‹ Cartouche, roi des banditsChapitre 34 sur 100 · LES IDEES DE M. DE BEAUVAL · texte numérisé non relu

LES IDEES DE M. DE BEAUVAL

— M. de Hautvilly, dit-elle, me faisait ses adieux.

— Comment? fit M. de Beauval. Vous songez déjà à nous quitter, monsieur Norbert?

— Mais je le dois, monsieur.

— Ah ! oui, vous êtes attendu par votre fiancée.

— Précisément.

— Eh bien, prenons le temps de déjeuner et nous partons tous trois ensemble. N'est-ce pas chose convenue ?...

— Mais...

— Pardon, pas de mais...

— Cependant...

— Vous continuerez votre voyage vers Hautvilly et nous reviendrons ayec Jeanne à IJeauval.

— Je venais justement de dire à madame que j'avais formé d'autres projets.

— Ah !... Pourquoi donc ?

— Je ne suis pas certain de l'acquiescement de Jeanne à cet arrangement, elle m'avait demandé à se rendre chez M. Gosset afin de ne pas être à l'auberge et aussi de s'entendre avec lui pour la répartition des deux tiers de son bien entre les pauvres des deux villages que vous savez.

J'ai réfléctii qu'il était préférable en effet que cette distribution fût faite avant qu'elle eçût la visite de mon père.

M. de Beauval écouta ces raisons et ne trouva rien à y opposer.

— Je lui ferai part de vos offres hospitalières, poursuivit Norbert, et jo suis sûr qu'elle en sera aussi touchée qu'elle en est honorée.

— iNous ne nous disons pas adieu, en tout cas, dit M. de Beauval.

— Non certes I fit Norbert, De ma part ce serait de l'ingratitude. Je vous dois trop, à madame et à vous, de touchantes preuves d'amitié, pour ne pas désirer vous revoir le plus souvent possible.

Il promit do donner de ses nouvelles, et après avoir pris quelques biscuits trempés d'un verre de vin, il prit congé de M. de Beauval.

Octavie s'était dérobée à ce moment critique; mais au coin d'un rideau et à travers ses larmes, elle le vit monter à cheval.

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