‹ Cartouche, roi des banditsChapitre 28 sur 100 · LE CHANTAGE · texte numérisé non relu

LE CHANTAGE

A la syncope succéda chez la jeune fille une crise de nerfs que l'on eût beaucoup de peine à calmer. Vers le soir, elle demeura abattue et toujours pensive.

La calomnie dont la menaçait don Ramire était la dernière qu'elle eût pu imaginer et la plus cruelle. Elle ne pouvait en supporter l'idée et perdait la tête dès qu'elle y pensait. Plus une calomnie est atroce et plus elle a de chances de réussir. Aussi Jeanne ne s'arrêta point à en. considérer l'invraisemblance.

Nous l'avons dit, mais plus que jamais il est utile de le répéter ici, elle renonçait à rsorbert,mais elle n'avait pas renoncé à son estime. L'idée de tomber sous son mépris la révoltait. Si elle avait à rougir « des fautes » de sa mère et de son aïeule,ell.e était pure et en avait le légitime orgueil.

Mais que faire pour prévenir Norbert contre une pareille infamie?... Voudrait-il l'entendre ? La croirait-il ? Devra-t-elle se résigner à laisser d'elle dans son esprit une image souillée ?

Puis, changeant la perspective de sa pensée, se retournant vers le château où à cette heure régnait le deuil, elle se reprochait d'être la cause involontaire de ses malheurs. Combien le baron devait maudire le jour où elle avait pour la première fois mis les pieds chez lui. Il était insensé de croire qu'il consentirait à une union qui se présentait sous des auspices si funestes. Elle devait donc persévérer dans son renoncement au monde et s'en remettre à Dieu pour la justifier devant les hommes. Mais ce n'était pas sans souffrance qu'elle se résignait ainsi et son orgueil virginal avait de subites révoltes quand elle songeait au mépris probable de Norbert.

\J Angélus du soir était depuis longtemps sonné ; les nonnes étaient sorties du réfectoire où elles avaient pris leur modeste repas et retournaient à la prière. Le jour baissait et avec la nuit venait l'heure du coucher.

Il était permis cependant aux dames pensionnaires d'avoir de la lumière et quelques sœurs converses leur apportaient des chandelles. Une d'elles entra chez Jeanne; c'était celle qui avait reconduit don Ramire.

Elle s'informa d'abord de la santé de la pensionnaire et celle-ci la rassura complètement,

— J'ai été atteinte, dit-elle, d'un dernier trait de la méchanceté du monde, mais ici l'on se guérit vite de semblables blessures.

— Celui qui vous a parlé, mademoiselle, demanda la religieuse, était donc de vos ennemis?

— C'est le plus méchant des hommes, un criminel, un ancien bandit de grand chemin.

— Vraiment?... Et il était venu comme un gentilhomme et portait un chapeau galonné d'or.

— Il ne faut pas se fier aux apparences, ma sœur. Mais vous l'avez donc vu?

— Oui, mademoiselle, c'est moi qui le reconduisis du parloir à la porte de l'abbaye et pendant le trajet il m'a chargé d'une commission pour vous.

— Ah !... laquelle, ma sœur?

— Tl m'a dit : M'"= Marie s'est trouvée mal au parloir, lorsqu'elle'aura repris connaissance, dites-lui qu'elle me fasse connaître ses volontés. Demain, je viendrai demander de ses nouvelles à votre sœur tourière.

— L'infâme ! exclama Jeanne. Quelle audace !

— Mais, reprit la nonne, il est arrivé quelque chose... jo ne sais pas quoi... C'était hors du couvent, dans le chemin qui descend au village à travers des bosqpiets, vous savez...

— Eh bien ! qu'est-il arrivé enQn? fit Jeanne avec une curiosité impatiente.

— Je vous ai dit, mademoiselle, je ne sais pas quoi, seulement comme plusieurs autres de nos sœurs, j'ai entendu des cris et puis des cris. Alors plus tard quand on a apporté le lait de la ferme, j'ai péché par curiosité...

