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LIX. Ruines en blocage d'une tour byzantine

(Beulé, Fouilles à Carthage, p. 38.)

LX. Ruines en blocage d'une tour byzantine. — (Beulé, Fouilles à Carthage, p. 38.) Non loin de là, on a découvert deux salles pavées de mosaïques représentant des quadrupèdes, des poissons, des oiseaux et des fruits (Delattre, Inscriptions trouvées de 1886 à 1888 et communiquées à V Académie d'Hippone, n*» 23, pp. 7 et suiv.).

142 f:ARTHAGE

LXI. El-Gsour. —C'est le point que désigne le P.Delattre, quand il dit : <* Une ligne fortifiée s'éloignait de la colline, au point d'aller rejoindre la grande muraille d'enceinte vers le lac... Cette ligne atteignait , vers le sud-ouest, un amas de ruines (El- Gsour), d'où les Arabes ont extrait, par milliers, des pierres de grand appareil, puis se dirigeait vers le village de Douar ech- Chott, dont le nom même rappelle par son sens le stagnum du texte d'Orose » (Delattre, dans le Bulletin épigraphiquCy t. V, 1885, pp. 84-85). L'amas de ruines appelé El-Gsour forme l'extrémité d'un monticule peu élevé, le Koudiat el-Heunoa, sur lequel on voyait encore, au temps de Falbe et de Daux, une longue ligne de décombres (Falbe, Recherches sur remplacement de Carthage, n*»* 75 et 76). Il y avait là une tour ou un bastion faisant partie du mur d'enceinte de la ville. ^Ch. Tissot, Géographie comp. de Vancienne province d'Afrique, t. I, p. 578.)

LXII. L'Amphithéâtre. — Les ruines de l'amphithéâtre, encore considérables, se voient à peu de dislance de la station du chemin de fer et de la route de La Malga à Tunis. Des blocs de maçonnerie émergent du sol, conservant dans leur disposition la forme elliptique qui était celle du monument debout. Les deux axes mesurent actuellement 90 et 30 mètres. Au moyen âge, El-6ekri et Edrisi signalent ce monument sous le nom de El'Thiater. Il avait encore, à cette époque, cinq rangs d'arcades, des colonnes, des sculptures, et les géographes arabes ajoutent qu'il n'a pas son pareil dans Tunivers. Au centre des ruines, le cardinal Lavigerie a fait ériger une colonne surmontée d'une croix, en mémoire des nombreux martyrs qui sont morts dans l'amphithéâtre, en particulier les saintes Perpétue et Félicité,

Près de l'amphithéâtre et aussi dans ses ruines, on a trouvé des lampes, des épilaphes et même des fragments de bas-reliefs chrétiens. (El-Bekri, trad. de Slanç, dans le Journal Asiatique, déc. 1858, p. 520; Edrisi, Géographie, trad. d'Amédée Jaubert, dans le Nouveau Journal Asiatique, t. I, 1828, p. 375 ; Dureau de la Malle, Recherches sur la topographie de Carthage, p. 189; Victor Guérin, Voyage archéol. dans la Régence de Tunis , t. I,

pp. 37 et suiv.; E. de Sainte-Marie, Mission^ p. 202; Tissot, Géogr, comp.y 1. 1, p. 643).

LXIII. Puits appelé Bir el-Djerab. — On a trouvé auprès de ce puits une grande quantité de lampes chrétiennes. Il marque de ce côté la limite extrême de Carthage (Delattre, dans les Mélanges de VÉcole de Home, t. XII, 18^2, p. 258).

