‹ Caroline en Sicile (volume 5)Chapitre 10 sur 14 · RETOUR · texte numérisé non relu

RETOUR

Resté seul sur le grand chemin , Fabio fui en proie à des senlimenis contradictoires et compliqués comme sa situation. D'une part, il en voulait à la reine de l'avoir quitté si brusquement pour suivre Castroné, qui, en rendant à Caroline un service que lui-même n'avait pu lui rendre , avait pris sur lui un avantage marqué, et c'est là ce qui Tirritaii le plus. D'autre part , il se sentait immensément soulagé et ne pouvait s'empêcher de bénir sa solitude. Enfin il s'apparie-

nait! Enfin il pouvait être lui-même' Cette longue journée de contrainte, d'anxiété, de mensonge, avait été pour lui une si cruelle torture que son cœur chantait malgré lui Thymne de la délivrance et de la liberté. Sisyphe affranchi de son rocher classique , et les Titans de la montagne qui pesait sur leur poitrine, ne durent pas respirer plus à l'aise ni éprouver un plus grand bien-être. Pauvre amant heureux ! était-ce bien là, vraiment, le lendemain d'une royale conquête et les félicités qu'il avait rêvées? Quelle expialion ! quel mécompte ! L'ambition même , cette passion solitaire , égoïste qu'il avait prise pour l'amour, ou du moins confondue avec lui, et à laquelle il avait sacrifié son repos , sa droiture , l'ambition ne le soutenait plus alors de ses aiguillons brûlants.

f Eh bien ! lui dit Rosario, sortant pour la première fois de la réserve qu'il s'était imposée tout le jour, la dame nous a plantés là.

— Plantés là , comme vous le dites , répondit Fabio, rappelé tout à coup au sentiment des réalités.

— Et nous, qu'allons-nous faire?

— C'est la question que j'allais vous adresser.

— M'est avis , puisque vous me faites Thon-

nenr de me consulter, qu'il ne serait pas indifférent de penser au souper. J'ai là , dans ma carnassière, de quoi réparer nos forces.

— L'avis me parait si bon que je m'y range sans observations. Seulement où irons-nous souper? Voilà la question. Entrerons-nous ou n'enirerons-nous pas à Caslelvétrano?

— Là-dessus je n'ai point d'opinion; prononcez vous-même. Quant à moi, je n'ai jamais aimé les villes , pas même pour y souper et pour y dormir. Lorsque je suis là dedans , il me semble que l'air va me manquer et les murs se rapprocher pour m'élouffer. Parlez-moi des forêts. Là , pas de murailles , pas de barrières ; on y respire à pleins poumons l'air libre du ciel , et l'on y dort bercé sur les grands arbres par les brises de la nuit. Voilà la véritable chambre à coucher du braconnier. >

Celle consultation avait lieu à la porte de la ville, où l'un et l'autre étaient parfaitement étrangers. Qu'auraient-ils été faire dans celte prison? Pendant que Rosario parlait, Fabio roulait dans sa tête le plus dangereux et le plus fou des projets.

< Rosario , dit-il après un moment de silence, je n'aime pas plus que vous le séjour des villes ,

sans compter qu'on y est exposé plus qu'ailleurs au danger des mauvaises rencontres. Ainsidonc, si vous m'en croyez , nous brûlerons la politesse à la ville de Caslelvélrano, qui ne tient pas plus à nous que nous ne tenons à elle...

— Et nous irons souper?...

— Dans une cassine de ma connaissance , où nous serons reçus comme chez nous ; mais pour cela il faut que voire appétit ait de la patience, et nos chevaux des jambes pour six milles encore.

— Va pour la cassine ! avec cela qu'il n'y a pas plus de bois qu'il ne faut par ici pour bivaquer. Six milles ne sont pas le bout du monde. Les bêles n'en mourroni pas ni nous non plus , et pour être relardé le souper n'en sera que meilleur.

