SCÈNE III
Les mêmes, DOUBLEMAIN. L’ÉVEILLE.
DOUBLEMAIN
Je viens prendre les ordres de monsieur le marquis.
CARTOUCHE, à part.
Ils sont d’un sérieux admirable ! (tum.) Ça, Monsieur l'inten-
dant, avez-vous envoyé mes invitations à l’élite de la société parisienne?
DOUBLEMAIN
Oui, monsieur le marquis. On les a distribuées par centaines, du Marais au faubourg Saint-Germain.
Au nom du comte d’Orbessan, n'est-ce pas?
DOUBLES AW.
Au nom du comte, oui, monsieur le marquis.
Bien, Prodiguez partout les fleurs, les lumières, les orchestres, et que les rafraîchissements soient exquis, le souper merveilleux.
DOUBLEMAIN
Oui, monsieur le marquis.
Ah!... Je vous ai dit que je voulais aussi un feu d'artifice. DOUBLEMAIN.
On le dresse en ce moment sur la grande pièce d’eau.
Avez-vous fait éclairer à l'italienne la façade de l'hütel?
DOUBLEMAIN
Monsieur le marquis ne craint-il pas?...
Quoi donc? Illuminez, mon cher, illuminez.
DOUBLEMAIN
Monsieur le marquis sera obéi.
Je veux que ma fôte éblouisse Paris! Dès que M. Ic comte fl' Orbe sm n arrivera, on aura soin de me prévenir, et vous ic ferez conduire dans ce boudoir. A vous, suisse
CRIBICHON, lu* à rÉtcill*.
Baragouine, surtout.
Vous avez là un poste de confiance! puis-je compter sur vous?
l’éveillé.
Ya, nionsir le marquis.
Vérifiez avec soin les lettres d’invitation, et, par respect pour mes hôtes comme pour moi, ne laissez entrer personne de douteux.
l'éveillé.
Fous botivoir ôdre pien dranquillc, monsir le marquis.
Écartez les curieux.
l’éveille.
Va... afec cette betil bAtonoc.
Surtout ne vous soûlez pas avec la valetaille.
l'éveillé.
Oh!... monsir le marquis, moi, bas aimer le fin di tout.
CARTOUCHE, l« poumnl 4 il coud*.
Es-tu laid, comme ça, animal!
l'éveillé, mut.
Merci, capitaine, (lll torteat. C*rto»eb« rt Cfibifhon rtateal Malt.) CARTOUCHE.
Eli!... l'heure s’avance... M. d'Orbessan va venir, et il faut que je fasse un bout de toilette pour le recevoir. Attention ! Tu sais que nous avons besoin, cette nuit, de toute ton adresse.
CRIBICHON.
Sois tranquille.
A tout à l’heure! (il ton.)
CRIBICHON, Mal.
Ah I M. d’Orbessan; vous nous traitez d'imbéciles et poltrons; vous (variez do nous mener au gibet par le bout derorcitlc... Eh bien! mille diables!., nous allons rire!... (rbu»
CbirM en leuii* de nurroiloo.)