‹ Cartulaire de la commune de Couvin;Chapitre 3 sur 62 · LU · texte numérisé non relu

LU

Laurent Goreux, homme haineux et vindicatif, qui n'avait pas hésité à exploiter les passions pohtiques pour introduire l'étranger dans sa patrie et assouvir une basse vengeance personnelle. Plus tard, ayant perdu un procès contre le nommé Floriet pour la possession d'une maison, on le vit de nouveau, au mépris des franchises et de la neutralité de son pays, dans des temps de troubles où il importait d'éviter la moindre imprudence, « faire venir furtivement et en cachette, chez lui, une troupe de soldats et bande armée étrangère, - et, pendant que les Couvinois étaient à l'église, piller et ravager la maison qui avait fait l'objet du litige ^

Les documents sont muets sur l'histoire de Couvin jusqu'en 1635. Le 8 juillet de cette année, le cardinal de Richelieu, - dans le dessein d'abaisser l'Espagne et la maison d'Autriche, conclut avec les Etats généraux un traité par lequel les Pays-Bas espagnols étaient partagés entre les deux états : suivant cet arrangement le comté de Namur devait appartenir à la France. Afin de protéger la Belgique, le duc Charles de

1 Greffe de Couvin, administration. De Viixermont, p. 277. Un fait analogue s'était passé le 5 août 1567 : un échevin de Couvin, nommé Valentin Courtejoie, avait, pour un motif inconnu, introduit dans cette ville des soldats de la garnison de Marienbourg. Plaids de Couvin, 5 août 1567;

DK ViLLERMONT, p. 136.

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