— Vous m'avez servi de guide pendant le jour, c'est à moi ce soir à vous rendre la pareille. »

Cela dit , ils tournèrent le dos à la ville sans plus de cérémonies , et ranimant non sans peine l'ardeur éteinte de leurs chevaux, qui, semant déjà l'écurie du fundaco , se croyaient au terme de leurs fatigues, ils continuèrent leur route au milieu d'une nuit profonde mais calme. Une heure après ils s'arrêtaient devant la grille rouillée de Boncévino.

Fabio fut surpris de la trouver fermée : d'ordinaire, on ne prenait pas tant de précautions ; sa cour était accessible à tout venant. Il faut, pensal-il, que Pipo ait eu quelque alerte ouqu'il redoute une visite importune. Il l'appelle une fois , deux fois, trois fois... j)oint de réponse. Il appelle encore... même silence.

i Au diable le dormeur ! s'écria-t-il im[)atienté et en essayant de forcer la grille.

— Qu'à cela ne tienne, dit Rosario en descendant de cheval , elle ne m'a pas l'air d'être des plus solides. >

D'un coup de pied vigoureux , il fil sauter la serrure rouillée , la porte s'ouvrit.

< Ah çà ! continua-t-il en tirant son cheval par la bride, il faut que vous soyez bien sûr d'être chez des amis pour entrer chez eux d'une façon si cavalière, et à une heure indue encore ; car s'il n'est pas minuit il n'en est pas loin.

— Entrons, entrons toujours, je me charge de faire entendre raison au maître de la maison. *

En ce moment un grand lévrier se précipita dans la cour en aboyant avec fureur, il alla droit sur le caniche qui fit bonne contenance et les deux mammifères se tinrent l'un l'autre en arrêt en grognant sur la même gamme et en se mon-

irant leurs dents blanches et pointues. Peu à peu cependant ils s'apaisèrent : il paraît môme qu'ils ne se déplurent pas et que leurs physionomies sympathisèrent , car ils se mirent à jouer de la queue au lieu de jouer des dents , et se flairèrent avec tous les caractères d'une amitié naissante.

« C'est bon signe, dit Rosario; quand les chiens s^entendent c'est que les maîtres se conviennent.

i Vous dites plus vrai que vous ne le pensez, i> répondit Fabio.

A peine avait-il achevé que le lévrier s'élança sur lui en poussant des hurlements de joie ; il venait de le reconnaître et, jetant ses deux grandes pattes sur les épaules , il le couvrit des caresses les plus tendres et les plus passionnées. Argus, le vieux chien du vieil Ulysse, ne témoigna pas plus de joie au retour de son maître.

4 Ah çà î reprit Rosario attendri par les transports du lévrier, ce beau chien vous appartient et vous êtes ici chez vous. Il n'y a que le maître qu'on reçoive de cette manière.

— Eh ! oui , mon cher hôte, je suis chez moi et vous aussi. J'ai voulu vous recevoir dans ma cassine, quoique pour le quart d'heure je n'y sois guère en sûreté, et vous rendre à Boncévino votre cordiale hospitalité de la Barbara. »

En ce moment on entendit résonner sur les dalles du vestibule la jambe de bois de Tinvalide; la porte s'ouvrit et Pipo parut , une lanterne à la main.

< Arrivez donc , dormeur obstiné ! lui cria Fabio en contrefaisant sa voix , c'est donc ici la maison du sommeil?

— Un moment, un moment, répondit Pipo de mauvaise humeur, en achevant de boutonner son uniforme et d'ajuster son bonnet de police. C'est ici la maison d'honnêtes gens ; et vous autres , qui êtes-vous pour réveiller le monde au milieu de la nuit et pour forcer les grilles? Que demandez-vous?

— Nous demandons le capitaine Fabio.

— Et que lui voulez-vous ?

— Que vous importe? Nous voulons le voir.