LXI V. Damous Darouts. — Avant d'arriver au Bir Djerab, on laisse, à droite du chemin, un terrain dénommé Damous Darouts. « Les côtés nord-ouest et nord-est de ce terrain marquent un des angles des anciennes murailles de la ville. On y voit, dans Tangle nord, une construction antique, romaine, émergeant du sol à la hauteur de 1™,50. Celte ruine, de forme rectangulaire, mesure 9°*,30 de longueur et 81», 80 de largeur. Chaque face est percée de deux ouvertures dont la voûte aboutit intérieurement à un piher central ... Non loin du chemin, des Arabes chercheurs de pierres tombèrent sur une rangée de piliers longue de 175 pas. Chaque pilier mesurait 1^,50 de côté. Un intervalle de 2 mètres les séparait l'un de l'autre . La direction de celte galerie élait presque parallèle au chemin... A 3'n,25 de cette série de piliers, vers la route, passait un mur épais de On», 50, bâti sur des fondations larges d'un mètre. Enfin, à 7 mètres plus près encore de la route, les Arabes rencontrèrent, en deux endroits, un autre mur parallèle au précédent... » Ce double mur et ces piliers sont détruits aujourd'hui (Delattre, dans les Mélanges de l'École de Romef t. Xli, 1892, p. 258; cf. Falbe, Recherches sur l'emplacement de Carthage, n« 77).

LXV. —En arrière de Tamphithéâtre pour l'observateur placé sur la colUne de Saint-Louis, et à proximité de Damous Darouts, on a trouvé de nombreux et importants débris de sculpture : un torse de Bacchus, une grande statue de la Victoire, un torse de Diane, une statue de femme, un remarquable torse de cheval, une mosaïque, des textes épigraphiques, parmi lesquels une dédicace en l'honneur de l'empereur Valens, par

Julius Festus Hymetius, proconsul en 366-367 (C. /. L., t. VIIl, n» 12527; Tissot, Fastes de la province romaine d* Afrique, pp. 246 et 306), et une autre inscription qui mentionne Q. Aurelius Symmachus, proconsul entre 373 et 375 (Ch. Tissot, Fastes, p. 258; H. Saladin, dans le Bulletin archéoL du Comité, 1890, p. 449; Delattre, dans le Cosmos du 27 janvier 1894, pp. 276-279; cf. ci-dessus, p. 104).

Près du lieu de ces découvertes, se trouve un enclos de cactus, à l'angle duquel on voyait, naguère encore, un mur en grand appareil et des salles voûtées. Ce mur avait Tépaisseur énorme de 10 mètres. La direction de cette muraille peutêtre indiquée, dit le P. Delattre, « par une ligne partant de l'angle nord deUenclos et se dirigeant vers le poteau télégraphique planté sur le sommet du Koudiat Soussou (n' LXXI), colline voisine de La Malga. Le long de cette muraille, à Topposé des voûtes, passait un égout haut d'un mètre et large d'environ 0"»,40. Tout cela a été démoli par les arracheurs de pierres » (Delattre, dans \e Bulletin épigraphique t t. 111, p. 296; le même dans les Mémoires de la Société archéoL de Constantine, 1894, p. 173; le même, dans le Cosmos du 27 janvier 1894, p. 276). Ailleurs, le P. Delattre donne encore les détails suivants : << Un Arabe chercheur de pierres m'a affirmé avoir démoli autrefois deux énormes piles carrées mesurant 12 à 13 mètres carrés de côté, et ayant fourni chacune de trois à quatre cents pierres taillées. Une troisième pile, semblable aux deux premières, a été largement entamée. L'ensemble de ces renseignements porte à croire qu'il y avait là une sorte d'arc de triomphe ou du moins une porte monumentale » (Delattre, dans les Mélanges de VÉcole de Rome, t. XII, p. 259J.

LXVII. Bir el-Djebbana. — Ce lieu-dit qui signifie « le puits des cimetières » est situé non loin de l'amphithéâtre, de l'autre côté de la route de La Malga à Tunis. Le P. Delattre y a découvert quatre cimetières, deux païens et deux chrétiens. Les deux cimetières païens étaient réservés aux officiâtes, c'est-à-dire aux gens de la maison impériale mis par l'empereur au service du procurateur impérial résidant à Carthage (procurator Africœ). Le nombre des épitaphes qu'on y a retrouvées jusqu'à ce jour

el-Djcbban» (u* sièels de noire fre).

s'élève à près de 600 ; elles sont conservées, partie au Cabinet des Médailles (Bibliothèque nationale) à Paris, partie au Musée de Saint-Louis de Carthage.