Elle rougit et garda le silence.

— C'est un péché véniel, ma sœur, mais moi j'ai des raisons pour* être curieuse, ma sécurité, ma vie peut-être dépend de l'événement qui est arrivé, de grâce achevez!...

— Eh bien, mademoiselle, je me suis approchée d'un paysan et je lui ai di : D'où provenaient donc ces cris que nous avons entendus, après midi ?

11 m'a répondu :

— Ce sont deux gentilshommes qui sont dans la contrée depuis deux ou trois jours, qui se sont rencontrés sur le chemin du couvent. Aussitôt ils se sont précipités l'un sur l'autre, l'épée à la main, en se criant mille injures. Nous avons crié aussi ; et nous nous sommes rapprochés. Mais en deux ou trois minutes, il y en avait un par terre, et l'autre s'élbignait à grands pas à travers les charmilles.

Et le premier était-il mort ? demandai-je.

Je ne sais pas, répondit le paysan, moi je n'aime pas me mêler des affaires des seigneurs, c'est souvent mauvais.

C'est tout ce que je puis vous apprendre, termina la nonne.

— Jeanne était devenue plus blanche que la cire et se tordait les mains en gémissant. Evidemment ce n'était pas à don Ramire qu'elle pensait.

La jeune nonne la regardait avec surprise, mais n'osait Tinterroger. Elle allait sortir lorsque Jeanne lui prenant les mains :

— Demain, demain malin, n'est-ce pas, ma sœur, je vous en supplie, tâchez do savoir le nom de celui qui est tombé ?

Elle le lui promit.

Le lendemain Jeanne .Macé apprit eu partie ce que nous allons raconter.

Don Ramire sortait du couvent et tout préoccupé descendait le petit chemin qui le conduisait au village.

Ce chemin qui serpentait au flanc du coteau, assez semblable par endroit au lit d'un ravin, disparaissait sous ses berges ou à travers des bouquets d'érables et de char

milles. Tout à coup, brusquement don Ramîre se trouva en 'présence de Norbert. Tous deux s'arrêtèrent également émus et surpris. Ils ne se seraient point cherchés. Le hasard les plaçait en face l'un de l'autre, les

provoquait à vider leur querelle et leur mettait les armes à la main. Ils avaient chacun leur épée. Un gentilhomme à cette époque ne sortait point sans elle. Don Ramire porta la main à son arme d'instinct, et comme s'il se fût dit : « Tiens ! Le jeune de Hautvilly qui se jette dans nos jambes, tuons-le... Mais Norbert se jeta de côté, se mit sur ses gardes.

— Ah! c'est vous ! fit-il.

— Oui, seigneur, répondit le bandit ironiquement.

— Vous venez du couvent ? .

— Vous y avez été reçu ?

— Pourquoi pas ?

— Un bandit! Oh! vous mentez, misérable I

— Informez-vous, mon jeune seigneur. J'ai des droits à y faire valoi

— Des droits !...

— Antérieurs aux vôtres, jeune homme.

« Vous prétendez à la main de Jeanne; moi aussi, et si je me suis arrêté dans co canton, c'était afin d'assurer à cette pauvre fille que je ne la laisserais point dans l'embarras et que j'étais homme d'honneur.

— C'est une nouvelle infamie !

— Comme il vous plaira. D'ailleurs, si vous y tenez absolument, si vous me répondez d'épouser Jeanne...

— Il m'outrage ! s'écria Norbert indigné. Et tirant son épée il se précipita sur don Ramire.

Mais celui-ci, prompt à la parade, s'effaça et se mit en garde.

Norbert revint à la charge, mais son épée fut relevée a un coup sec qui faillit le désarmer.

Le combat s'anima.

