PRIE
Nous ne méconnaissons donc pas l'importance des objections qui peuvent nous être présentées.
Apportons-nous des faiis inédits, inattendus ? [nédits? Nous le pensons, car nous ne connaissons qu'une observation, rapportée ici, conjointement aux nôtres qu'elle appuie, et dans laquelle on relève une pneumonie ignorée d’ailleurs du vivant de l'animal. Mais ces fails, pour être si peu connus, n'ont cependant rien de surprenant.
D'abord, l'anatomie pathologique, nous l'avons vu n'est pas restée muette sur ce point.
Dès l'origine, en effet, on a constaté, à l’autopsie des lésions pulmonaires.
Le remarquable mémoire de Nocarp et Moras, déjà cité plus haut, les décrit dans les termes explicites suivants
« Les poumons sont souvent parsemés de petits foyers apoplectiques, chez les tout jeunes animaux, on trouve presque toujours de l’æœdème aigu du poumon, avec des spumosités rosées abondantes dans les bronches et la
trachée ».
Nous avons vu les conclusions des différents auteurs sur ce point et nousles avons résumées dans l'exposé que nous avons fait dans le chapitre précédent.
De plus, le polymorphisme de la Piroplasmose canine présente de nombreux points communs avec le polymorphisme des aftections de ce genre qui frappent les autres groupes : bovidés, équidés, ovidés.
Il apparaîtra done comme tout à fait rationnel d'y rencontrer les signes qui ne sont pas rares dans les Piroplasmoses des groupes précités.
AOUU, : Ve
EA
Une revue rapide de la symptomatologie de ces diverses maladies nous montre que :
Si dans la Theileriose provoquée par la Theileria mutans, chez les bovidés, l'appareil pulmonaire semble peu touché, et si la toux fait ordinairement défaut l'autopsie révèle cependant souvent de petits épanchements pleuraux.
Dans la Theileriose due à Theileria parva les animaux peuvent succomber subitement par œdème pulmonaire après un stade d'évolution absolument silencieux.
Plus fréquemment il se produit avant la disparition de la fièvre une forte dyspnée et des hémorragies nasales. On constate aussi de l'emphysème pulmonaire (VELu) ou des troubles simulant la pleuro pneumonie avec de la toux, du jetage séreux, une dyspnée accompagnée de plaintes.
A l'aulopsie, les poumons ont une coloration plus foncée qu'à l'ordinaire, et sont remplis d'un exsudat jaune paille dans 1/3 des cas.
SERGENT et ses collaborateurs DONATIEN, PARROT, LEsToQuARD, PLANTUREUXx, ROUGEBIEr ont étudié, tout récemment (1924)et décrit une Theileriose algérienne dont l'agent causal serait un nouveau parasite Theileria dispar assez semblable à T'heileria parva dont elle différerait par ce fait important qu’elle est toujours transmissible par l'inoculation du sang.
Dans cette affection, les signes pulmonaires revêtent
une allure particulière.
« Du côté du thorax,on est toujours frappé de la rapidité des mouvements respiratoires. Le nombre de ces mouvements qui, normalement est inférieur à 20, passe
dans la Theileriose, à un minimum de 40. Il est fréquent