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LES FUSIONS INDUSTRIELLES EN ANGLETERRE

qui représentent nn bénéfice net (du bon vouloir, good will : c'est le water américain).

L'estimation des apports a lieu en prenant pour base soit la valeur en capital [ifaluation basis), c'est-à-dire l'estimation directe de la valeur du matériel des marchandises, des créances, etc., soit le profit [profit basis), c'est-à-dire d'après le revenu moyen des cinq dernières années. Les vendeurs des propriétés intéressés à la réussite de l'opération dont ils seront les principaux actionnaires garantissent [undenvrite] l'émission.

Quant au promoteur, son bénéfice consiste, s'il achète personnellement la propriété des entreprises à fusionner, dans la différence entre ce prix d'achat et le prix de revente à la société nouvelle; s'il achète pour le compte de la soci^é^ daa» une ccHomifisioiL à lui versée par les vendeurs.

La loi anglaise interdisant aux directeurs^ d'une entreprise de posséder plus d'un tiers du capital-actions, les lanceurs de l'affaire qui veulent conserver la majorité des voix dans l'assemblée générale de la future société s'arrangent de manière à faire souscrire par leurs parents et amis, par les principaux clients de la compagnie projetée la quantité de titres nécessaire pour leur permettre de rester les maîtres de l'entreprise.

 côté des fusions [amalgamations) il faut mentionner les ententes qui se concluent entre producteurs (surtout dans la métallurgie ou entre marchands épi-

i. Ces directeurs sont le plus souvent les anciens chefs d'industrie li ont cédé leurs entreprises au trust. D'où leur nombre souvent exa- Té : le trust de l'imprimerie sur indienne a 84 directeurs, celui des ainchisseurs de coton en a 45. < Il est assez étrange, observe Macrosty conomic journal^ sept. 1902, p. 3M), de conserver à la tête d'un trust 'éé en vue d'assurer l'unité de vues et de direction ces mêmes indusiels dont le désaccord a motivé la fusion >. De fait cette multiplicité administrateurs a nui à plusieurs trusts anglais.

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ciers, boulangers, pharmaciens^ cafetiers) \ et qui ne (liiïèrent pas sensiblement des cartells : la plus célèbre de ces ententes est celle qui a été signée entre la Coats Company et la English Sewing Cotton Company (voir infrà même page.) Les meuniers de Londres se réunissent également à dates fixes en vue de fixer les prix de vente (Macrosty, p. 153).

Les principales amalgamations ou fusions anglaises se rencontrent dans les industries textiles. Nous les passerons rapidement en revue :

La plus importante amalgamation d'Angleterre (fila* ture de coton) a pour raison sociale : The Coats Cotton Thread Combination et contrôle 60 ^j^ de cette fabrication. En juillet 1896, MM. J. et P. Coats dontTentreprise industrielle très ancienne avait été convertie en 1884 en société anonyme, réorganisée en 1890, achetèrent les fabriques Brooks et Chadwick. Le capital actuel de la société atteint 10.000.000 de livres sterling. Le dividende mis en distribution s'est élevé en 1897 à 20 7o» en 1898 à 30 7o> en 1899 à 40 7o» en 1900 à 50 7o» en 1901 à 20 «/o d^ capital originaire.

La société Coats opère d'accord avec une autre puissante société, Y English Sewing Cotton Company (capital : 3 millions de livres) formée en 1897 par quinze fabriques de coton à coudre dont une française. VEn^ glîsh Semng Cotton a distribué depuis quatre ans des dividendes variant de 8 3/4 à 3 3/4. Elle partage les débouchés avec la société Coats et vend au même prix. Leur cartell — car c'en est un — est encore fortifié par une convention avec un autre trust anglo -américain • The American Cotton Thread Company; capital 3.720.000 livres.

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