CARTOUCHE, FRANÇOIS
FRANÇOIS, effrayé.
Hein ! qui est là?
Si vous jetez un cri, je vous tue!
FRANÇOIS
Vous m’obligerez, Monsieur...
CARTOUCHE, le recosaikwai.
François I
FRANÇOIS, «la nfcae.
Dominique!... c’est toi I...
Oui, c'est moi, Dominique, ton ancien camarade. Je ne croyais (tas entrer dans ton domicile.
FRANÇnü.
Comment se fait-il que tu arrives par la fenêtre, un poignard à la main?
Est-ce que ça félonne tx*aucoup de ma part ?
FRANÇOIS
C'est-à-dire que j’en suis atterré... (Riant.) J'ai été au moment de crier au voleur!..
Vraiment!., au... au voleur!... (a pan.) Le diable m’emporta, il a l’air d'une innocence à mon endroit?
FRANÇOIS
Voyons, explique-moi donc vite...
Eh bien! figure-toi que j'étais en visite galante chez une belle darne... Le mari est survenn avec une escouade de laquais armés jusqu’aux denli», et, ma foi, je me suis sauvé par un grenier.
Ab!
En courant sur les toit' dns bordées fort peu agréables, j'ai aperçu de la lumière, une fenêtre ouverte, et je suis entré ici. résolu à faire un mauvais jwrti au locataire qui m'eût cherché uoise : rien de plus simple, comme lu vois.
FRANÇOIS
Mais c’est la Providence qui l amène I
CARTOUCHE, à ptrt.
Il est toujours aussi naïf...
François.
Ce cher Dominique !
Dominique, que tu aimais tant autrefois, et qui te le rendait bien...
FRANÇOIS
Sais-tu qu'il y a dix ans que nous ne nous sommes serre la main...
Oui !.. dix ans...
FRANÇOIS
Ah !.. je suis bien aise de te revoir, vaf
Et moi !
FRANÇOIS
Surtout en ce moment!
CABTM.CIIK.
Regarde donc un peu, par là, si je ne suis pas poursuivi.
TRANÇ 'IF.
Je ne vois personne.
On aura perdu nu» piste... CYst égal, il faut que lu m’ac- .•oriles Huispiialilc pour quelques heures.
FRANÇOIS
L’ h os pi Utile... c*csl que ..
<!ela ne le dérange |ws ?
FRANÇOIS
Non, j’avais quelque chose à faire... mai* ça peut se remettre...
Assieds-toi donc là, et causons, François.
FRANÇOIS
Causons, Minique...
cuxoocm. v
Ue notre enfance, du collège, de ce lion vieux passé...
FRANÇOIS
Oh! je le veux bien!.. Oui, nous avons commencé ensemble... l’un ôtait beau, brave et spirituel... l’autre était laid, poltron... et... hèle... l’autre c’était moi...
c:\rtoucrb.
Allons donc... lu exagère*...
FRANÇOIS
Oh! je me connais. .. c’est le seul mérite que j’aie, Dominique, il ne faut pas me l’Aler...
Tu étais d’une nature honnête et laborieuse...
FRANÇOIS
Ça n’a pas change... mais où cela pouvait-il m« mener?.. Tandis que loi !.. tu peux armer à tout avec tes brillantes qualités !..
A tout ., c’est-à-dire... Parlons d’autre chos *. Nous faisions une fameuse pa«re d'amis, t’en souviens- tu J’étais aussi {>aresseux que tu étais piocin ur.et pour la peine que tu te chargeais de me* devoirs, jo t’av.us mis sous h protection de mes deux poings . Ah! .e les «vais déjà solides, et on ne >e serait pas avisé de te faire des niches!.. Tien». François, ç’a été un des bons instincts du ma vie que coltu protection accordée à un être plus faible et meilleur que moi!..
FRANÇ >IS
Quel malheur que nous nous soyons si longtemps perdus de vue?..