Le plus important de ces cimetières est un enclos de 1,000 mètres carrés, entouré d'un petit mur. Cet enclos, dit le P. Delattre, est tout rempli de sépultures qui ont la forme particulière de cippes carrés, ayant ordinairement 1 ,50 de hauteur et 1 mètre de largeur... Tous ces cippes sont construits en maçonnerie et renferment une ou plusieurs urnes contenant des ossements calcinés, et recouvertes d'une patère percée d'un trou au centre et mise en communication avec l'extérieur au moyen

d'un tuyau de terre cuite Ce conduit, qui fait de chaque cippe

un véritable autel, était destiné à recevoir les libations des parents et amis du défunt. Les libations parvenaient ainsi jusqu'à l'urne funéraire, qui, elle-même percée d'un trou, permettait aux liquides, après avoir traversé les ossements, de pénétrer jusqu'à la niche inférieure qui existe souvent dans la base de l'autel funéraire et dans laquelle on trouve les monnaies, les lampes, poteries et autres objets déposés avec les cendres et débris de bois brûlé provenant du bûcher. Cette disposition toute particulière rendait très faciles les sacrifices aux dieux mânes, et chaque tombe ainsi construite était un autel qui leur était consacré (dits manibus sacrum). Le tube de terre cuite servait aussi, dans certains cas, à faire glisser jusque dans les urnes maçonnées à l'avance ou renfermant déjà les restes de quelque autre défunt, les os calcinés et les cendres, résidu de la crémation d'un nouveau cadavre. »

Chaque cippe est revêtu, à l'extérieur, d'un enduit sur lequel sont moulés des ornements architecturaux et même des basreliefs ; la plaque de marbre qui porte l'épitaphe est scellée sur la face principale. L'urne funéraire, masquée dans la maçon nerie, est parfois une amphore mesurant 1 mètre de haut; dans cette urne ou dans le tube qui y aboutit, il n'est pas rare de '

rencontrer des lamelles de plomb portant des inscriptions magiques et imprécatoires (voyez ces tabulœ execrationum dans le | C. I. L., t. VIII, Supply n« 12504 et suiv.). « Dans la niche mé- ' nagée à la base du cippe, sous l'urne funéraire, on trouve de ;

nombreuses poteries, des aiguilles et épingles de cuivre et d'ivoire, des figures de terre cuite, des unguentaria de verre et une grande quantité de lampes » ; il y a aussi des monnaies, des miroirs.» Mais tous les corps déposés dans ces deux cimetières n'ont pas subi la crémation. On rencontre aussi quelques squelettes; mais alors la tombe n'a plus la forme de cippe ou d'autel : elle se compose d'un demi-cylindre reposant sur une base rectangulaire. » On peut voir au Musée de Saint-Louis une tombe d'enfant que le P. Delattre y a fait intégralement transporter. Sur la tombe émergeant au-dessus du sol, est peint un génie funéraire aux ailes bleues, couché, la tète un peu surélevée et tenant une tête de coq. Dessous, à la profondeur de 1™,15, on découvrit un bloc de plâtre dans lequel était moulé le cadavre de l'enfant paraissant avoir été du même âge et dans la même position que le génie peint sur la tombe extérieure. A côté du cadavre, une lampe et deux unguentaria en verre.

Les épitaphes nous révèlent les noms et les qualités des hommes et des femmes, qui sont' des esclaves, des affranchis^ des hommes libres. Leurs fonctions sont les suivantes, entre autres : Adjuiores tabularuy tabulanij tabellarii, adjutores ad instrumentum commentariurum , librariiy notarii, cursoreSy pedisequiy rtiedicif milites^ agrimensores, etc. L'âge des défunts étant généralement indiqué, il se trouve dans le nombre plusieurs centenaires (Lavigerie, De l'utilité d^une mission archéol,^ pp. 19 et suiv. ; Delattre, Fouilles d'un cimetière romain à Carthagcy dans le Bulletin épigraphique, t. II, 1882, pp. 293 et suiv. ; 1883, t. III, pp. 25 et suiv.; le même, dans la Revue archéol,, 1888, 3« sér.,t. Xni, pp. 151-159; Tissot, G^o^fr. comp., L II, p. 803; Th. Mommsen, dans les Mélanges Graux^ 1884; R. Gagnât, L armée romaine d'Afrique, pp. 102-103; cf. C. i. L., t. VIII, Suppl.f n« 12590 et suiv.). M. Gauckler a récemment (1895) déblayé de nouvelles tombes dans l'un de ces cimetières des o/'/iciales.

