‹ Cas atypiques de Piroplasmose Canine (Piroplasmose à forme pulmonaire, etc...)Chapitre 11 sur 21 · REG SAP · texte numérisé non relu

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rasites. Bien que moins intense l'infection est cependant très accusée dans Je rein, le foie, la rate et le poumon. Dans ce dernier organe, on retrouve aussi les capillaires bourrés de globules rouges encore très riches en piroplasmes qui forment là de véritables embolies parasitaires.

€ Quand les parasites augmentent de nombre dans les globules, ils exercent les uns sur les autres une attraction qui se traduit par des agglomérations de globules parasités ; cette attraction semble d'autant plus forte que les pa rasites sont plus abondants dans les globules. Est-ce cette agglutinatior des hématies parasitées qui détermine les embolies capillaires où se termine la multiplication, ou bien un tactisme particulier fixe-t-il les hématies renfermant des parasites nombreux dans les capillaires où les germes sont libérés, c'est ce qu’il est difficile de résoudre ». (Brumpr).

Quelle que soit la cause, il semble bien que cette accumulation d'hématies parasitées dans le réseau capillaire du poumon soit un phénomène constant dans les Piroplasmoses et dans la Piroplasmose canine en particulier,tout au moins dans la forme aigüe ; cela nous permet de nous rendre compte de la formation de ces foyers apoplectiques plus ou moius nombreux observés fréquemment dans les autopsies etque Nocarp et Moras avaient signalés il y a plus de 20 ans.

Par la distension des capillaires associés à l'œdème s'explique cet aspect rappelant la broncho-pneumonie que prennent souvent les poumons des jeunes chiens morts de Piroplasmose (VELu). On comprend alors la genèse de ces congestions intenses du poumon sans hé-

patisation, rencontrées, ainsi que nous le verrons plus

DB

loin, dans certains cas qui cliniquement répondaient au type de la pneumonie ordinaire. On conçoit que les renseignements fournis par l’auscultation, varieront suivañt l'importance de cet encombrement des capillaires et comme tout autre symptôme éventuel de la Piroplasmose, ‘tel que l’ictère, l'hémoglobinurie, la parésie du train postérieur, les signes pulmonaires pourront faire défaut, comme par ailleurs, ils pourront au contraire constituer la dominante de la symptomatologie de cette affection.

Les faits cliniques qu’il nous a été donné de rencontrer dans notre pratique viennent à l'appui de cette manière de voir. [ls sont nombreux et calqués sur ceux de nos observations que nous nous proposons de commenter

brièvement maintenant.

Ces documents ciiniques nous permettent de nous rendre compte qu'il peut se produire au cours de la Piroplasmose canine, des lésions pulmonaires diverses dont les signes objectifs sont décevables à l’auscultation.

On peut distinguer plusieurs cas.

1° Pneumonie et Piroplasmose avec hémoglobinurie, ic-

tère, anémie, température, anorexie, amaigrissement etc.

L'obs. XI d'Aruy nous en fournit un exemple démonstratif bien que les seuls troubles respiratoires mentionnés se réduisent à une dyspnée progressive, parallèle à l'accélération du pouls.

L'autopsie, en effet, révèle un foyer de pneumonie.

Nous devons admettre ici qu'une lésion de cette im-

portance n'est restée ignorée que faute d'examen approfondi et répété.

noob

2 Pneumonie ou Pleurésie au cours d'une piroplasmose

sans hémoglobinurie, sans ictère, sans anémie.

Les obs. IT, IT, IV, V présentent à cet égard et à des titres divers un intérêt très grand.

Dans l'obs. I, la maladie dure depuis un mois, la pneumonie est légère et par ailleurs les signes de cet épisode aigu sont si minimes qu'il est nécessaire derecourir au microscope pour avoir le droit d'affirmer l'existence d’une Piroplasmose.

Les obs. IIE et IV montrent particulièrement bien la confusion que les cliniciens courent le risque de commettre dans le diagnostic de cette maladie.

En cffet les commémeratifs de ces 2 cas nous apprennent que nos confrères ont traité comme une pneumonie franche cette lésion pulmonaire, signe révélateur bruyant d'une infection de l’hématie.

Au surplus s'agissait-il de pneumonie véritable ? Le contrôle par l’autopsie n'ayant pas été fait, un doute vient à l'esprit en relisant l'histoire clinique de l'obs. V.

Dans ce cas, il existait une pleurésie double ; dans le parenchyme pulmonaire, on rencontrait de nombreux îlots de congestion mais pas de congestion lobaire ; il n'y avait pas de pneumonie.

Il n’en reste pas moins acquis qu'une forme de congestion intense du poumon, simple ou bilatérale, présentant cliniquement l'aspect d'une pneumonie peut être observée avec la pleurésie au cours d'une Piroplasmose à symptomätologie si réduite que l'examen du sang est néces-

saire pour en fixer le diagnostic.

Lésions pulmonaires caractérisées par des rales crépi-

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