‹ Cartier et son tempsChapitre 2 sur 31 · AVIS AU LECTEURS · texte numérisé non relu

AVIS AU LECTEURS

Cartier comblé d’honneurs et de gloire avec, à son actif, mille services rendus à ses compatriotes les vit, au déclin de sa carrière, se déprendre de sa personne.

Il venait en 1872, de conclure un contrat relatif à la construction du Chemin du Pacifique canadien, entreprise destinée à assurer la prospérité de Montréal, lorsque les électeurs de cette ville lui retirèrent leur mandat.

Sa défaite avait été précédée d’une campagne terrible au cours de laquelle, les pierres lancées vers les huntings dans la direction de Sir Georges, avaient joué un grand rôle.

Parlant de ces tristes scènes, celui qui écrit ces lignes exprimait au cours d’un article publié jadis dans la Presse, l’espoir qu’un jour viendrait où la postérité réparant l’erreur et l’insulte du passé, ramasserait quelques-unes de ces pierres pour en élever un monument à sa mémoire.

Il est permis de dire que ce jour de la réparation est arrivé, lorsqu’on voit Montréal et la plupart des villes du Canada se concerter pour placer sur un piédestal la statue d’un homme dont les mérites furent un instant méconnus.

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