CHAPITRE PREMIER
Carnot aprks le 18 brumcdre et pendant son Ministkre de la Guerre*
Un evenement des long-terns prevu, medite dans le silence , combine avec adresse , calcule sous tous ses rapports par une politique prevoyante et exercee, venait de substituer un gouvernement nouyeau k la fallacieuse et in-. supportable administration du directoire. De retour d'Egypte en France , et presqu'k Paris sans que rien y eut prepare la nation , Bonaparte fiit inyesti du titre de premier consul da la republique ; il rappela Carnot. L'opinion generate et le voeu public avaient devance dans ce rappel , le nouveau chef de l'£tat
Carnot fut nomme inspecteur general anx revues , avec le rang , les honneurs et les pre-> rogatives de general de division. Ses collegues dans sa nouvelle fonction le choisirent pQi*r
les presider au comite des inspecteurs generaux , et c'est de Ik qu'il fut tire pour reippiir le minist&re de la guerre. II refiisa d'abord de s'en charger , ceda enfin a des instances particulieres et amicales: c'etait le 23 germinal an 8 (2 avril 1800).
On se souvient encore de l'etat de deperissement dans lequel ce ministere important et tout ce qui y tient , avait ete jete par l*inhabilite, l'ipiperitie et le de&ut d'ordre. La disorganisation de toutes ses parties materielles et morales etait complete; et, sans presqtie aucun intervalle , cette machine tombee en une sorte de consomption , fut remontee, ses rouages refaits avec une telle promptitude, que , sans froissement , elle fut en etat d'aller.
Les preparatifs necessaires pour etendre les operations de la campagne (et ces preparatifs etaient nombreux ) , furent termines conune par encliantement ; et , ainsi que le disait alors le celebre Fox , du Mincio au Mein tout fut dispose pour les baUulles, les conquetes et les victokes:
Une revue rapide des depots > des corps , des quartiers generaux et des forces de toute espfece, assura Carnot, qui la fit lui-meme, qu'au premier signal , le.mouvement des troupes regularise, sur tous les points, les fautes
('iao)\ da dire<5toire geraient repairs. Bient&t, et*
cffet , tes laurierfc de Suwarow et de Varchi*
due Charles se fl£tr£rent eft presence de ceux
que moissoim&rent Moreau en AlUmagne r
et Bonaparte en Italie.
Pour completer son arm£e, et assurer ses
dispositions /Bonaparte avait besom de vingt
nlille hommes. Garnot fat charge d'afler en
Allemagne negockr avec Moreati, pottf ob-
temr qu'il detachat de la sienne ce notnbre
d'homittes. Bonaparte savait bien que Moreau
ne Pahnait pas ; il ne voulait pas s'expo&r ,
de la part de ce general, k un reftis qui Vent
trop contrarie. Carnot seul ltd paraissait pro-
pre k lever tous les obstacles; ses liaisons
d'estime et de confiance avec Moreau , etaie&t
connues: aussi reussit-il &u-del& m£me de
ses desirs et des besoins de Bonaparte* II ob-
tint trente mille homines <jui , amv& k tern*
aux plaines de Marengo , d&iderait le sxtccks
de cette memorable bataille.
La mission de Camot remplie , et le compter
de cette mission rendu par lui k Bonaparte^
il revint h Paris et reprit les tr&vffttt de son
xninist&re dont il avait laissl le porte-feuille
en mains de LacuSe.
II avait ete compt6 k Garnot une &<mm&
de 24 5 ooo fr. pour frais de son yoyage j unci
{rartie settlement ayait ete nkessaire & sa depense: son premier soin fut , k son retour , da faire retablir dans la caisse ce qui hii &ait reSte* Le caissier surpris au moins de cette delicate et inaccoutumee exactitude, refusait de recevoir cet excedant ; Garnot insista , et la somme raitra an tr&or de l'£tat
Avec un pareil esprit d'ordre et de justice, Camot ne pouvait manquer d'etablir une severe taonomie dans l'administration de la guerre , qui , depuis le 1 8 fructidor surtout , etait devenue brigandage et chaos. Ce fut un des plus importans services qu'il pftl rendre k la those pnblique.
