‹ Casier sanitaire des maisons et Ville de GrenobleChapitre 14 sur 19 · DUT · texte numérisé non relu

DUT

Scarlatine.

La scarlatine est beaucoup plus fréquente que la fièvre typhoïde et la diphtérie. La contagion se fait par Îles squames desséchées et par les produits de sécrétion des cavités nasales et bucco-pharyngienne. Aussi, même pendant la convalescence est-il nécessaire de désinlecter la bouche et le pharvnx des malades,

Elle éclate, en général, dans les agglomérations scolaires ou militaires, et le contage direct transiorme rapidement un cas isolé en épidémie.

J'ai trouvé 468 déclarations de scarlatine en quatre années, soit en moyenne [17 par année.

I y a lieu de défalquer de ce lotal 238 cas qui se sont produits dans la population militaire, soit 50 p. 100 des malades. I] reste pour la population civile 230 scarlatines, soit 27 par année.

L'examen des déclarations permet de constater qu'un grand nombre ont été faites par les écoles. Les autres cas sont répartis surtout dans les quartiers ouvriers où la population enfantine est très importante. Mais :l est certain que le point de départ de l'épidémie est l'école. Qu'un cas isolé se produise, que l'enfant reprenne le chemin de l’école sans désinfection suffisante, ou encore qu'il s'agisse d'une forme frustre de la scarlatine et toute une école pourra être contaminée.

Nous croyons que le casier sanilaire permettrait de se rendre comple rapidement du point de départ de lépidémie, el, par conséquent, de prendre immédiatement

des mesures pour l'arrêter.

Tuberculose.

La tuberculose à causé à Grenoble, pendant les années 1906, 1907, 1908, 1909, soil pendant quatre années, 843

décès.

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soit en moyenne 210 par an, représentant une mortalité par tuberculose de 3 pour 1.000 habitants.

L'examen des décès au point de vue casier sanitaire nous à lait rechercher dans quels quartiers et dans quelles maisons on mourail le plus de tuberculose.

Ces 843 décès se sont produits dans 687 maisons, 568 maisons n'ont eu qu'un décès, 94 en ont eu deux, 17 en ont eu trois, 4 en ont quatre et 4 en ont cinq.

Nous constatons de suite que les rues très larges, de construction récente, où l'air et le soleil ne font pas défaut, où l'hygiène est généralement observée, n'ont que de rares décès, isolés et espacés.

Mais les quartiers ouvriers, et dans ceux-ci, les vieilles rues étroites, les maisons mal construites dont les escalers et les murs mtérieurs n'ont jamais subi de nettoyage, sont cruellement frappées.

M. Juillerat, faisant une enquête sur la répartition de la tuberculose à Paris, donne des résultats portant sur dix années : 1894-1904, et considère comme maisons malsaines celles ayant eu au moins cinq décès pendant cette période. Nos résultats ne portant que sur quatre années seront moins précis, et ne pourront servir qu à titre d'indications générales.

Nous retiendrons cependant comme malsaines les 25 maisons qui ont fourni en quatre ans 87 décès.

Parmi les 94 maisons ayant eu deux décès, 1l en est sûrement qui doivent être considérées comme malsaines, et nous en retrouverons un nombre important dans les ilots que nous étudierons voisinant des maisons à trois, quatre, cinq décès en quatre ans. Mais un casier sanilaire de inaisons tenu quotidiennement et pendant dix,

quinze, vingl ans de suite, pourrait seul nous permettre d'appliquer le nom de maisons malsaines ou de maisons maudites à toutes celles qui le méritent, Nous dénomimerons les îlots que nous allons passer en revue : À, B, C,

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