Discours de Providence (Rbode Islaod) du «3 loQI 19H
ànaa f he Otiltook du 13 septembre lUOl tes dlscoan proDoocé: à FItcbburg et à Bangor.
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uc les pratiques préjudiciables au cornent élre empêchés, grâce au pouvoirquc 'églementer le commerce avec l'étranger blir pour le commerce certaines règlea, 'égissant directement, ainsi que ses ins-
ande ensuite le vote d'une loi e(~ les trusts. Si cette loi devait être 1, il faudrait amender la constitu-
isident est opposé à toute révision s. Ses déclarations à ce sujet sont ■e-partie du mot célèbre de M. Haotection est la mère de tous les
i n'a aucun rapport avec celle des tarifs, protectionniste que les États-Unis sont lères, et des modifications survenant à iraient que de factieux efTeis.
.'excellents résultats pour la prospérité nieux supporter pour le moment de léi de liouleverser le commerce.
<e de la protection, modifions-le au fur et formeront les besoins nationaux, mais 'stéme.
e est que les droits protecteurs doivent "érence entre le prix de la main-d'ceuvre t respecter les droits et le bien-être de ïur améric^ns.
moins temporaire des droits de t l'un des moyens les plus elTtcaces
les trusts qui tentent d'exploiter immateur. — lln'en reste pas moins r le pouvoir fédéral les moyens de s, en se déclarant favorable au
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principe d'uoe réforme qui établirait de8 actes coostitutifa du trust et rendrai la scandaleuse majoration des apports, Roosevelt a bien mérité de ses citoyens, une courageuse initiative, dégager des com qui lui ont été si long^mps et si justei chées l'honneur du parti républicain dom Les socialistes se sont montrés logiqi sant de prendre parti contre le trust qui ralt comme l'un des agents de la révoh mique prédite par Karl Marx. Un orateur i Thomas Morgan {de l'Illinois], a nettem cette doctrine au congrès de Chicago.
• Nous,BociaUs(«s, nous Déconsidérons pas fini telle ou telle industrie, de telle ou telle entrepris» Ëtat, de telle ou t«Uc nation. Nous considi^ron l'humanité entière, tel qu'il est compris dans le ( de l'industrie et du commerce modernes...
• Xous, socialistes, nous voyons clairement ceci la petite boutique et la petite usine ont C^t placi sements plus vastes, de même la petite entreprise es des sociétés anonymes de plus en plus grandes ( à leur tour dans des trusts. Ces trusts eux-méme: de plus en plus considérables et de moins en moi lln'est pas besoin d'fttreprophètepourentrevoirau (évolution un Irustuniquc qui auraal>sorbc tous les voyez-vous pas, vous, des hommes d'affaires, ne v comme nous les socialistes, au terme de cette int lion de la propriété de la terre, des moyens de | de répartition la fin du principe de la propriété p
A ce coup de clairon collectiviste répoi guerre des anarchistes qui saluent eux ai trust, un agent de destruction sociale et qu le défendent. L'un des apôtres de l'anarch rédacteur de la Liberté de New- York, s'esi ces termes : u Le trust est inattaquable
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cette forme dé la coopération parce qu'elle restreint la concurrence, est une absurdité, car Targument prouve trop. Le trust ne supp;*ime pas plus la concurrence que la concurrence elle-même ne supprime chez autrui le droit à exercer la concurrence. Le trust met obstacle à la concurrence en produisant et en vendant meilleur marché que ses compétiteurs. Mais en ce sens tout concurrent heureux met aussi obstacle à l'exercice de la concurrence chez ses rivaux. »
« Les sources de tous les maux — poursuivait Tucker — sont ces quatre institutions : le monopole des banques, le monopole de la terre, le monopole douanier, le monopole des brevets. Ces injustices sociales profitent au particulier comme au trust; entre l'individu partisan de l'ordre social actuel et le trust, l'anarchisme se refuse à prendre parti. »
L'action sociale des trusts.
L'argumentation des socialistes et des anarchistes d'une part, celle de M. Bryan, interprète du parti démocrate, d'autre part, placent sur un terrain tout nouveau la controverse à laquelle ont donné lieu les trusts. Il est certain en effet que le problème des trusts ne se ramène pas exclusivement, selon la forte expression de M. Bryan, à une question de dollars et de cents. Quelle influence l'évolution économique nouvelle doit-elle avoir sur les destinées sociales de l'humanité, sur la condition morale du peuple, sur son intelligence, jur son caractère, sur sa volonté? C'est là une interrogation qui, elle aussi, se justifie, disons plus, qui s'impose. Il est assurément fort intéressant de savoir si le trust augmente ou diminue les prix de vente et les
salaires; mais cet aspect de la question n'est ni le seul, ni même peut-être le plus important. S'enrichir par le gain ou par l'économie n'est pas, après tout, le but suprême ; l'argent est une force auxiliaire^ il n'est ni une fin dernière, ni une règle de vie, ni un principe. U se peut que le trust accroisse la fortune de FÂmérique. Mais cette grande nation sera-t-elle meilleure et plus heureuse" sous le régime nouveau? C'est là aussi une question qui doit être posée et dont l'importance ne le cède à aucune autre.