A son entree au minist&re , il £tait du pins de quinze mois de traitement aux employes de oe depaitement, ce fait est de notoriete pnblique; et dans trois mois, tout l'arriere £ut dispam , k l'&ception du traitement personnel dm mfaistre , qui s'&ait cdmpte pour rien dans son travail.
Au moment d'entrer en campagne , il &ait necessaire de passer un maicli6 de chevaux* La compagnie Lartchlre se presenU , fit les offices les plus avantageuses en m6me terns qu'elle presentait plus de garantie et de s&rete; die obtint la preference. 11 etait d'usage et d'antique tradition qu'aucun marche ne fut ter~
min£sans Poffre d'un bouquet au ministre. Ce mot bouquet figurait k la place d'un mot moins honnete , celui de pin du marchd. Sa valeur pouvait s'elever k 5o,ooo fr. : les soumission— naires ne manqu&rent pas de Poffrir k Garnpt , qui ne comprenait pas d'abord ce qu'on vqu— lait lui dire , mais qui , remis sur la voie par Lanctere , accepte son engagement d'une main , et le lui remit de Pautre , en lui disant : cc Voilk 5o,ooo fr. que le premier consul vous «c donne.sur voire fourniture; soyez exact, et « je continuerai k vous employer. y>
La vie administrative et ministerielle de Carnot, est remplie de tant de pareils traits de delicatesse et de desinteressement, qu'il n'est pas necessaire de jeter un coup d^oeil sur Pexigui'te de sa fortune , pour en avoir une idee exacte. Ses ennemis les plus implacables , ses contradicteurs les plus tenaces , ne Pont jamais ose atyaquer sous cet important rapport. Toutes leurs haines , toutes leurs jalousies , toutes leurs animosites se sont inclinees forcement devant son austere probite.
Les soins d'une ftme aussi elevee que la sienne , ne pouvaient pas se Corner au micanisme physique de sa vaste administration. II embrassait les idees morales qui , par leur juste application , devaient transporter et, maintepu 1
les guerriers dans le. domaine de l'honneur francjais et de la sublimite nationalc. II congnt le beau projet de la translation des oendres.de STureme au temple de Mars (l'hotel des Invalides). Un arrete des consuls ordonna cette <ceiemonie funebre. Carnot, dans son rapport , en avait dispose tous les. details. Le discours qu'il pronon^a dans cette solennite est electrique.
<c V os yeux sont fixes snr les restes du grand « Turenne , disait-il : voifit le corps de ce guerre rier si cher k tous les Fran;ais, k tout ami «c de l'humanite ! voilk celui dont le nom seul <c ne manqoa jamais de produire la plus vive « emotion sur tout coeur enclin k la vertu. % .
<( Aux braves appartient la cendre du brave ;. ml iis en sont les gardiens natmels, ils doivent « en etre les depositaires jaloux. Un droit « reste, apres la mort, au guerrier qui fut cc moissonne sur le champ des combats , celui <c de demei^rer sous la sauve-garde des guerriers cc qui survivent', de partager avec eu* 1'asile cc consacre k la gloire , car la gloire est une
<c propriete que la mort n'enl&ve pas
.- <c Turenne vecut dans un terns ou le prejuge « plaf git des distinctions inwginaires au-d&sus
fc des services les plus signals. H sat « disparaitre l'eclat de son rang par celui de <c ses victoires , et l?on ne vit plus en lui que tc le grand homme. La France , l'ltalie , 1'AI- (c lemagne retentirent de ses seuls triomphes ; cc et ce n'est qn'i ses vertus qu'il dut apr&s cc sa mort cet £loge sublime dans la bcmche cc d'un rival g^n^reux , grand homme luicc meme , de Montdcucutti.