Don Ramire avait la supériorité que donne le sang-froid. Il se contenta d'abord de parer, attendant que son adversaire dans son emportement se découvrît et se livrât ; néanmoins il ne rompit plus d'une semelle. Le terrain ne lui était pas avantageux, il était inégal, caillouteux, étroit, tout le contraire de ce qui convient à semblable rencontre

Norbert était une bonne lame ; son père, qui était de première force, lui avait servj de maître, mais en ce moment il ne croyait pas se battre en duel, il voulait tuer ou désarmer un bandit. Il agissait comme s'il se fût trouvé en présence d'un chien enragé. Enfin le propos outrageant tenu contre Jeanne l'avait atteint et il sentait le poison se répandre sur lui.

— Misérable 1 s'exclamait-il ; tu appartiens au bourreau. C'est trop d'honneur que je te fais.

Don Ramire ne répondait rien. 11 se couvrait aux trois quarts de sa lame et rabattait celle de son ennemi, comme s'il eût voulu user les forces de ce furieux.

Norbert se fit servir à dîner.

Enfin ce dernier oubliant trop la défensive, don Ramire l'atteignità l'épaule gauche.

Norbert chancela : On l'eut cru perdu, mais au moment où son adversaire allait lui porter le coup mortel, il le prévint, Talteignit au ventre, puis à la hanche... et lâcha l'épée... épuisé...

Sa vue se troubla, ses genoux se dérobèrent, il tomba.

Ramire suivit ses mouvements d'un regard de haine impuissante, il avaitlui-même abandonné son arme pour contenir ses entrailles et sa jambe gauche du second coup d'épée était comme paralysée; il s'affaissa également sur un dos talus du chemin.

Alors des paysans qui appartenaient à l'abbaye s'approchèrent d'eux.

Ils travaillaient non loin de là et au bruit du combat avaient quitté leurs outils, pour voir... Un d'eux reconnut Norbert et lui dit :

LiV, lf)8. — Fayard Frères, éditeur

Jii8

— Vous êtes blessé, mon gentilhomme. Voulez-vous que je vous porte à l'enclos de l'abbaye: on vous y soignera?

— Volontiers, répondit Norbert. Je suis l'héritier de la seigneurie de Hautvilly. ]\Ion nom vous est connu.

— Oui, monsieur.

— Vous ferez prendre ma valise à l'auberge. Quant à cet homme, c'est un bandit; livrez-le sans pitié et sans retard à la maréchaussée.

Tandis qu'il s'adressait ainsi à un paysan qui s'efforçait de le soulever, don Ramire était également relevé par deux autres qui lui faisaient leurs offres de service.

Il leur indiquait l'endroit où il logeait et où l'attendait son valet. Puis il s'ingéniait à bander sa blessure, qui le faisait souffrir et paraissait fort dangereuse.

Les deux blessés furent donc transportés chacun où ils le désiraient, à une distance respectable l'un de l'autre.

Le plus heureux fut Norbert qui trouva au couvent tous les soins qu'il pouvait désirer. Le jardinier, qui avait été soldat, se connaissait un peu en blessures, ce qui permit d'attendre avec un premier pansement la visite d'un chirurgien.

Plusieurs nonnes se succédèrent de jour et de nuit à son chevet et l'aumônier, dès le lendemain, dit une messe à son intention.

La prière de Jeanne n'y manqua pas.

Mais cet événement ne faisait qu'ajouter aux souffrances morales de cette pauvre fille, car elle se doutait qu'avant de se battre don Ramire avait pris le temps de la calomnier.

La blessure de Norbert était moins dangereuse que la sienne.

Après avoir tenté de la faire chanter, don Ramire s'était vengé de la prison de Hautvilly en lui ravissant l'honneur, le seul bien qui lui restât!

Elle voulut voir le blessé ; le médecin le lui refusa :

— Il a la fièvre, lui répondit-il.

Sa pensée se retourna vers le hândit.

Était-il mort ou mourant?

Peut-être à sa dernière heure se rétracteralt-11 ? L'aumônier du couvent, à qui elle se confierait, pouvait obtenir cette réparation.