Or c'est surtout si on l'examine au point de vue social que le rôle des trusts paraît mériter un jugement sévère.
Et tout d'abord, le trust favorise manifestement la corruption parlementaire. « Il n'est pas douteux, écrit M. Jenks (op. aï., p. 190), que dans nombre de cas les trusts aient versé des sommes considérables pour influencer d'une manière ou d'une autre les pouvoirs législatifs, n Dans les assemblées législatives de plusieurs Etats, des députés se sont fait une lucrative habitude de ^ déposer des propositions hostiles aux trusts dans l'espoir qu'on les achètera pour retirer ces motions. Ce chantage a pris de telles proportions, nous dit le même auteur, que les agents des trusts ont jugé plus économique d'acheter en bloc et une fois pour toutes leurs auteurs que d'avoir à traiter avec eux en détail et dans chaque circonstance. On raconte ainsi que le leader d'un parti au pouvoir dans un grand État a reçu pour prix de son concours dans un vote parlementaire un coquet pot-de-vin de 150.000 dollars (750.000 francs). Devant la première commission d'enquête sur lesi trusts, celle du Lexow Committee^ M. Havemeyer n'a pas fait beaucoup de difficultés pour avouer que le trust du sucre subventionnait dans di-
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vers États le parti le plus fort : ici les républicains, là les démocrates.
L'achat des consciences parlementaires n'est que Tune des multiples opérations immorales auxquelles se livre le trust. Il s'efforce encore, nous l'avons vu, de corrompre les employés de ses concurrents ; tout au moins il ferme complaisamment les yeux sur les intrigues de ceux de ses agents qui tentent de le servir à ce point de vue. Les trusts sont aussi véhémentement soupçonnés d'avoir su se ménager parfois à prix d'argent certaines intelligences dans le corps judiciaire ; de fait, les arrêts et les décisions de justice ont presque toujours eu pour effet de paralyser les dispositions légales contre les trusts. L'économie complexe de la législation américaine justifie plusieurs de ces sentence^s; elle ne les justifie peut-être pas toutes.
Une institution encourt déjà la censure des honnêtes gens lorsqu'elle est manifestement corruptrice, lorsqu'elle se présente avec un cortège de caractères avilis et de consciences souillées. Il n'est guère d'amnistie pour de telles pratiques dont on peut dire qu'elles constituent un forfait social. Le mot de l'Écriture : « Malheur à celui par qui le scandale arrive ! » flétrit à jamais par avance de telles institutions.
Il est encore un autre reproche que l'on adresse au trust : celui d'énerver dans le peuple américain l'esprit d'entreprise, de l'habituer à se laisser diriger par autrui, à suivre une impulsion au lieu de délibérer librement sur la route à prendre. Les trusts répondent, il est vrai, qu'ils opèrent un simple déplacement de l'exercice de ces facultés déléguées par eux à quelques chefs véritablement aptes au commandement ;
l'homme ^de valeur continuera à penser, à agir, sur un
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plus vaste comme ingénieur ou directeur du son activité cérébrale sera élargie, non dimi-
argument ne parait pas concluant. Pour un ^ de valeur dont l'intelligence conservera un t digne d'elle, combien d'autres en effet seront s dans des tâches inférieures ! L'unité de directla règle du trust, encore qu'il laisse quelque nce d'autonomie aux établissements qu'il fu- . D'une nation de travailleurs libres et de is, il fait donc une nation d'employés et de s. C'est là un fait social dont les conséquences it être considérables.
