‹ Carpeaux, 1827-1875Chapitre 83 sur 90 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

Nous voudrions clore ici le triste récit d’une agonie cruelle entre toutes. Hélas ! tant de regrettables indiscrétions ont pénétré, disséqué, déformé le drame intime qui s’est déroulé au chevet du célèbre statuaire, que nous reconnaissons aujourd’hui l’impérieuse nécessité de rétablir l'authenticité de faits pénibles — ces révélations ne pouvant porter atteinte au respect dû à la mémoire de Carpeaux.

La vie s’avance à grands pas ; nous sommes les derniers représentants du nom illustre. Avant que la mort ne glace nos mains et ne scelle nos lèvres, nous nous devons d’assumer cette tâche douloureuse, le recul du temps n’ayant pas encore fait justice de coupables inexactitudes. « Des suggestions intéressées, l’ignorance crédule, la malveillance toujours prête à colporter la calomnie, ont fait leur œuvre ». (2).

Le point de départ de ces pénibles investigations dans la vie privée

(1) André Michel. Une conférence sur Carpeaux ( Revue Hebdomadaire, 9 mars 1912).

12) Victor Margueritte. J.-B. Carpeaux, 1827-1875. Ce livre a été publié en 1913, du vivant du prince Stirbey : Victor Margueritte ne l’a écrit qu’aprés avoir compulsé nos documents. À quelques erreur+ près, il est l'expression de la vérité. Selon nous, il était plus que suffisant pour détruire d’odieuses légendes. À cette époque, la plume de l’écrivain n’avait encouru aucun blâme : son œuvre sur Carpeaux restera parmi les plus beaux hommages rendus au grand maître français.

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