A côté de ces deux cimetières, distant l'un de l'autre d'une centaine de mètres, le P. Delattre a découvert la villa d'un Romain, nommé Scorpianus; la station du chemin de fer n'en est éloignée que de quelques pas ; les belles mosaïques de cette

villa onl été transportées au Musée de Saint-Louis (Delattre, loc. cit, ; cf. dans le Cosmos du 27 janvier 1894, p. 279; C. /. L., t. VIII, SuppL, no 12589).

Au Bir el-Djebbana, on a trouvé aussi des épitaphes funéraires chrétiennes et un bas-relief représentant un agneau couché au pied d'arbustes (Delattre, dans le Cosmos du 19 mars 1892, p. 462).

A l'extrémité du terrain appelé Bir el-Djebbana , il existe un monticule, le Koudiat Tsalli. Le P. Delattre pense que là, il y avait, peut-être, une basilique, et il remarque que Tsalli rappelle le nom de Sailli, pays d'origine des martyrs de Carthage connus sous le nom de martyrs scillitains ; on sait qu'on leur dédia une basilique hors de la ville. Quoi qu'il en soit, on a recueilli au Koudiat Tsalli des lampes et des inscriptions chrétiennes (Delattre, dans le Cosmos du 27 février 1894, p. 279).

LXVII. — En ce point, situé entre le village de La Malga et la station de Saint-Louis, on a trouvé, le 19 avril 1884, une dédicace en l'honneur de Dioclétien, par un curator de la république de Carthage nommé Gains Valerius Gailianus Honoratianus (S. Reinach et E. Babelon» Recherches archéol, en Tunisie, p. 13; Delattre, dans le Bulletin épigraphique, t. VI, 1886, p. 188; C. I. L., t. VllI, SuppL, no 12522).

LXX. Grandes citernes de La Malga. — Ces citernes se trouvent à 700 mètres au nord-ouest de Byrsa. Le village arabe qui est installé,en grande partie, dans les citernes mêmes,rappelie par son nom les anciennes magalia ou mapalia des Libyens qui venaient faire le commerce avec les premiers colons phéniciens. Les citernes, dont la construction primitive remonte probablement à l'époque punique, furent réparées et en grande partie reconstruites sous la domination romaine. Au temps du géographe arabe Edrisi, elles comprenaient vingt-quatre réservoirs parallèles, surmontés d'une voûte en plein cintre, et mesurant chacun 100 mètres de long sur 22 de large; on en compte encore quatorze aujourd'hui (Edrisi, Géagraphie, trad. A. Jaubert, dans le Nouveau Journal Asiatique, t. 1, 1828, p. 375; bu-

reau de la Malle, ilecAerc/ie;,pp. 79 et suiv., V. Guérin, Vcyage, t. ï, p. 41 ; E. de Sainte-Marie, ilfi55ion, pp. 180àl84 ; Ch. lissot, Géogr, comp., t. I, pp. 594 à 597 ; Perrot et Chipiez, Hist» de Vart dans V antiquité, t. III, p. 360 et suiv.)-

