‹ Caroline, comédie-vaudeville en un acteChapitre 11 sur 21 · SCENE X · texte numérisé non relu

SCENE X

Les Précéder^ , MARIANNE.

MARIANNE , dans le fond.

Comment ! il est vrai cme Mo > sieur e*l arrivé ?-

l^LhOV.

Eh bien ! mon oncle , rliiçgé-ie rougir à vos yeux , il faut donc vous l'avouer !f . . C'est cette petite fille que rua tante a élevée. . . c'est Mariane que j'adore.

'% MARIANE, à part.

Ah ! moa Dieu! c'est lui qui a écrit le billet y Monsieur Léon est l'inconnu. f\

Comment ! il serait possible ? une petite paysanne sans éducation

MARIANNE

Tiens, par exemple , est-il ma 'honnête?

SàINT-GERAH,

Et comment cet amour-là t'es -il venu ?

LEON

Je ne vous dirai pas. . . C'est l'amour le plus prompt , le plus inconcevable,

SAINT-GÉRAN

Et mon imbécille de sœur, . . <*ui là. . . devant ses yeux !

LEON

Elle n'a rien vu.,,, et même , je vous jure qu'il était impossible qu'elle put rien voir.

MARIANNE

Pardi ! puisque moi-même. . .

SAINT-GERAN.

Tu avais donc perdu la tête ?

LÉON

J'en conviens.

MARIANNE

C'est là de l'amour !

LÉON

Air : Sans menti >«

Respectez Paraour fanent*, Dont le souveuir m'est chef.

MARIANNE

Il ira faire, je l'atteste, Quelque coup à la Werther»

SAINT-GERAN;

Mai» je crains, Dieu roc pardonne,

Qu'il -ne parle franchement; II faut donc qu'il déraisonne.

"T~ MARIANNE , à part dans le fond,

** Oui, car il a l'air, vraiment, D'un roman ( bis, ) imité de l'allemand.

Que je le plains!

SAINT-GÉRAN

Allons , il n'y a pas à hésiter ;il faut mettre fin k une pareille folie , et pour commencer , je vais renvoyer cette petite fille à ses parents , et écrire qu'on vienne la reprendre. ( // entre dans le cabinet. )

J^ MARIANE , approchant doucement de Léon.

Àh ! Monsieur, que c'est bien à vous!., .j'ai tout entendu. • . et je ne me serais jamais doutée d'un amour aussi désordonné que celui-là. f%

J& LÉON

Comment ! vous étiez là ?

MARIANE

Oui. . . Nous aurons bien des obstacles , c'est toujours comme ça... Mais il ne faut pas que cela vous effraie... Nous avons le chapitre des encles barbares et des parents inflexibles. . .mais ça finit toujours par s'arranger. . . Quant à moi , vous pouvez compter sur la fidélité ordinaire , et sur la constance de rigueur.

( Elle sort. ) LÉON. j

Parbleu! la rencontre est excellente.

SAINT-GERAN.

Tiens , fais partir cette lettre.

LEON

Oui. . . oui , mon oncle ; je me retire. ( A part. ) Allons , tout a réussi au gré de mes vœux ... et cependant je suis moins content que je ne l'aurais cru. ( En s 'éloignant , il salue Caroline qui entre. j«nJ ^ / *

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