LES CORPS DE MÉTIERS
Dès qu'elles furent érigées en Communes, les villes ne tardèrent pas à voir s'élever dans leur sein des corporations de métiers. Divers motifs rendaient ces associations utiles ou nécessaires : c'était, d'une part, le besoin de s'unir contre l'oppression des grands, afin de s'adonner librement au commerce et à l'industrie; d'autre part, la nécessité de se défendre contre la concurrence étrangère, et, par suite, de veiller à la bonne exécution des produits. Le droit d'établir des corps de métiers appartenait, en général, au Magistrat de la Commune, du moins jusqu'au règne de Charles-Quint; toutefois, ce ne fut point là un principe rigoureusement admis chez nous; nous voyons, au
1 "Voy. le Messager des sciences, Gand, 1847; pp. 69 et 185.