I OUISE
Mais je veux que tu y reviennes, moi.
FRANÇOIS
Vous! vous! oh! quand donc?
DE GRANDLIEU
Le jour de son mariage.
FRANÇOIS
Elle va se marier ? Elle ! se marier !
DF. GRANDLIEU
Est-ce que cela t'étonne?
FRANÇOIS
Oh! non, Monsieur, non!... c'est tout naturel, c’est tout simple!... elle est assez jolie et assez bonne pour qu’on la recherche, pour qu’on l’aime... Tout ce que je peux souhaiter, moi, c’est qu'elle trouve un mari qui soit digne d’elle!...
Nous l’espérons! Avec sa fortune, avec son nom, et ma position actuelle, Louise ne peut épouser qu’un gentilhomme de bonne souche, et tu dois comprendre qu’une telle alliance ne se serait jamais rencontrée à Bar-sur-Aube.
FRANÇOIS
Oui, je le comprends, Monsieur, ic comprends tout! 11 y a un gouffre, un abîme, entre Louise de Grandlieu et les gens de ce pays-là, des campagnards sans esprit, des rustres sans éducation, mes pareils, en un mot. (a pan.) De pauvres diables qui n'ont que du cœur...
LOUISE
François! tu viendras à ma messe de mariage... tu me le promets?..
FRANÇOIS
Je tacherai... si je suis encore de ce monde !