I. Ibid,, p
)• • iobemus ne quis cujuscumque vestis, vel piscis, vel cujuslibet
ateriae monopolium audeat exercere neve... paciscatur ut speciesdi-
rsoram corporum negotiationis non minoriSi quam inter se slatuerint,
numdentur. •
!■« moyen ft0«. Rastrictlon de U concui l'inlliiencednrAgiina corporat
Au moyen flge l'organisation du travs et dans la plupart des pays d'Europe t ment le régime corporatifs. Pendant t mière période de l'histoire des métiers e xiii* siècle au début du xv°, la corporation verte; on peut devenir maître « pour tant t métier » à la seule condition d'aroir U d'apprentissage et d'acquitter certaines Mais l'exercice du métier n'en est pas m certaines règles souvent très minutieuses, par exemple apparaît très nettement è prescriptions et ces prohibitions. Le lé métiers veut maintenir l'équilibre écon< tous les membres d'un même corps d'état, tier doit nourrir l'homme qui l'exerce ; i qu'un marchand ou un fabricant devienne développant sa production ou son trafic de ses confrères. Restreindre la concuri la liberté de l'industrie pour sauvegan mattres-artisans le principe de l'égalité ni té chrétienne, telle fut l'idée fondamentf poration du moyen âge ^. Aussi les statut)
1. Nous constatons Ici simplement un fait génénlq demneni un certain nombre d'exceplions. Dani di françaises el dans plusieara vlUes non juréet, i L;on llbeité du Iravall et du commerce demeurera l.i règle de. Les corporations qui exiitaienl dans ces régio obligatoires.
î. Voir à ce sujet notre Bialoire dei Corporalioni i p. m.— Celteidéeaétclorlbieumlieeiirellerpar U.
abondent-ils en dispositions qui tendent à mettre obstacle à renrichissement rapide d'un seul, enrichissement qui aurait pour conséquence Tappauvrissement des autres maîtres. C'est ainsi que s'explique la coutume du lotissement^ — • obligation pour tout marchand acheteur d'un fort lot de matières premières d'en céder à chacun de ses confrères une part au prix coûtant; *— aucun accaparement n'est évidemment possible avec une telle obligation ^ Telle est encore l'origine de cette autre coutume qui défend ,à tout maître d'aller hors de la ville au-devant des vendeurs de denrées et de matières premières pour les acheter avant les autres, ainsi que de très nombreuses prescriptions relatives à la bonne qualité et à la bonne exécution des produits. L'uniformité des matériaux employés et des modes de fabrication plaçait tous les chefs d'industrie dans des conditions économiques analogues et maintenait entre eux l'égalité.
Par la suite, le régime corporatif subit, il est vrai, une profonde transformation. A la corporation du xiii"^ siècle, si fraternelle, si égalitaire, si hautement protectrice des humbles et des menus, succéda la communauté du xvii*' et du xviii® siècles, association fermée et jalouse, instrument d'une oligarchie marchande qui considère l'industrie comme son monopole. L'accès du métier est rendu, dès le xv« siècle, mais surtout au xvï*, plus difficile à l'ouvrier non fils de maître, par l'obligation d'accomplir un second stage en qualité de compagnon, d'exécuter un chef-d'œuvre coûteux et compliqué, de payer des droits de réception considé-
ns son récent et très important ouvrage : • Der moderne Kapitalismus», ipzig, lOOi, p. 187 et note 3.
i. Cette coutume se retrouve dans les statuts des guildes anglaises et es hanses allemandes. AYernek Sombakt, t6td., p. 188 et les auteurs ités par lui note 2.
CARTE LtS ET TnUSTS.
toutes ces charges sont ou supprimé) înt diminnées pour le/ils de maître. I nétîers on va plus loin : les fils d suis admis ou encore on limite le no !»qui deviennent de véritables charge ^ditaircs. Les prescriptions relatives itières premières et à la façon se fon is minutieuses et Iracasstères. De :
ité royale vend des lettres de maîtrise i les monopoles d'Etat en établissant des oyalâB ou privilégiées.