Ili EST MORT UN HOMME QUI FAISAIT HONNEUB. A i/HOMME,
cc Les Allemands , pendant plusieurs annees, <c laiss&rent en fricbe l'endroit ou il fut tue , <c et les habitans le montraient comme un lien <c sacre. lis respecterent le vieux arbre sous <c lequel il reposa peu de terns avant sa mort , <c et ne voulurent point le laisser couper. L'ais cc bre n'a peri que parce que tons les soldats cc de toutes les nations en detachment des moiv «c ceaux, par respect pour sa m&noire. . . .
cc G'est sur la tombe de Turenne que le * vieillard versera chaque jour des larmeg d'*dcc miration, que le jeune homme viendra eprothcc ver sa vocation pour le metier des armes.
cSi, aprfes avoir embrasse son monument*
( 12 5) «. si, apiis avoir inyoqu£ les mines de Turame, <c il ne se sent pas rempli d'un saint euthau- <c siasme, si son coeur ne s'agrandit et ne oc s'epure , s'il ne se passionne pour toutes k$ <c vertus heroi'qnes , il devra se dire & lui-m6me <c qu'il n'est pas ne pour la gloire. ..:.*.. <c .
<c Ce ne fut point an maintien du systeme <c politique alors dominant, qu'il consacra ses cc travaux , qu'il sacrifia sa vie ,. mais k la de- « fense de son pays. Indepeudant de tout syscc teme, P amour de la patrie fut son mobile, cc comme il fut , de nos jours , cehii dies Dam- <c pieire, des Dugovunier , des Marceau, des « JTouhert , des Desaix , des Latour d'Auvergne. <( Sa gloire ne doit point etre separee dc cello <c de ces heros republicans; et c'est au nom a de la republique que ma main doit deposer «c ces lauriers dans sa tombe. Puisse 1'ombre
<c du grand Turenne etre sensible k cet acte de <c la reconnaissance nationale , commande par <c un gouvememen t qui sait honorer les vertus ! d Au besoin de rendre des bonneurs nationaux aux grands guerriers dont la France avait k depkflrer la pcrte, Garnot joignait la noble pensee d'eufkmuser , d'agrandir par des distinctions r£elles, l'enthousiasme des guerriers
qui cotnbattaient avec valeur pour elleJ G'est lui qui avait inspire k Bonaparte d'honorer * par ^ line distinction unique > les hauts faittf d'artries de Latour-d? Auvergne , en le norn^ jnant premier grenadier de France. L'ame de ce * brave , toute entiere aux desirs de la vittoire* et *& v la reconnaissance pour Garnot, S'abandonnait au plus noble epanchement quarid la vdlle def son depart pour Parmee , il ltd fit ses adieus. Ces adieux seront eter^ nels. La vidoire Pavait souvent couromi6 ;' la inort le frappa au moment ou de nouveaui exploits lui otivraierft les portes du temple de Memoire. II y fut introduit tenant en main les palmes de Phero'isme frangais (12).
Parmi les qualites extraordihaires qu'on re~ marque en Carnot , il en est uiie precieuse , et qui devieht pour les hommeS eminemment places , en quelque sorte uti precepte. L'interet qu'il temoighfe k tout c6 qui lui parait bon et honnete , ne s'arrete pas k ceux dont on pourrait le croire plus rapprbche par les opinions politiques. II sait bien que le coeur et Pesprit ne connaissent point de metres \ que rois d'euxm£mes , ils disposent k leur gre de leurs sentimens: aussi franchit-il cette limite que Pesprit de parti s'empresse de placer entre un horame et un homme, quelque av'antage que
le Tft£rite personnel de Pun puisse lui donndr
sur 1' autre. L'honneur , . la probite , et les actions qui en derivent* sont tout pour lui ; lc secret de la pens£e est hors de son domaine.
Affable pour tous , dabs les plus hautes fractions, il accorda tou jours tout ce que sabienveillance naturelle ne lui permettait pas de refuser, quand elle etait d'accord avec sa conscience. Des inconvenances de forme dans les demandes qui lui etaient adressfes, rite paralyserent jamais son empressement en faveur du m£rite rtfconnu.
