‹ Cartells et trustsChapitre 77 sur 87 · ES ANGLETERRE · texte numérisé non relu

ES ANGLETERRE

^terre comme en Améri(]ue les trusts se sont utôt bien disposés à l'égard des organisaères. La Bradford Dyers^ Association a 39 salaires de son personnel. Tous les ans, de salaires est établie par un comité mixte s représentants des patrons et des délégués Jnionsetlaconventionnepeut Stre dénoncée lant l'observation d'un délai de préavis de

1, de Birmingham, est l'auteur d'un projet but d'assurer une étroite solidarité de vues 9 entre les associations patronales et ou- IX termes de ce projet, aucun patron ne peut

un ouvrier non syndiqué; par contre, aur syndiqué ne doit travailler pour un patron t pas signé la convention. Un comité mijnal et ouvrier {Joint board] statue sur tous

]1 est établi un taux minimum au-dessous salaires ne peuvent ^tre baissés. Dès que le i le juge possible, les prix de vente sont

et cette hausse entraîne une majoration ante des salaires. Toute augmentation des te qui aurait pour cause unique la hausse de première et n'accroîtrait pas le bénéfice du lonne pas lieu à une hausse des salaires, ne adopté par la Bedstead Association {syaibricants de literie) et sévèrement critiqué à

1899 par M. Still, a finalement échoué. On ait d'aboutir à la hausse des prix au détri- >nsommateur, de nuire ainsi à l'ouvrier qui,

est consommateur, d'obliger le chef d'inommuniquer ses livres à son personnel, etc.

226 CARTELLS ^T TRUSTS.

De fait, Tentente a dû être dissoute en août 1900 en raison des nombreux manquements au traité dont certains syndiqués s'étaient rendus coupables en accordant des rabais secrets dans le but d'enlever la clientèle de leurs confrères. (Macrosty, Trusts and the State, p. 165.)

IL Prix de ^ente. — A ce point de vue encore les amalgamations anglaises se sont montrées plus modérées que les trusts d'Amérique. La hausse survenue dans les cours des prix de vente a eu pour cause beaucoup plus le renchérissement de la matière première que les prétentions des corporations *. Les amalgamations ont demandé un accroissement de bénéfices beaucoup moins à une majoration des prix de vente qu'à des économies réalisées sur le prix de revient (économies sur les transports, sur les frais de production, sur la publicité, etc.). Cette sagesse relative s'explique en partie par ce fait que leur capital originaire a été beaucoup moins gonflé que celui des trusts américains, en partie aussi par cet autre fait que dans un état libre-échangiste, la menace de la concurrence étrangère protège malgré tout le consommateur. Il n'existe pas en Angleterre de loi spéciale prohibant les trusts, bien que la com-mon law condamne le restraint of trade. Mais la législation sur les sociétés les soumet à une publicité étendue notamment au point de vue de l'appréciation des apports. Les manœuvres qui accompagnent aux États-Unis la formation des trusts sont de la sorte rendues beaucoup plus difficiles.

!• Voir Macrosty, jBconomic Journal, 1902, p. 362.

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