«s ces mesures étaient au premier chi le la concurrence. La réglementatio liècle, tendait seulement à maintenir 1' on entre tous les artisans, servait mai s égoïstes et défendait des intérêts de c; lu travail seulement limitée au moyen nant étouifée. Mais la législation de pas la seule cause qui s'opposât sou ! au développement de la concurrence
d'ordre économique contribuaient au iat de choses fondé en quelque sorte si lu partage des marchés locaux entre le chaque ville ou région.
e Induatriel. — Travail & la malo, prép<
1 maln-d'oeavre comma facteur de la proauction,
té et difficulté des traniports.
effort d'imagination est en effet nécessaire pour rer eo 1903 ce qu'étaient encore au xvii" et même [|' siècle la production industrielle d'une part et tre les échanges commerciaux et les transports.
l LE PASSÉ. 9
Dans rimmense majorité des métiers la fabrication était le résultat d'un travail purement manuel. L'outil (marteau, ciseaux, lime ou métier) était mis directement en œuvre par la main de l'homme dont il formait en quelque sorte le prolongement. On fabriquait donc par petites quantités et à des prix élevés ; car l'ouvrier, encore que peu payé, devait vivre sur son salaire et ce salaire se répartissant sur un petit nombre d'objets ouvrés majorait sensiblement leur prix d'achat. Cette circonstance que le travail s'opérait à la main ou à l'aide d'outils rudimentaires ne permettait guère du reste à un fabricant d'engager une lutte de prix avec les autres producteurs. La première condition pour conquérir un marché de vente, c'est de vendre, c'est-àdire de fabriquer, meilleur marché que ses concurrents. Or il eût été bien difficile d'abaisser notablement le prix de revient des marchandises alors que l'outillage très primitif s'améliorait très lentement et que Vêlement essentiel du prix de revient était le salaire dont le taux ne variait guère dans une même région.
La difficulté et la cherté des moyens de communication contribuaient encore à entraver la circulation des marchandises. Si les objets de luxe, les produits d'un haut prix pouvaient supporter le coût des transports, il n'en était pas de même pour les denrées et autres objets de consommation courante dont le volume est considérable par rapport à leur valeur intrinsèque. Les échanges commerciaux d'une province à une autre étaient du reste paralysés par les innombrables charges fiscales qui les grevaient (octrois, conduits, péages de toute nature). Les échanges internationaux étaient de même entravés par un régime douanier
presque prohibitif.
CAIITBLLS ET 1
Pour toutes ces raisons, l'ind concentrée était, avant 1789, es
Encore qu'nn certain n jours existé parla force des choses ( et mÈnie avec l'étranger, il est grande majorité des cas, les man consommation provenaient de la En raison des frais énormes dont les transports et en raison aussi d< des méthodes de fabrication qui t dans une production plus éconon tion au surcroit de dépenses ré:
ment, les produits des provinc l'étranger ne pouvaient lutter d( manufactures ou ateliers situés d; où devait avoir lien la mise en v(
Ainsi libérés du danger d'une les industriels et les commerçan large mesure tout au moins, les m térieur de la zone sur laquelle s'< Les statuts corporatifs s'opposait qu'une concurrence vraiment si place, et du reste les membres côte à côte, se surveillant, et se jal très, eussent craint des représaill par quelque coup d'audace de de
I. • On raliriquallpareiemple deadraps A I bonrg, Caen, Bayeux, Lisieux, ElbeuC, Louvie le-Roliou, Chartres, Dreui), en Picardie |A Flandre {Douai, Lille, Tourcoing), â Paria, en (Sedan, Metz, ChSIoDi. Nancy), en Bourgogne( (Crest, Vienne), en Provence |Aix, Apil, en Auvergne (Olliergue, Le Puy), en Languedoc t raine (Toura, Lochea). ■ Lcvisselii, Hiatoii France, 3* iditlon, t, I, p. G78.
dément leurs affaires au détriment de leurs voisins. Chaque maître avait une clientèle à lui généralement fidèle et qui ne Tabandonnait pas sans de bonnes raisons. La petite guerre quotidienne d'escarmouches inévitable entre fabricants et trafiquants qui se disputent la faveur de la clientèle flottante, du chaland de la rue ^, ne dégénéra jamais en un conflit économique aigu et permanent tel que la concurrence entendue au sens moderne du mot.