A Paffaire de Messenheim , le brave Bissori, avec quatre tent dix-sept kommes , sontenait le choc de trois mille Autrichiens ; il n'etait encore que chef de bataillon ; la moitie de son ntonde fut tiaise hors de combat j seul k cheyal au milieu de la cavalerie ennemie , il Penfonce et s'ouVtfe un passage, Bientot il passe la Nate i la nage j il est arrive impetueusement k Kirn. lit, reunissant deux bataillons, il s'empare des avenues, et tout & coup arr£te Pennemi.
Ce trait d'une bravoure extraordinaire parvint k Championnet ; il en instruisit Carnot, lui demanda, pour Bisson, de Pavancement.
Carnot., par une de ces distractions que ne peut presque pas eviter celui dont les occih pations sont immense* , ne fit pas de rfyonse.
Mis**, avcc l'intrepidit6 dtt sokUt, waft .Tamour - propre qui ea est Phonorahk veki r -cule (et Pamour-propre est la source ennoblie de Pambition ). Jl vint k Paris , se present^ cheat Caraot: cc Je Be croyais pas, lui dit-al, <c avec trap de vivacite peut^tre , que ie grade <c de general de brigade put m'etre le&se : je <c 1'ai achete an prix du sang que j?ai verse <c pour ma patrie; il est du aiu services que «c j'ai rendns, a la bataille tiCIniprmh. »
<c Croyez-vous, lui repondit Caraot avec
<c calme , le mode de vote reclamation idem
<c propre a faire prendre vos droits cot consi-
« deration ? — Je le sais bjeu : vow meprisez
« nos justes reclamations, vows autres qui,
a: du fond de vos cabinets , nous envoye* froi-
<c dement l'ordre ^de tnourir, qui, loin dq.
.(X peril, & Pabri de tajiks lq$ rigwurs du
,cc terns, oubliez que notre sang coufc et que
cc nous dormons suur la dure* — C 9 en est trop ,
: <c colonel ? vous ouUiezquije-suis; jecouser-
<c verai le souvenir de cstte • insubordination.
,<c Votre adresse,* s'il voup plait -n Hotel de
et Bordeaux * jue de Grenelle* t— Jtetiiw vous ,
<c dans peu voas aurez de roes npuveUes. »
. Bissau sortait de chez C^raot, quaixd il ren-
.. contra Bessie rev , et lui ?3conta la ?c$ne qui
venait devoir lieu, <c Mauvaise afiaire , lui dit
( "9 ) <c Bessi&res , He lentre pas k ton h6td ; mon cc ami , viens cheas moi., et nous t&cherons de cc te titer d'embarras. » BUson suivit ce conseii. Inquiet sur la suite de son incartade, il enwoya demander k son hotel s'il n'y avait rieb de nouv£au pour ltti„ « Rien autre chose , <c dit le parti er, qu'un paquet que voici. » II est & peine aux maias du colonel impatient, et dej& le cachet est brise. II trouve sa nomination au grade de general de brigade , avec ces seuls mots de Caraot: a Jeune homme, il ne suffit (( pas de bien serar ton pays , il faut encore (( savoir respecter ses devoirs et les convenan- « €&. Je puis avdir conums'une erreur; majs a ¥ons v<ms etto rendu in&UHient coupable :
<c partes dema** pour iejotnd*e votre brigade. » Voter chez Garnet pour eoafondre ses remercknens avee ses excuses, fat pour Bisson la premier elaa de sun coeur; mm Garnet \m sw&t fait defeacUe sa porte* Ge toait est authentic; feirccmMissancede Bissau a fait bommage k Carnot de sa publicity
Hus ks temcrigaages publics et particulkcs entouraient Carnot' de l'estime jusfcifi6 par dim actions touaMes at incontestaes , plus son administration a*attu*it an dedats et m dehor* de consideration , ptos ausei la jalousie exer- ?ait-e!le contre lui la perfidie de ses armes.
