‹ Cartouche drame nouveau en cinq actes huit tableaux (volume 2)Chapitre 4 sur 91 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Les mêmes, caché»; FRANÇOIS.

FRANÇOIS

Comment trouver ma route avant le jour? Paris est si grand! Sarpedienne, la vilaine voilure que ces fiacres! J’en prends un en descendant du coche pour arriver plus vile à la boutique de la cousine Jeannette, et, [«tairas! il verse à la première borne. Personne à qui demander mon chemin I Je ne suis pa» trop rassuré; si j'allais rcuconlrerdes voleurs! Maman. Simonne m'a dit de me méfier, et je me méfie I De quel (été me diriger! Ma foi, .au petit bonheur, suivons toujours tout droit.

(il ta pour aenlr h go.chc, a* recale darasi la pitiele» <1* Dnuteima.n.) Hein!.. (Il »c tourne *rr» la droite, et »« «route en face de l'Éteihé.) Al) I tih!.. (Se «nya&l euioun* de toleor* qui lui t*rr*at la pauaft a) la meuaecai de leur» arme» ) Voilà mon affaire I

L’ÉVEILLÉ, loi présentant un pitloUt.

I>t bourse !..

FRANÇOIS, effrayé.

Hein?

DOCBLRMAIH.

La bourse!

l'éveillé.

Allons !

Voilà, Monsieur, voilà!.. (Il lui donne ta bouru.)

i.'eveillé.

Combien y a-t-il là-dedans?

FRANÇOIS

Dix pistoles, Monsieur !

f. ÉVEILLÉ) atfc colin-

Dix phtoles! Un homme comme vous n'a que dix pistedes dans sa bourbe ?

FRANÇOIS, tremblant.

Je vous île mande bien des pardons... Monsieur... si l'avais su avoir l'honneur de vous rencontrer... j'en aurais mis davantage...

l'kveillé.

Comment! mille riiarrettYs do diables !.. vous expose/ des honnêtes gens ii sc faire pendre pour dix pistoles?

FRANÇOIS

Il ne tient qu'à vous de me les rendre : ca sera comme s’il n'y avait :ien eu de fait.

nODBLCHAIN.

Vous nn savez doue fias que notre temps est précieux, et que, pendant nue nous avons la complaisance de nous amuser a vous voler dix mauvaises pistnles, nous manquons peut-être l'occasion d'en voler mille à un autre.

FRANÇOIS

Oh! de celte façon-là, c'est vrai!., ça fait neuf cent quatrevingt-dix pistoles dont je vous fais tort.

DouauLNAin.

Qu avez-vous encore sur vous ?

FRANÇOIS

Mais .. inon habit... et mes chausses... et le reste... Donnez !

DOL'BLMCAIN.

FRANÇOIS, Ataut mm litliü.

voila, Monsieur, voilà!.. C’est bien vieux. Monsieur ..

UOLULOUIN.

Oui, lotit cela est vieillot... mal coupé, passé de inode... Bah ! gardez vos nippes.

FRANÇOIS

Homme généreux! Merci, homme généreux t

DOUBI.EMAIN, lui pnoiai use biroc.

Qu’est-cc que c’est que ça?

FRANÇOIS

C’est un bijou de famille,

DOUBLERAIS

Donnez, ce sera pour la dame de mes pensées; et maintenant. croyez-moi, rentrer chez vous sans perdre une minute, crainte des voleurs.

* . FRANÇOIS

Crainte des vnl... Ali! voila un bon conseil; mais il eût encore mieux valu il y a un quart d’heure. fi»o„btrm.i.. « u. . ulr «. m*.

Ah ! j en suis quitte pour dix pistoles et une b igue Jausse!.. Comme elle est fine, maman Simonne, et comme j'ai bien nul de me méfier des voleurs; celui-là ne se doute pas que c est moi qui viens de le voler.

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