LXXI. Koudiat Soussou. — A Test des grandes citernes, se voit un monticule élevé, de forme arrondie, connu sous le nom de Koudiat Soussou. En y faisant pratiquer des sondages, le P. Delattre y a découvert des débris de poterie, des statuettes en terre cuite, de nombreuses lampes païennes et surtout chrétiennes (Delattre, dans le Cosmos du 7 décembre 1889, p. 19). C'est près de ce monticule qu'on doit chercher, croit-il, la propriété du procurateur Macrobius Candidianus, dans laquelle fut enterré le corps de saint Cyprien, et où, plus tard, fut érigée une basilique en son honneur. En effet, les Actes des Martyrs nous disent que le corps du saint fut déposé dans la villa de Macrohe située près des citernes, juxla piscinas, sur une colline et près de la voie des Mappalia. C'est dans les environs des citernes qu'on retrouve les inscriptions chrétiennes les plus anciennes. Des fQuilles au Koudiat Soussou, par M. de Sainte-Marie et le P. Delattre, n'ont pourtant abouti à aucun résultat important (E. de Sainte-Marie, Mission à Carthage^ pp. 35-36).

LXXII et LXXIII. — L'aqueduc du Zaghouan à Carthage. — Cet aqueduc amenait à Carthage les eaux des sources du Djebel Zaghouan [mons Zeugitanus) et du Djouggar {Zucchara). Le Zaghouan a une élévation de 1,343 mètres; de son sommet, qui.est le plus élevé de la Zeugitane, on peut apercevoir, à la fois, Sousse (Hadrumète) et Tunis; sur son flanc, on voit les ruines imposantes du Nymphaeum qui formait le bassin des eaux amenées à Carthage. L'aqueduc, qui a peutêtre existé dès l'époque punique, mais qui, sous sa forme actuelle dans tout son parcours, ne remonte que jusqu'à l'époque romaine, avait intérieurement une largeur de 0«n,80, et ses pieds-droits une hauteur de 1 ,50; il était recouvert par une voûte en plein cintre, percée, de 40 mètres en 40 mètres, par des ouvertures formant regards ; sa longueur totale était de

61 milles romains, soit 90 kilom. 431 mètres. Dans la plaine de la Manoiiba les arcades de Taqueduc ont encore une hauteur de 15 mètres au-dessus du sol. Après avoir traversé risthme qui rattache Carlhage au continent, Taqueduc, dont les arcades ^gigantesques dominent la plaine, passe immédiatement au nord des citernes de La Malga, et descend, du nord au sud, vers ces citernes qu'il limite au sud-est. Là, il se ramifje en plusiers branchements; l'un de ces branchements devait alimenter Tamphithéâtre du n° LXIIl.

Cet aqueduc, qui déversait à Garthage trente-deux millions de litres d'eau par jour, a été construit ou reconstruit vers 136 de J.-C, sous le règne d'Hadrien, et il semble avoir été restauré une première fois sous Septime Sévère (193-211). Il subit des détériorations graves lors du siège de Garthage par les Vandales de Genséric, en 439, mais il fut restauré par Bélîsaire, en 534. Détruit en partie, une seconde fois, en 698, lors de la prise de Garthage par les Sarrasins, l'aqueduc cessa d'être utilisé, mais quelques anni^es plus tard (vers 700), les khalifes Fatimites le rétablirent; cette restauration porta principalement sur les arcades qui traversaient la plaine de la Manouba.

Enfin, vers 1574, époque à laquelle cessa la domination espagnole pour faire place à la domination turque, l'aqueduc d<î Garthage fut une dernière fois détruit, et les eaux du Zaghouan et du Djouggar, détournées de leurs sources, servirent à Tirrigation des jardins et des plantations voisines de ces montagnes.

En 1859, sous le règne de Mohammed Bey, un ingénieur français, M. Gohn, entreprit une restauration partielle de l'ancien acqueduc. Elle fut continuée et achevée par M. Ph. Gaillat en 1873; enfin M. Jean Vernaz, en 1887, a été chargé d'en étudier les diverses ramifications, sur le sol même de l'ancienne Garthage, afin de remettre ces canaux secondaires en état d'être utilisés de nouveau (Ph. Gaillat, Notice sur Vancien aqueduc de Garthage et sa restauraliony Paris, 1873; E. de Sainte-Marie, Mission à Garthage, pp. 193 à 202; J. Vernaz, dans la Revue archéologique, 3* série, t. X, 1887, pp. 12 à 23).

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