‹ Cartells et trustsChapitre 60 sur 87 · Voir la Conférence précitée de M. Éllennei l'UnJoD · texte numérisé non relu

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:B ÉCONOMIQtE DD TRUST. 177

e soutenir qu'a priori nos intérêts ent moins de ceux de la grande nation e de ceux de l'Angleterre et de l'Alctement menacées que nous par l'exle, L'Amérique exporte surtout en

(194.846.000 en 1901), des céréales

(48.890.000), du cuivre (37.802.090), des huiles de pétrole etde schiste (36.233.000), databac en feuilles ou en côtes (26.882.000) produits dont les uns font radicalement défaut sur notre sol et dont les autres y sont récoltés en quantité inférieure à notre consommation. Par contre, nombre des articles qui composent notre exportation en Amérique, les tissus de soie (73,905.000 francs en 1901), les fleurs artificielles et ouvrages de modes (10.745.000), les vins (8.351.000), l'article de Paris (tabletterie, bimbeloterie, etc.) (8.215,000), les vêtements et la lingerie [5.882.000) ne paraissent pas, du moins d'ici à un certain temps, pouvoir être aisément remplacés par des produits américains d'égale qualité.

Peut-être ces circonstances facilite raient- elle s entre la France et l'Amérique, au prix de concessions réciproques ' , la conclusion d'un accord si la ligue européenne que l'on nous prédit se formait un jour et refusait de nous concéder les avantages que nous aurions le droit de réclamer. Quoi qu'il en soit, si une telle éventualité

1. Ce< concessions ne âevraienl évidemment pas impliquer le sacrifice des Intérêts vita m denolre agriculture au de celles de nos industries qoi se trouvent eu Ëlat d'infériorité par rapport aux ÎPdualrieB similaires d'Amérique. Hais une transaction pourisit peut-être intervenir entre la France et les Ëtali-Unis. une entente avec une nation européenne, leur alliée et leur enlreposllalre dans l'ancien monde, serait en effet — antageuse pour les Ëlats-Dnia, surtout si une guerre de tarifs devait 1 jour éclater entre eux et tels ou tels États d'Europe. Or, pourquoi France ne serait-elle pas celte alliée de l'Amérique ï — voir à ce pros, dan» la Vie flnanctirt du f» novembre, les observations présentées r M.Mereet, président de l'Union Coloniale française, contre la Ihéorie risolemenl et en faveur d'une entente de nos compagnies marilimes ec le groupe Morgan.

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venait à se produire, le gouvernement français a devoir de ne pas se laisser entraîner à la légère, au nom d'une prétendue solidarité des intérêts européens, à conclure une alliance douanière que ne justifierait pas ane réciprocité de traitement '. La stricte application de la maxime : do ut des, devenue le principe directeur de toute la politique internationale contemporaine, s'imposera tout spécialement lorsqu'il s'agira pour la France de négocier un règlement d'intérêts avec des nations d'esprit aussi positif et avisé que l'Angleterre, l'Allemagne ou les Etats-Unis*.

1. De mCme la Bympatbie ou l'anllpilhle que l'on peut profeiser â l'égard dei trust! imériCBlnB n'a rien i voir atec Ift question de WTOlr quel parti notre paya devra prendre su cas où un conOït commercial Burgirail entre lea Ëlats-Unis et l'Europe. Nous avons cm devoir juger aëvéremenl lea tmals d'autre- OcËin. Hais aprëa tout ils n'ont eiploitt jusqu'ici que le consommateur américain dont nous n'avans pas à défendre la cause. La considération de l'Intérêt national doit ici primet toutes lea autres.

S. Ka moment où noua acbevons de corriger les épreuves de ce yo- ■unie, nous apprenons la rormation d'un Comité central des Armaletat de France qui groupe nos principales compagnies de navigation maritime. Le nouveau syndicat dont le siège social est situé à Paris, IB. rua de l'Arcade, a pour secrétaire général U. Paul de Rouaiers ; il ne pouvait faire un meilleur choix.

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