ictoire des trusts aboutit au surplus au despoe plus dangereux et le moins noble : celui de I jour où toutes les industries étant exercées par its, toute concurrence aurait été sujçrimée — ce us l'avons vu, n'a encore eu lieu que temporai- ;, — l'Américain serait esclave. Sous le régime dustrie libre un ingénieur, un contremaître, un ■ congédié par son patron peut retrouver du
cliez un autre. II en serait autrement sous le i autocratique des trusts. Le trust maître de
les usines qui concourent à l'élaboration d'un produit, inscrira-t-il un travailleur sur ses listes scription, cette décision équivaudra à l'ancienne ction romaine de l'ean et du feu. Où ira cet
que sa profession rejette et qui sans doute n'en i pas d'autre? il devra s'expatrier ou recom- •, à 30 ou 40 ans, l'apprentissage d'un autre . Une telle menace, suspendue sur la tête de , mettrait l'Amérique à la discrétion des trusts. t enfin un dernier péril que les défenseurs des 3 sociales doivent d'autant moins méconnaître
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que leurs adversaires prennent soin de le leur signaler. Le trust est le fourrier du collectivisme. Chaque trust préside aux destinées d'une industrie ; mais l'intégration n'a pas atteint son point culminant. L'ère des trusts groupant les établissements d'une seule industrie paraît close. Les trusts les plus récents paraissent devoir se constituer par groupes d'industries similaires, tel celui de l'acier qui a absorbé les trusts particuliers de la métallurgie. Entre ces trusts qui concentrent des groupes industriels existent déjà des liens étroits, des soudures ; le trust de la navigation est fils de celui de l'acier, selon l'heureuse expression de M. de bousiers. Les trusts du pétrole et de l'acier sont alliés et amis. Un jour viendra peut-être où, de fusion en fusion, il n'existera plus que cinq ou six trusts gigantesques qui finiront eux-mêmes par se fondre en un seul trust colossal. La révolution sociale serait alors faite à la grande joie de ceux qui en attendent la renaissance de l'âge d'or, en dépit au contraire des avertissements et des efforts de ceux qui la redoutent justement comme le plus grand et le plus aveugle cataclysme dont soit menacée l'humanité. — Le parti collectiviste ne s'y trompe pas : il attend des trusts le renfort qui doit, espère-t-il, lui donner la victoire.
ues et des critii s trusts, il est peut, l'opinion é iciations, qu'aui ^slateur en vue B prévenir le rel mpables.
ition est bien sii dicter la méfia riséesont été prit tpar les assembi è des législation) iqu'iciéténulle.I méricain a men les consolidatio) onseillers des ti !nce et leur subt les directeurs d( le s'en convainc ^slation américe le abord entre e la confédérati(
ique État dont les prescriptions - ne sont que sur le territoire de cet Etat. Au-deseux législations, il y a la constitution des ui assigne à chacune d'elles ses limites et rtains principes fondamentaux supérieurs ois.
ion fédérale relative au trust est formulée i de 1890 dite Sherman Act qui déclare ut contrat, toute combinaison en forme de :ement ayant pour but de mettre entrave
ou au commerce entre les divers États lèverai states) ou avec les nations étran-
contrevenants sont punis d'une amende i.OOO dollars et d'un emprisonnement dont jcima est uu an. Le même acte punit des îs toute tentative en vue de monopoliser : ou l'industrie entre les divers Étate ou ons étrangères.
araEt bien formel et on ne conçoit guère uisse échapper à son application. Erreur
par les légistes !
s de la constitution américaine le congrès lur légiférer que surles questions relatives i entre Etats ou avec l'étranger. La cour
États-Unis a donc jugé que le fait par le e d'acquérir une raffinerie de sucre située ire d'un État ne tombait pas sous le coup Act alors même que cet achat devait avoir lence de rendre toute concurrence presque IX rafBneurs indépendants de cet État.
ait la prévention, la corporation qui a raffinerie se propose d'exporter le sucre
États ! 11 y a donc de sa part tnterstate ionc la loi de 1890 est applicable.
Nullement, répondit le juge Fuller di adopta l'opinion. « Le fait qu'un article e:
turé pour être exporté dans un autre État à lui donner le caractère d'un acte de com États. La loi de 1890 oe prohibe que les sei mettent directement et immédiatement commerce entre États, n
La production américaine presque enti< vemée par les trusts, l'industrie libre est annihilée et l'on en est encore à chercher i diquement établi constituant le délit d'enti merce d'État à État! Cette constatation peu dérée comme le chef-d'œuvre de la scienc
Mais, dira-t-on, il reste la législation Chaque État a le droit de légiférer contre de leur interdire de produire ou de trafic territoire. Cette ressource est tout aussi il antiUust laws sont légion'. Vingt-sep voté des lois de cette nature; dans quii prohibition des trusts est inscrite dans la < Résultat de ces dispositions législatives tionnelles? Néant.
L'explication de cette faillite législativ Ce sont encore les jurisconsultes qui noua Un État peut bien interdire la formation ( son territoire, mais il ne peut entraver 1 entre Etats. Ainsi la législation de Nev bien empêcher un trust de se former dan de cet État, mais non pas interdire à un t siège social serait situé dans un autre Éts Jersey ou le Delaware par exemple — d'imj York et d'y vendre tous les produits qu'i!