( i3o-) On Fabr&itait d'amertumes , on le nourrissait de degouts ; plusieurs fois il s'en plaignit au premier consul. Le conseil d'etat, sur-tout, 1'importunait par ses pretentions deplacees; il voulait s'ingerer dans les affaires de la guerre : examiner les plans de Carnot etait , disait-il , dans ses attributions : sans un p'eu de pudeur , il aurait avoue qxi'il eut trouve du plaisir k les contrarier d'abord , pour les miner ensuite. L'abus que le conseil d'etat aurait pu faire du droit qu'& cet egard il reclamait , frappait Bonaparte ; il ne pouvait ne pas sentir que P abandon de cette prerogative au conseil d'etat, reduirait le minisfoe k la condition d'un chef de division de ce meme conseil. II promettait de reprimer l'exageration de cette tentative, et rien cependant ne s'opposait de sa part au renouvellement de I'attaque contre les attributions essentieUes du ministre de la guerre. Carnot n'en souffrit pas plus long-tems les atteintes; et le i4 fructidor an 8 , il envoya au gouvernement sa demission, enluiannon^- $ant que ses preparatifs de depart etaient faits pour le lendemain.
Quelques heures s'etaient k peine ecoulees , et Carnot re§ut la lettre suivante : le consul Le Brun en fat , en personne 7 le porteur.
Le premier Consul , au Ministre de la
Guerre.
<c Les consuls desirent , citoyen Ministre ,
: que vous continuiez les fonctions que vous
: exercez depuis six mois , avec autant de z&le
que d'utilite pour la patrie.
cc Vous avez ameliore 1 'administration de
la guerre; mais il reste encore de grandes
ameliorations k faire : il faut que votre mi-
nistere , lorsque vous le quitterez , ait tracS
une marche d'economie et d'ordre , dont
: ^influence se fasse long-tems senttr.
cc Des indispositions pa$sag£i€s rie peuvent c pas etre suffisantes pour vous emp£chex : d'achever votre ouvrage/
cc Dans toutes les canities , la gloire n'est ( qu'au bout. »
«c Salut affectueux.
ct Le premier Consul ,
« Bonaparte. »
Gette lettre etait trop pressante , pour quo Jarnot refusa la continuation de ses services/ 1 resta k son n^nistere j mais le conseil d'etat
( '3* ) n'ayait rien relache de ses pretentions : renoti-
velees jlisqu'^ l'impbrtunite , ellfes determin&-
rent Carnot k la retraite. 5a resolution deyint
invariable ; et il adressa une seconde fois sa
demission au premier consul, le 16 veruU-
miaire an g , avec priere de pourvoir k son
^emplacement dans le jour, au dela duquel
son depart ne pouvait etre differe.
Bonaparte envoya prier Carnot de passer chez lui ; resolu de se soustraire k de nouveUe& observations , il monta en voiture pour se yehdre dahs son departement. Ce brusque de— par); elait le seul moyen d'eviter de nouvelles instances , de se defendre contre de nouVeaux engagelnens.
Carnot viht k Paris , pour veiller k Pimpression d'un de ses ouvrages. Il q'y fit qu'ui* sejour de tourtfe duree ; et pendant ce terns il fut nomme vice-president du conseil du bien public de la banque d f intervention* G'etait le 27 ventose an 10.
Instruit du dfyw de Canftt k Paris , Bonaparte Pinvita k diner. II ne put repondre k cettfc inVftatiori , pah* qu'elle etait pour le jour fixe pour son depart , dont la ponctualite ne lui permit pab mtme de vt>ir te pretoifer tbniuL U en ikt , dit-om , offend ; rich ne pent &r& plus choyable : Bonaparte avajjt deji 1 'habitude
d'lin haut comm an dement , et ses alentours araient pris celfe d'tine basse ebs&priosite. \ Je serais neanmoins bien loin d'approuver Carnot dans cette circons tance , et je consentirais k ce qu'on donna t k son refits une nuance de roideur , si je pouvais ne pas croire aux preuves reelks , et solvent reaouvdees par lui , de son ^loignement digne et mesure , pour une soupiesse deshonoraate , torome \>ow t|nc sotte et v«iae opiojatrete.
jninwnnin n ninnn^'TTrr i r m n m ''i mmMmmmmmmmmmmm r m r mm rr m rr mmm ir r^ mm \ ix