— Par sainte Rosalie ! vous ne le verrez point. On ne se présente pas de cette manière chez un homme comme lui. Apprenez que le capitaine est l'ami de la reine, oui, messieurs, son ami ; Sa Majesté nous a rendu visite plusieurs fois ; que même un jour, elle m'a dit, à moi qui vous parle : < Pipo, je suis content de toi! »

— Ma foi, dit brusquement Fabio en reprenant sa voix naturelle , je n'en dirai pas autant ; car

voici une heure que nous causons et tu n'as pas reconnu ton capitaine. Va , mon lévrier a meilleur nez que toi.

— Est-il bien possible! s'écria l'invalide en laissant tomber sa lanterne.

— Ce n'est pas le moyen d'y voir plus clair , dit Rosario en la ramassant.

— Tu n'es donc qu'un imbécile, continua Pipo en s'apo.sirophant lui-même, un véritable idiot! Quoi ! lu as là ton capitaine devant les yeux et tu ne le reconnais pas ? Pardon , mon capitaine , pardon ! C'est qu'aussi vous avez un drôle de costume. La zingara ne m'avait pas dit que vous eussiez changé de peau. »

Notre invalide alla refermer la grille et rajusta de son mieux par prudence la serrure disloquée par Rosario ; il mit les chevaux au râtelier, tira tous les verrous de toutes les portes de la maison ; et , après avoir rempli consciencieusement son double office de concierge et d'écuyer, il revint prendre ses fonctions de valet de chambre et de cuisinier ; mais il trouva la place occupée ; quant aux dernières , le braconnier les avait usurpées en son absence, et s'en acquittait de manière à légitimer son usurpation.

« Je vous laisse faire, quoique ce soit le

monde renversé , lui disait Fabio en caressant son lévrier couché entre ses jambes , tandis que le caniche étendu sans gêne au coin du feu suivait de l'œil tous les mouvements de son maître: le chasseur a le droit immémorial d'apprêter en personne le gibier qu'il a tué ; mais j'ai le droit , moi , de l'arroser, et j'en use. »

Pipo comprit ce que cela signifiait. Il disparut sans mot dire, et reparut un instant après avec trois bouteilles de Syracuse toutes poudreuses qu'il [)08a sur la table avec précaution.

« C'est du fameux, dit-il, et fièrement bouché ! aussi, n'est-ce pas à celui-ci qu'on appliquera le proverbe :

Amor di nieretrice e vino di fiasco

La mattina è biiono e la sera è gnaslo (l).

Bon il était ce malin , et ce soir... vous m'en donnerez dos nouvelles. »

Tout était prêt, Rosario donna le signal. Une grosse botte de sarments secs jetée dans l'àtre ajouta au plaisir de la bonne chère et du bon vin le charme d'un feu clair et peiillant.

f Maintenant, dit Fabio à son convive, vous savez qui je suis.

(1) Amour de courtisane et vin en bouteille est bon le matin et le soir est gâté.

— Sans m'en vanter je m'en doulais bien un peu ; j'ignorais votre nom , c'est vrai , mais je devinais votre profession, et voilà pourquoi , indépendamment des recommandations de M. le comte Allégroni , j'ai sympathisé tout de suite avec vous : le militaire est frère du chasseur. Je savais bien que vous n'étiez pas fait pour suivre à Palerme ces sales conciapelli. Mais , je gardais mes remarques pour moi : tout le monde a ses secrets. Les affaires de monsieur le comte ne me regardent pas, ni les vôtres non plus. Sufût!... Vous avez là , capitaine, un Syracuse qui ne me fait pas de peine.

— A la santé de saint Hubert et de ses fidèles! dit Fabio en remplissant le verre du braconnier.

— Ça n'est pas de refus î » répondit Rosario en joignant l'acte à la parole.

Inutile d'ajouter que ce toast avait été précédé et qu'il fut suivi de beaucoup d'autres.

« Et moi, mon capitaine, dit Pipo avec sa familiarité de vieux serviteur, ne me permettrezvous pas de boire à votre santé et de fêter votre heureux retour ?

