‹ Cas atypiques de Piroplasmose Canine (Piroplasmose à forme pulmonaire, etc...)Chapitre 10 sur 21 · RD ACE · texte numérisé non relu

RD ACE

de noter des chiffres de 60, 70, 80. Les mouvements sont courts, saccadés, parfois irréguliers. Dans certains cas, l'expiration se fait en deux temps : un premier temps sec et rapide, un deuxième temps plus allongé. Dans des cas très graves, toujours mortels, on peut observer le rythme de Cheyne-Stokes. Enfin, dans un cas, également mortel, nous avons compté 120 mouvements à la minute, mais il s'agissait alors d'une dyspnée nerveuse.

À l’auscultation le murmure vésiculaire est presque toujours perçu, mais il est devenu très rude...

Les rares lésions de l'appareil respiratoire se rencontrent au niveau du poumon, sur lequel on note parfois une légère congestion, moins souvent de l’æœdème, exceptionnellement quelques infareti. »

Au cours de la Piroplasmose causée par le Piroplasma bigeminum, Sutra et KILLBORNE, VELU ont rencontré par-fois de la pneumonie œdémateuse.

«Le tissu interlobulaire et le parenchyme pulmonaire sont alors abondamment infiltrés de sérosité. L'examen biologique montre qu'il s'agit de simples lésions de congestion pulmonaire avec œdème très abondant ; des amas. de globules infectés distendent et même obstruent complètement les capillaires (VELu).

Dans l'Anaplasmosedu bœuf,il ne se produitqu'une ac-célération de la respiration parallèle à l'accélération du pouls. Cependant Dcaunaowsky et Luxo (1904) ont observé souvent de l’'emphysème pulmonaire dans le type cachectique d'une Piroplasmose de Russie (Piroplasmose de Transcaucasie) qu'ils désignent sous le nom de Piroplasmose tropicale.

Suivant ces auteurs, elle serait dueà un parasite.

LCR me

punctiforme qu'ils considérèrent comme un Anaplasme.

Nous ne connaissons rien concernant le poumon dans la symptomalologie et l'anatomie pathologique de l’anaplasmose ovine ou équine.

La Piroplasmose ovine ou hémoglobinurie du mouton dont l’agent pathogène est le Piroplasma ovis peut revêtir : la forme foudroyante qui tue en quelques heures,

la forme aiguë ;

la forme chronique.

Dans les cas aigus l'accélération de la respiration marche encore parallèlement à l'accélération du pouls, elle peut conduire à l'asphyxie.

Le poumon présente des infarcti et dans la plèvre on trouve parfois des épanchements citrins, rosés ou hémorragiques.

La Theilériose ovine est fréquente et déterminée le plus ordinairement par un parasite du type Therleria mutans, cependant Paux a trouvé chez la chèvre en Afrique orientale allemande des parasites ressemblant à Theileria parva.

Nul signe pulmonaire perceptible à l’auscultation n’a encore été signalé.

A l’autopsieon trouve ordinairement del’æœdème à la base des poumons.

Enfin chez les équidés atteints de Piroplosmose et de Nuttalliose, les complications pulmonaires apparaissent plus fréquentes encore que dans les groupes précédents.

Le cheval présente souvent en effet, au cours de la forme aiguë de ces deux affections de l’œdème pulmonaire

avec jetage jaunâtre ou de la broncho-pneumonie.

JG

Chez l'ânese manifeste aussi fréquemment des cas de

broncho-pneumoni».

Il existe dans la plèvre comme dans le péricarde des

épanchements séreux.

Ces accidents d’ailleurs ne se produisent pas lorsque

le traitement est appliqué sans retard.

Ainsinous voyons, par cette rapide esquisse, que des accidents pulmonaires plus ou moins graves surviennent au cours des Piroplasmoses dans les 3 groupes d'animaux domestiques qui constituent le bétail.

L'étiologie même de ces maladies permet de penser que les phénomènes congestifs dont les principaux visceres : foie, rate etc... sont normalement le siège, existent aussi fréquemment dans les poumons. Dès lors les faits révélés par l’auscultation doivent être souvent plus communs qu'on ne l’admet généralement.

Ils ont pu échapper aux observateurs dans les cas de Piroplasmose publiés jusqu'à ce jour, soit que l'examen ait été, su: ce point, hâtif et superficiel, soit qu'il ait été prématuré et non répété, soit enfin que les signes aient été trop légers ou trop fugaces pour être enregistrés.

C’est dans cette direction qu'il faut évidemment rechercher les causes du silence des observations sur ce point spécial de la symptomatologie dans la Piroplasmose canine.

Au cours de ses recherches dans la transmission de la Piroplasmose canine française par le Dermacentor reticulatus, BRumPpr a montré que chez le chien, comme chez les Bovidés (HERBERT, CLARKES) le piroplasme avait une atfinité particulière pour le système nerveux central. Dans les frottis de substance cérébrale, les capillaires sont dis-

tendus par des amas d'hématies contenant jusqu'à 15 pa-

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