NICLOUX

Malgré des douleurs presque intolérables, don Ramire, qui s'y connaissait un peu en blessures, examina celle de son ventre. Elle n'était pas aussi grave qu'il avait DU le craindre; le hasard l'avait favorisé, aucun organe n'était atteint.

Le chirurgien n'aurait qu'une couture à faire.

Quant à la hanche, un muscle avait été blessé, mais la plaie était franche et bien

ouverte, presque sans profondeur. Au bout de quelques jours de repos il pourrait reprendre son voyage.

Nicloux avait paru très touché de le voir revenir éclopé. Il s'était empressé de le déshabiller, de le mettre au lit et de déchirer du vieux linge pour faire des bandes et de la charpie. Il le pansa et l'emmaillotta comme il eût fait d'un enfant chéri et enfin lui prépara de la tisane.

— Mon cher, lui dit don Ramire, à charge de revanche; si jamais tu es blessé, je te promets de te soigner également.

— Don Ramire, répondit Nicloux, ce que je viens de faire c'est par pure charité chrétienne, mais je ne pourrai pas vous continuer mes soins bien longtemps,

— Comment cela, mon ami ?

— Parce que je crois que vous recevrez sous peu la visite de la maréchaussée.

— Peuh ! je serai sur pied avant qu'elle soit ici.

— Je le souhaite, mais M, Norbert â, j'en suis sûr, déjà dépêché vers elle.

— On me Ta dit ?

— Vous avez dû l'entendre. Ce fut, paraît-il, la première chose qu'il recommanda aux paysans qui vous relevaient sur le chemin,

— Eh bien, je m'arrangerai en conséquence.

— Que ferez-vous ?

— Je n'en sais rien encore; cette nuit j'y songerai.

— Hum ! Je n'ai pas de confiance, fit Nicloux,

— Tu as peur?

— Je l'avoue,

— Poltron,

— Que voulez-vous que je fasse contre cinq gaillards armés de sabres et de pistolets. Aussi j'ai une idée que sans retard je vais mettre à exécution,

— Laquelle ?

— Je vais sauver tous ce que nous possédons et décamper d'ici.

— Tu m'abandonnes ?

— Ah! monsieur, il le faut. Chacun pour soi en ce monde. C'est regrettable que vous vous soyiez fait ouvrir le ventre, mais je n'y peux rien. Vous ne me demanderez pas de me faire tuer pour votre service.

« D'abord je ne suis pas votre valet. Tirez de votre côté si vous le pouvez, et moi du mien. Ah ! c'est M. Norbert qui serait trop content de me pincer : je me vois déjà pondu aux fourches de Hautvilly. Que messieurs les corbeaux prennent un peu de patience. Lacorde qui doit me pendre n'est pas encore filée. — Je vais faire nos paquets.

— Comment nos paquets, puisque je reste ?

— J'ai mon idée.

La-dessus maître Nicloux se met à bourrer sa valise tout en disant :

— Je vous laisserai un cheval,

— Parbleu ! je le crois bien ! repartait don Ramire.

Puis Nicloux prit la valise de celui-ci et la joignit à la sienne en les réunissant par des cordes solides.

— Mais que fais-tu donc?

— Inutile^ répondit Nicloux,de laisser votre or à la maréchaussée. Ce que vous avez dans votre bourse peut suffire à vos besoins.

— Canaille ! Tu me voles !...

— Entre nous c'est sans conséquence, répondit Nicloux en fixant les derniers nœuds du bagage.

— Scélérat !

Et don Ramire s'agita sur son lit de aouieur.

— Ne vous trémoussez pas ainsi, vous allez rouvrir votre blessure

Pourpre de fureur, les yeux hors de Torbite, grinçant les dents, l'impotent dut assister au pillage sans pouvoir s'y opposer et sans autre soulagement à sa colère que des jurons et des injures.