— Bois , mon vieux , bois à plein verre. Celte nuit est la nuit de la liberté ; profitons-en , car demain Dieu seul sait où nous serons.

— Comment î vous arrivez à peine et vous songeriez déjà à repartir? Vous n'êtes donc pas tout à fait libre.

— Pas tout à fait, cVst-à-dire pas du tout. Pas plus tard que demain il faut me remettre en campagne.

— Hélas, dit l'invalide en frappant tristement sur sa jambe de bois , pourquoi n'ai-je pas mes deux jam.bes comme tout le monde ? Avec ce manche à balai au bout du genou , je ne suis bon à rien : je ne puis pas même accompagner mon capitaine.

— Tu m'es bien plus utile à la cassine. Qui la garderait en mon absence?

— Ce n'est pas l'embarras , elle a bon besoin d'être gardée. Il n'y a pas de jour qu'on ne voie rôder alentour quelque figure suspecte ; voilà pourquoi je ferme la grille au coucher du soleil et même avant. Les espions abondent , il en vient de toutes les couleurs ; ce malin encore j'ai donné la chasse à un grand drôle qui voulait à toute force entrer dans la cassine. Le plus souvent qu'on va livrer la place à un je ne sais qui ! Pour celui-là, il a eu son compte, le lévrier aidant , on lui a soldé son arriéré : il ne reviendra pas de sitôt , j'en réponds.

CAROtINB. — 3. m

— Mais il en viendra d'autres et j'aime autant me priver de leur visite. »

Tout à coup une voix se fit entendre à la grille.

« Quand on parle du loup , dit Pipo , on le voit paraître.

— Plût à Dieu , ajouta le braconnier, qu'il en fût de même des lièvres et des perdreaux? On en parlerait toujours.

— Imbécile que je suis ! s'écria Pipo en se donnant un coup de poing au milieu du front, j'ai oublié d'accrocher un manteau à la fenêtre , à défaut de rideaux : la clarté de la lampe et du feu a attiré l'attention; il n'en faut pas davantage pour faire pleuvoir ici tous les espions du pays : ils vont à la lumière comme les mouches. »

La voix continua à se faire entendre plutôt suppliante qu'impéraiive.

< Pipo ! disait-elle, ouvrez-moi la porte , mon bon Pipo.

— Je ne sais par quel sortilège tous ces intrigants savent mon nom , et ils (ont tous la petite voix; je suis toujours leur bon Pipo! leur excellent Pipo! Permettez, mon capitaine , que j'envoie le lévrier à la découverte. >

Le lévrier, suivi de son nouvel ami le caniche,

s'élança dans la cour en aboyant ; mais arrivé à la grille il se lut tout à coup.

« Preuve, dit l'invalide, que c'est un visage de connaissance. Je vais y voir.

— Et moi aussi ! » dit le prudent braconnier en prenant son fusil.

A tout hasard, Fabio prépara le sien et enfonça son chapeau sur ses yeux , de manière à cacher sa figure. Ces préparatifs de défense étaient bien superflus, car hommes et chiens rentrèrent bientôt , accompagnés d'une vieille femme qui n'était autre que la zingara.

« Mon bon cher Pipo , disait-elle à l'invalide, j'ai vu de la lumière en passant , et comme le froid de la nuit m'a saisie en revenant de Mazzara , j'ai pensé à vous demander un air de feu et un doigt de vin. Je vous tirerai les cartes en échange et vous donnerai des nouvelles du capitaine. »

Là-dessus elle alla s'accroupir au coin du foyer, après avoir avalé un verre de Syracuse exactement comme nn verre d'eau -

i Quelle pompe aspirante î dit l'invalide.

— Plus la mousse est sèche , ajouia Rosario , mieux elle absorbe la pluie. »

La zingara répondit à ce compliment par un

regard fauve et méchant ; puis son petit œil gris rentra sous ses paupières rouges , et elle ne parut plus occupée qu'à réchauffer ses vieux membres glacés.

