘):
On disait d’abord que nous devions aller cantonner à Billy, où toute la population civile a déjà été expulsée et le mobilier en partie enlevé, en partie rendu inutilisable. Cette manière de faire la guerre est véritablement barbare : je m'étonne que nous puissions déblatérer sur la conduite des Russes, car nous faisons bien pis en France et, à toute occasion, sous un prétexte quelconque, on brûle et on pille.
(x) Il est assez piquant de constater que nos troupes attribuent à une importation allemande les bestioles dont sont également infestées nos tranchées.
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Mais Dieu est juste et voit tout : ses moulins moulent lentement, mais terriblement menu (‘).
16 octobre. — Je vais avec une section de notre compagnie aux environs de Billy pour mendier làbas des pommes de terre. À Billy nous faisons une courte halte pour faire quelques achats à la cantine qui s’y trouve. La population civile a été chassée d'ici, tout ce qui pouvait être enlevé a été pris par le militaire; en outre, par vandalisme, on a mis en pièces bien des meubles appartenant aux habitants. Les rues désertes, sur lesquelles on ne voit plus que çà et là quelques soldats, ont un aspect désolé, et cette impression est encore accrue par la vue des nombreuses maisons incendiées.
De Billy nous avons marché jusqu’à Mangiennes pour voir là-bas les tranchées modèles qui y ont été installées par le génie. Contrairement à Billy, Mangiennes est restée intacte et je peux me complaire en la beauté vraiment très pittoresque de cette localité. À cette occasion, je fais le projet, une fois la paix conclue, de faire avec un habile photographe un voyage dans ces régions, pour en photographier toutes les beautés, ce qui servira ensuite à lillustra-
(x) « Seine Müblen mablen langsam, aber schrecklich klein v. — Citation proverbiale du vieux poëte FR. von LoGau, inspiré par la sentence antique : ‘Oÿé @uüy &éouor pühor &héousr À Rerré, Cf. LeuTscH et SCHNEI- DEWIN, Corpus Paræmiographorum Grzcorum, t. 1, page 444.
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tion de ces mémoires. Le Haut-Fourneau, qui est situé sur un étang magnifique, devra aussi être alors photographié. Le soir, retour.
17 octobre. — L’après-midi, départ dans la position d'attente.
18 octobre. — Même position; continuation dans les abris.
19 octobre. — Je vais, l’après-midi, avec seize
hommes en grand’garde n° 1 à la ferme peu éloignée de la Gélinerie où, en dehors du poste d’infanterie, se
trouve encore une section de mitrailleuses. Ici l’on
n’est pas trop mal installés ; l’un des sous-officiers de la section de mitrailleuses y tient même une petite cantine, où l’on peut acheter du tabac, des harengs, des bougies, des allumettes, du chocolat, du lard, de la graisse, etc. Cet homme fait venir toutes ces choses de Billy. J’ai fait ici aussi la connaissance d’un sous-officier qui, dans le civil, habite à Dubenskogrube, près de Rybnik(*), où j'avais il y a trois ans mon affaire de constructions, et j’ai eu par lui quelques nouvelles de mes connaissances de là-bas. La guerre amène parfois de bien singulières rencontres.
20 octobre. — Il faisait très bon à cette garde, il y
(x) Ville de Haute-Silésie, centre minier important.
SANVNATIV SUAIDIAIO A IN4V NN, AFALNH