CHAPITRE YI
Dissolution de l;i Chambre. — Echec des libéraux, Casimir Périer est réélu à Paris. — Réflexions sur le résultat des élections. — Discours de Périer à propos de la vérification des pouvoirs, — Discours du Trône, septennalité de la Chambre, conversion des renteâ, indemnité des émii^-rés. — Loi sur la conversion. Périer demande communication du traité sisi'né par le ministre. — Discours contre le projet. — M. de Villéle et Casimir Périer. — Casimir Périer défend le droit qui appartient à la Chambre de présenter des articles additionnels aux projets de lois. — Casimir Périer proteste contre la non-observation des formes usuelles dans la transmission de la loi à la Chambre des pairs. — Sur la pétition t\ni demandait que la loi de conversion ne fût pas applicable aux petits rentiers. — Il reproche à M. de Villèle de découvrir la Couronne. — Discours contre la faculté donnée au ministre de dépasser par ordonnance la limite fixée par la loi de finances pour l'émission des bons royaux. — Réponse à .M. de Martignac. — M. de Chateaubriand quitte le ministère. — Rétablissement de la censure. — Reconstitution du ministère. — Mort du roi. : — Charles X promet le maintien de la Charte. — Mot de M. de Brézé.
Quoique les élections partielles eussent donné des résultats favorables au ministère, l'opposition était encore trop nombreuse pour que le cabinet puisse se livrer sans rencontrer d'obstacles à la mise en exécution des projets conçus à son avènement etqui avaientétéla raison d'être de sa formation. Personnellement, M. de Villèle aurait peut-être mieux aimé prolonger l'échéance delà lettre de change tirée sur lui par le parti ultra, mais les chevau-légers ne l'entendaient pas ainsi : ils réclamaient le prix de leur concours, menaçant de rompre l'alliance. Le président du conseil dut se mettre en mesure de tenir ses engagements. Pour cela, il lui fallait une Chambre plus docile. Profitant avec habileté des maladresses commises par les impatients de gauche, de la défaveur que les complots, les conspirations, les sociétés secrètes avaient jetée sur l'opposition, il demanda au Roi de dis-