« Ah çà ! la mère , dit Fabio , qui se souvenait de l'avoir déjà , quelques semaines auparavant , rencontrée, avant Taube, sur le pont de la Délia» tu cours donc les champs toutes les nuits comme les chouettes; crains-tu qu'il manque des sorcières au sabbat ?

— Apprenez , mauvaise langue , répondit la zingara sans lever la tête , mais non sans regarder de travers son interlocuteur, que je suis aussi bonne chrétienne que qui que ce soit ici ; ceux qui prétendent le contraire sont euxmêmes des enfants du diable. Si je voyage la nuit, c'est que cela me convient apparemment ; j'en ai bien le droit , j'imagine , et je n'ai de compte à rendre à personne.

— Excepté à moi , dit Pipo : lu m'as promis des nouvelles du capitaine , et lu ne sortiras pas d'ici avant d'avoir rempli ta promesse. >

Pour toute réponse , la pythonisse tira de sa poche un paquet de cartes qui ne la quittait jamais, ni le jour ni la nuit, et se mit à les battre avec un sérieux imperturbable ; après quoi elle

fit sur ses genoux un jeu cabalistique en marmottant des paroles inintelligibles.

€ Je vois toujours dans les caries la même prison , dit-elle enfin ; mais cette fois elle est vide ; je vois plus loin un homme en voyage , et plus loin encore une maison isolée. Ici les cartes se brouillent , je ne vois plus rien.

— Et ce grimoire demanda Pipo, signifie?...

— Que votre maître est délivré et qu'il est en route à cette heure pour revenir chez lui. Maintenant que je suis réchauffée , je vous souhaite le bonsoir.

— Celte sorcière m'aurait-elle reconnu? dit Fabio quand elle fut partie. Je le crains. Elle a jeté sur moi à la dérobée , tout en battant ses cartes, des regards équivoques. Ma voix, quoique je Taie déguisée , peut m'avoir trahi et encore plus les caresses de mon lévrier. Après tout, que m'importe?

— Connaissez- vous bien celte femme ? demanda Rosario d'un air préoccupé.

— C'est une espèce d'égyptienne qui demeure ici près et qui gagne sa vie à dire la bonne aventure.

— Ne vous y fiez pas ; une délation est bientôt faite.

— Avienne que pourra! Je n'en aurai pas moins passé celle nuit dans mon lit , ce qui ne m'est pas arrivé et ne m'arrivera probablement pas de longtemps. C'est un caprice dont je me suis passé l'envie. Demain on avisera. A chaque jour suffît sa peine. Bonsoir , mes amis , imitez mon exemple, nous avons tous besoin de repos. »

Cela dit , il alla dormir aussi tranquillement que s'il n'eût pas été contumace et qu'il n'y eût jamais eu en Sicile ni Anglais ni Caroline.

Rosario n'était pas si rassuré. Il commença par lâcher les deux chiens dans la cour afin de n'être pris à l'improvisle dans aucun cas ; puis revenant à Pipo :

« C'est à moi , lui dit-il , de garder le capitaine ; j'ai répondu de lui sur ma tête à M. le comte Allégroni, et sa seigneurie s'en prendrait à moi s'il lui arrivait malheur. Allez vous coucher, je ferai sentinelle le resie de la nuit, »

Là-dessus un combat de générosité s'engagea, et les parties décidèrent, pour se mettre d'accord, qu'elles veilleraient tour à tour et se relèveraient d'heure en heure ; ce qui s'exécuta jusqu'au malin avec une ponctualité toute inililaire.

« C'est égal, se disait le prudent braconnier en faisant sa faction; cette zingara ne me plaît pas.

Son petit œil gris n'annonce rien de bon. » Ses inquiétudes auraient été bien plus vives Qt plus légitimes s'il avait pu savoir qu'au lieu de regagner son gîte en sortant de la cassino, cette vieille suspecte avait pris en tapinois le chemin de Mazzara.

Page 1