Nicloux pendant ce temps, avec un calme parfait, échangeait se mauvais pistolets contre ceux de don Ramire ; ôtant ses mauvais souliers :

— La, disait-il, je vous laisse mes souliers et je prends vos bottes. Enfin, avisant un petit sac à tabac il le mettait en poche.

— Sauvons encore ceci du naufrage.

11 termina par un mot d'esprit.

Comme don Ramire lui envoyait une dernière bouchée d'injures ;

— Là ! là !... fit Nicloux, vous avez fait de moi un brigand ; eh bien, c'est en brigand que j'agis. Bonne chance, don Ramire, portez-vous bien !

Et chargeant le bagage sur son épaule, il s'éloigna.

La leçon était cruelle.

Quelques minutes plus tard il entendit un cavalier passer sous ses fenêtres : c'était l'infidèle Nicloux qui le laissait dans une situation pire que celle dont il l'avait tiré à Hautvilly.

Un instant après, le paysan chez lequel il logeait monta près de lui.

— Votre valet vient de partir, seigneur.

— Oui, il va prévenir ma famille et doit me ramener un caresse.

— Il m'a donné un écu de pourboire. C'est un bien brave garçon, n'est-ce pas, seigneur?

— Oui.

— Il vous est si dévoué I Et avec cela habile. Un médecin n'aurait pas mieux pansé vos blessures. Il m'a bien recommandé de prendre soin de vous.

— Le pendardl Comment peut-on se f du monde ainsi, grommela don Ramire.

Le paysan le regarda avec étonnement, ne sachant comment interpréter ses paroles,

— Mais, seigneur, je vous promets que vous ne manquerez de rien, dit-il, et que j'aurai soin de vous aussi bien que M. Nicloux, Et dès à présent, que désirez- vous ? Avez-vous besoin de quelque chose?

— Merci, mon ami, je n'ai besoin de rien que de repos.

— Faut-il vous veiller cette nuit ?

— Merci.

Le paysan salua et se retira laissant le blessé passer sa rage en mordant ses draps entre deux jurons.

Lorsque cette crise se fut apaisée, il subit tout éveillé une sorte de cauchemar.

Il vit tout en noir.

Pour la première fois de sa vie aventureuse il se vit perdu, livré sans défense à la police. Il se souvenait avoir entendu Norbert dire aux gens de l'abbaye : faites arrêter cet homme par la maréchaussée, c'est un bandit. Il ne pouvait douter qu'il n'eût au couvent insisté pour son arrestation en ajoutant que ce prétendu gentilhomme s'était échappé de la prison seigneuriale, avait tenté d'assommer son père et l'avait volé. Le timide troupeau de Jésus-Christ devait trembler à la pensée des périls qu'il courait dans le voisinage d'un pareil monstre et si l'on courait à la maréchaussée rien ne serait étonnant que l'on ne sonnât le tocsin et qu'on ne lui tombât dessus à coups de pioche ou de faulx comme sur un loup enragé.

Cependant, comment fuir ?

Ses blessures le faisaient cruellement souffrir. U ne pouvait se mouvoir. Il craignait de déranger le bandage de son ventre. Il se sentait de la fièvre et calculait qu'il lui fallait au moins neuf jours avant d'entrer en convalescence, en supposant tout pour le mieux.

Il se rappelait Cartouche.

Il avait été pris deux fois et chaque fois au lit, et c'était la petite-fille de la femme qui l'avait livré qui était la cause indirecte de sa perte à lui, Ramire.

Il calculait combien de temps il faudrait à un homme de l'abbaye pour se rendre à la plus proche caserne de maréchaussée et combien de temps mettraient les gendarmes à venir le prendre. Il fallait une bonne journée. En admettant un retard, ils arriveraient le surlendemain dans la matinée. Il avait trente-six heures de répit.

Deux points lui restaient à éclaircir.

Pourrait-il supporter un voyage en charrette par les mauvais chemins du pays ?

Deuxièmement : où se ferait-il transporter ?

Il passa toute la nuit à creuser ces problèmes presuqe insolubles.

Page 1