‹ Carnets de route de combattants allemands, traduction intégrale, introduction et notesChapitre 3 sur 27 · APR · texte numérisé non relu

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mations de seconde ligne contiennent des hommes d'âge très variable, les uns anciens soldats de l’active et de la réserve, les autres peu ou point exercés, ce qui n’est pas le cas de notre armée territoriale, plus homogène.

Par ailleurs les formations et le vocabulaire même se rapprochent des nôtres. Les termes d'armée, corps d'armée, division, brigade, régiment, bataillon, compagnie, escadron ou batterie, que l’on rencontrera couramment dans les pages qui vont suivre, représentent donc des entités sensiblement équivalentes à celles qui portent chez nous les mêmes noms. Les seules unités spéciales à l’armée allemande, au moins au début de la présente guerre, sont peut-être les détachements montés et les compagnies de mitrailleuses (Maschinengewebrabteilung où kompagme), dont il est souvent question: les premiers accompagnent les divisions de cavalerie, les secondes sont adjointes aux bataillons de chasseurs, aux régiments d’infanterie, ou bien sont autonomes et à la disposition du commandement. L’artillerie, mieux pourvue que la nôtre de pièces lourdes au début de la guerre, emploie généralement le shrapnell (Schrapnell)

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XVI Introduction

et l’obus brisant (Granate), fusant ou percutant, parfois aussi lobus incendiaire (Brandgranale) ().

De même que les noms des unités et des armes de l’armée allemande, ceux qui désignent les grades sont pour la plupart encore empruntés au vocabulaire français et ont généralement la même valeur que chez nous. Il convient toutefois de faire ici les observations suivantes :

1° À partir du rang d'officier général, la nomenclature, qui ne comprend en France que deux grades, se poursuit en Allemagne, où

l’on distingue : le General-Major (général de

brigade), le Generalleutnant (général de division), le General der Infanterie (Kavallerie ou Arthllerie) qui correspond à peu près à un général commandant de corps d’armée chez nous, le Generaloberst, commandant d’ordinaire une armée, et enfin le Feld-Marschall ou maréchal ;

2° Les grades des officiers supérieurs et

(x) Des annotations ont d’ailleurs reproduit ci-après les termes mêmes employés par le texte allemand, toutes les fois qu’il pouvait y avoir quelque hésitation sur leur traduction exacte.

Introduction XVII

subalternes sont les mêmes qu’en France, mais le nom de Major y désigne encore (comme chez nous sous l’ancien régime) ce que nous appelons commandant ou chef de bataillon; le terme Leutnant correspond chez nous à souslieutenant, tandis que l’on appelle Ober-Leutnant ou lieutenant en premier, ce que nous appelons simplement lieutenant; ce dernier grade ne s'obtient du reste qu'après de longues années de carrière, surtout dans la réserve, où la plupart des officiers demeurent au premier échelon, d’ailleurs suffisant pour leur conférer toutes les prérogatives sociales de l’Offixierstand ;

3° La hiérarchie des sous-officiers comporte également un premier grade : Unter-Offixier, qui correspond comme autorité à celui de caporal, mais comme dignité à celui de sergent dans l’armée française; le Sergeant et le Feldwebel (sergent-major comptable, Wachtmeister dans les troupes montées) sont des sous-officiers de carrière, dont l’avancement est à jamais limité à ce dernier grade ou tout au plus à celui de Feldiwebelleutnant.

Et c'est là que se révèle, sous la similitude des formes extérieures, la dissemblance profonde

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