Tissot, Géogr, comp.y t. II, p
2. Voyez à ce sujet, Edw. A. Freeman,' The îlisiory of Slcily, l. I, p. 15 et suiv. (Oxford, 1891).
AVANT LES GCERRES PCXIOL'ES i^
oraée d'un monstre g^ima^ant poar effrayer les étrangers. La peste vînt interrompre le coors de cette grande prospéiîlé. Les Garlhadnoîs, Tovant dans ce fléaa un sisne de la colère des dieux, crurent les apaiser en immolant des enfants sor Tantel de Moloch. Ces atrocités, dit Jastin', ne firent qu'irriter le Ciel et attirer de nouTeaux malhears snr Carthage : « La haine des dieux, raconte Thistorien romain, vint punir de tels forfaits. Long^temps vainqueurs en Sicile, les Carthaginois, ayant porté leurs armes en Sardaigne, y perdirent, dans une cruelle défaite, la plupart de leurs soldats. Ce revers fut attribué à Malchus, et ce général, injustement accusé, malgré ses succès antérieurs en Sicile et en Afrique» fut banni avec les débris de son armée vaincue. Ladignés de ces rigueurs, les soldats envoient des députés à Carthage, d^abord pour solliciler leur retour et le pardon de leurs revers, et bientôt pour déclarer qu'ils obtiendront par la force des armes ce qu*on refuse à leurs prières. Prières et menaces sont également dédaignées. Alors, Malchus et ses soldats s'embarquent et paraissent en armes sous les murs de la ville. Là, ils jurent au nom des dieux et des hommes, qu'ils ne viennent point pour asservir, mais pour recouvrer leur patrie, et montrer à leurs concitoyens que c'est la fortune et non le courage qui leur a manqué dans le dernier combat. Les communications sont coupées, et la ville assiégée est réduite au désespoir. Sur ces entrefaites, Garthalo, fils du général exilé, revient de Tyr, où il était allé, de la part des Carthaginois, offrir à Melkart la dtme du butin que Malchus avait fait en Sicile. Il passe en vue du camp de son père qui l'appelle auprès de lui. Garthalo fait répondre qu'avant de connattre ses devoirs privés de fils, il doit satisfaire au devoir public de la religion. Malchus est indigné de ce refus; il n'ose toutefois outrager dans son fils la majesté même des dieux; mais peu de jours après, Garthalo ayant obtenu du peuple un sauf-conduit, retourne vers son père, et se montre à tous les regards couvert de la pourpre du sacerdoce et des bandelettes du sacrificateur. » Malchus, continue l'historien romain, lui reproche amèrement de venir, par l'éclat et le luxe de ses vêtements,